Le Projet RSL

Le Real Salt Lake n’est pas un club phare de la MLS, il n’attire pas les plus grandes foules et il passe souvent sous les radars médiatiques. Pourtant son travail est exemplaire, il forme, recrute et investit de façon très brillante. Voici le projet RSL :

La réalité de la région

Le Real Salt Lake est dans l’un des états les plus fascinants du pays. En Utah, la religion des mormons dit « Latter Day Saints » en anglais, est très importante. La vie politique, sociale et culturelle est grandement influencée par cette Église, qui impose une morale stricte à ses membres. Environ 60% de la population en Utah est mormone, tandis que dans la capitale de l’État, Salt Lake City, siège de la religion mormone, ils représentent 40% de la population. Les deux plus grosses universités de la région, BYU et University of Utah, sont également influencées par la religion. D’ailleurs, la première cité porte le nom du deuxième président de l’histoire de l’Église mormone, Brigham Young qui a également fondé la Zions Bank, partenaire important du Real Salt Lake. Les pratiquants ne boivent pas d’alcool, même pas de café, mais il y a cependant plusieurs groupes de supporteurs non pratiquants comme les Riot Brigade ou les Salt City United, qui n’hésitent pas à boire avant les rencontres, preuve de cette identité double. Auparavant en Utah, il était mal perçu d’agir en contradiction avec l’Église, mais désormais les pensées ont évolué, les gens peuvent agir en toute liberté. Le RSL incarne ce changement de mentalité, puisqu’il va plus loin que la religion de ses supporteurs, le club permet aux pratiquants et aux non-pratiquants de se rassembler ensemble l’instant de 90 minutes afin de supporter la même cause où la religion n’a pas d’importance, le club de l’Utah.

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Photo via TempleSquare.com

Le RSL, une grande histoire (2005 – 2013)

Retournons quelque peu en arrière afin de connaitre l’histoire du Real. Douzième franchise de la MLS, le club de l’État des mormons lance ses activités lors de la saison 2005. Pour les trois premières saisons du club, le début en la matière est difficile, terminant respectivement à la 11e,10e et 12e position. Toutefois, en 2007, deux futures légendes vivantes du club arrivent en Utah, le gardien Nick Rimando et le milieu de terrain Kyle Beckerman. La saison 2008 est bien meilleure pour le RSL qui termine à la 3e position. Pour sa première qualification en playoffs MLS, les joueurs entrainés par Jason Kreis se rendent jusqu’à la finale de conférence. En 2009, à la suite d’une qualification limite avec une 5e position, le RSL amorce les éliminatoires du bon pied en éliminant le Crew de Columbus. Après avoir remporté son duel face à son adversaire suivant, le Fire de Chicago, le Real Salt Lake est désormais en finale face au Galaxy de David Beckham et d’un certain Alan Gordon (dont nous vous avons fait le portrait en article). Malgré un début de match désastreux avec la blessure de Javier Morales et l’ouverture du score à la 41e minute de Mike Magee, en deuxième mi-temps, Robbie Finley égalise pour les Claret and Cobalt (Surnom donné au Real Salt Lake. Claret est la couleur bourgogne du RSL et le Cobalt est la couleur bleue) . Après 120 minutes de jeu et toujours un score de parité, la séance de penalty a lieu. Grâce à un Nick Rimando impérial avec 2 arrêts, le Real Salt Lake remporte sa première coupe MLS après seulement 4 années d’existence.

La saison suivante, le RSL confirme l’épopée extraordinaire de la saison dernière, mais en playoffs, les joueurs se font surprendre par le FC Dallas. Le RSL effectue sa première apparition en ConcaChampions lors de la saison 2010 et réussit même à se qualifier pour les matchs à éliminations directes. Après avoir éliminé le Crew en quart de finale, le club de Salt Lake City défait Saprissa, club phare du Costa Rica, synonyme de première finale continentale. La tâche s’annonce difficile en affrontant Monterrey. Le Real devient alors le premier et toujours l’unique représentant américain à avoir atteint la finale de cette compétition. Au match aller, à Monterrey, le RSL crée l’exploit et réalise un match complet en repartant du Mexique avec un nul de 2-2. Toutefois, au Rio Tinto Stadium, les Américains n’arrivent pas à confirmer, tandis que les Mexicains sont réalistes repartant avec le trophée, grâce à la plus petite des marges, 1-0.

Des nouveaux propriétaires, des années plus difficiles

Pour la saison 2013, le RSL change de main, Dave Checkett vend le club qu’il a créé à Dell Loy Hansen. Avec un nouveau propriétaire, motivé et surtout passionné qui n’hésite pas à s’impliquer, le club bouge beaucoup avec l’arrivée de joueurs comme Joao Plata.  Le RSL version 2013 mené par un Alvaro Saborio, dominateur à la pointe de l’attaque, se rend en finale de MLS et en finale d’US Open Cup, sans pour autant remporter le moindre trophée. Le RSL ne retrouvera jamais une finale que ce soit sur le plan national ou continental. Après une saison 2013 pratiquement parfaite et une saison 2014 dans la continuité avec une demi-finale de conférence, les saisons 2015 et 2016 sont beaucoup plus décevantes.

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Photo via RSL.com

2017, le projet débute…

Cependant, à l’aube de la saison 2017, Hansen réforme le club, change son identité. Désormais, le club investit pour former, faire jouer et recruter des jeunes joueurs. La pointe de l’iceberg est bien sur l’équipe première. Le propriétaire et son staff technique sont donc plus exigeants et après seulement 3 rencontres, l’entraineur Jeff Cassar est limogé. Mike Petke prend la relève apportant un vent de fraicheur au club. Étant un entraineur motivant qui sait très bien travailler avec les jeunes, une lueur d’espoir apparait en Utah et les experts commencent à comprendre le projet RSL après plusieurs investissements faits. D’ailleurs, lors de la conférence de presse pour l’embauche de Petke, le GM Craig Waibel confirme cette évolution : « Nous sommes désormais une organisation différente. Il y a pas mal de jeunes joueurs ici. Nous croyons en nos jeunes et l’entraineur doit également croire dans la jeunesse, c’est primordial. Mike a cette vision. Il adore former les jeunes. Il adore développer la jeunesse. Nous en avions besoin. Nous allons être un club qui misera sur le long terme et qui développera les talents. »

Investir

Comme dit plus tôt, la saison 2017 est un tournant pour le club qui voit plusieurs projets se mettre en branle ou bien se concrétiser. Lors de la saison 2018, la création du club de soccer féminin des Utah Royals est annoncée. Le club est nommé ainsi puisque «Real» veut dire «Royal» en anglais. Cependant, le projet le plus ambitieux est la construction d’un nouveau centre d’entrainement, nommé Zions Bank Real Academy, ZBRA pour les intimes. En effet, en mai 2017, le projet est annoncé avec notamment plus de 78 millions  de dollars américains d’investissements, d’une part financés par Dell Loy Hansen, d’autre part par la Zions Bank. Ce centre a pour but d’accueillir l’académie, la réserve, les féminines et bien sûr l’équipe première. Avec plus de 42 acres (17 hectares), c’est l’un des plus gros projets de ce type en MLS. Après plusieurs mois d’efforts, le 3 mars 2018, le centre est officiellement ouvert et on peut y voir à l’intérieur, un stade de 5000 personnes pour les Real Monarchs, la réserve en USL, 10 terrains (naturels ou artificiels), un vestiaire pour chaque équipe, plusieurs salles de musculation, une cafétéria, un dortoir pour les jeunes de l’académie et bien sûr une école pour maximiser l’apprentissage des jeunes de l’académie, mais pas que, puisque l’école est également disponible pour les jeunes de la région. Les installations sont de première qualité à l’image du gazon synthétique importé de Pays-Bas, ayant l’une des meilleures technologies de synthétique.

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Le centre d’entrainement, basé à Herriman, est situé à proximité du Rio Tinto Stadium, à seulement 20 minutes de route de celui-ci. Lors de la conférence de presse , Craig Waibel dit aux médias sur place : « Cet engagement de M. Hansen à bâtir une organisation – pas à construire un bâtiment, pas à construire un terrain, mais bien une organisation – est un engagement qui dépasse ce que ce sport a connu aux États-Unis. » Ce projet est unique en son genre, le RSL n’est pas l’équipe qui fait le plus de vague en MLS, elle n’est pas située dans l’un des plus gros états des États-Unis, contrairement à la Californie ou bien au Texas, mais elle a l’un des meilleurs propriétaires en MLS, un propriétaire impliqué et patient. Lorsque Don Garber a visité les infrastructures, Dell Loy Hansen a affirmé : « Nous ne sommes pas LA, nous ne sommes pas New York, nous ne sommes Atlanta, hein ? On est dans l’Utah. Cela nous rend spéciaux. Nous sommes les Green Bay Packers (Club marginal de la NFL) du soccer, alors pourquoi ne pas nous fixer comme objectif de devenir le meilleur centre d’entrainement des États-Unis ? » Cela n’est pas un rêve inatteignable, puisque les installations feraient sincèrement rêver plusieurs équipes européennes. Ce projet révolutionne la façon de faire du Real Salt Lake, puisque cela permettra d’optimiser les investissements mis dans l’ensemble de l’organisation que ce soit dans la formation ou dans la réserve afin d’accéder à l’équipe première.

La formation

Lors de la construction du nouveau centre d’entrainement, l’académie était mise au centre du projet avec des dortoirs, une école et même des vestiaires réservés aux jeunes de l’académie. La formation est l’une des plus grandes forces des Claret and Cobalt avec plusieurs joueurs de qualités formés depuis les tout débuts du club. Fait inusité, avant la création du centre, l’académie du Real Salt Lake était basée en Arizona, les joueurs ne viennent donc pas seulement de l’Utah, mais également de l’Arizona ou de la Californie. Le club pourra désormais avoir ses jeunes pousses à la maison, dans de superbes installations modernes. Selon Sebastian Saucedo, attaquant du RSL passé par l’académie du club en Arizona, « avoir l’académie et le centre d’entrainement de l’équipe première dans le même établissement est une bonne chose pour les jeunes qui pourront dorénavant voir comment il faut travailler fort pour se rendre à l’équipe première et y rester.»  L’académie du Real est l’une des meilleures en MLS, mais la génération actuelle est particulièrement exceptionnelle. Lors de la saison 2018, un total de huit Homegrown players (dénomination pour les joueurs formés au club) faisaient partie de l’effectif rouge et bleu et trois des dix joueurs ayant effectué le plus de minutes en 2018 étaient des joueurs formés au club. Ces trois joueurs sont Justen Glad, Brooks Lennon et Corey Baird. Il ne faut toutefois pas oublier les Aaron Herrera, Sebastian Saucedo et Danilo Acosta qui apportent une profondeur à l’effectif.

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Photo via RSLSoapbox.com

Parmi les quelques noms cités précédemment, deux sortent vraiment du lot. Premièrement, il y a Justen Glad qui a été le joueur le plus utilisé par Mike Petke en 2018. Le natif de Pasadena en Californie est au club depuis 2012. Il a participé à la coupe du monde U20 2017 en Corée du Sud, s’affirmant en tant que pilier défensif au fur et à mesure de la compétition. À seulement 21 ans, il est déjà apparu à 86 reprises sous le maillot mormon, ce qui fait de lui un joueur très expérimenté en MLS pour son âge. Deuxièmement, il y a Corey Baird, la recrue de l’année 2018 en MLS. Baird est un produit de l’académie qui a décidé de poursuivre ses études et donc évoluer dans la NCAA. Grâce à ses performances hors normes, il permit à Stanford de remporter trois championnats compétitifs de 2015 à 2017 avec 16 buts et 30 passes décisives.

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Photo via GoStanford.com

Preuve de la qualité de la formation RSL, dans le classement 22 UNDER 22, classement récompensant les meilleurs jeunes de la MLS, Brooks Lennon s’est hissé à la 15e position, tandis que Justen Glad pointe au 9e échelon. À la suite de la saison 2018, l’équipe première a signé 2 nouveaux homegrown players, le milieu Luis Arriaga et le gardien de but David Ochoa, étant respectivement les 17e et 18e homegrown du RSL.

La réserve

La réserve fût créée en 2014, un an seulement après l’arrivée de Dell Loy Hansen en tant que propriétaire. Malheureusement, les deux premières saisons des bébés Real sont difficiles terminant dans le basfond du classement de la conférence ouest en USL, désormais appelé USL Championship. Toutefois, le club se remobilise en 2017 avec en premier lieu l’embauche de Mike Petke, puis en deuxième lieu, l’arrivée de Mark Briggs lorsque l’américain prend les rênes de l’équipe première. Les arrivées de Nick Besler en défense, désormais en équipe première, et Chandler Hoffman en attaque métamorphosent l’équipe. Ces deux joueurs sont les plus utilisés par Briggs et Hoffman termine 2e meilleur buteur de la USL. L’arrivée de Sebastian Vazquez aide également l’équipe terminant avec 9 buts et 6 passes décisives. Les hommes de Briggs dominent la ligue en remportant le Supporter’s shield avec 67 points en 32 matchs. Cependant, les Republics de Sacramento surprennent tout le monde en éliminant les Monarchs lors du premier tour des playoffs USL à la suite d’une séance de penalty.

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Photo via ThePrideCincy.com

Pour sa première année dans le Zions Bank Stadium, la réserve continue son bon travail en recrutant des joueurs comme Justin Portillo, Maikel Chang, deux milieux des Charleston Battery, Jack Blake en prêt des Rowdies de Tampa Bay, définitivement acheté à la fin de la saison 2018 et l’une des grosses acquisitions en USL, l’arrivée de Masta Kacher, joueur formé par l’Impact de Montréal. Au terme de la saison, le Real termine 4e de l’ouest, mais encore une fois, ils sont éliminés au premier tour, cette fois-ci par le Reno FC. Au fil des saisons, la réserve permet de faire jouer les jeunes de l’académie dans un milieu compétitif de haut niveau, mais permet surtout de faire reprendre du rythme aux joueurs de l’équipe première. En effet, lors de la saison 2018, des joueurs comme Aaron Herrera, Danilo Acosta, Nick Besler, Sebastian Saucedo, Corey Baird, Luke Mulholland et Marcelo Silva ont joué avec la réserve USL à la suite de blessure ou en manque de temps de jeu. Depuis deux ans, la réserve du Real Salt Lake est l’un des meilleurs clubs USL et l’une des trois meilleures réserves en USL aux côtés des Swope Park Rangers et des New York Red Bulls II.

Le recrutement

Afin de compléter l’équipe première, le Real Salt Lake effectue un travail sérieux en termes de recrutement. Dès l’arrivée du nouveau propriétaire en 2013, Joao Plata est recruté, en provenance de Toronto, et n’a plus quitté l’équipe depuis. Avec 48 buts et 48 passes décisives en 158 apparitions avec le club. Il pourrait devenir lors de la saison 2019, le 21e joueur de l’histoire à rejoindre le club sélect des 50 buts/ 50 PD en MLS. Toutefois, c’est en 2017 que le RSL s’améliore le plus en recrutant des joueurs de qualité comme Marcelo Silva, Albert Rusnak et Jefferson Savarino, en mi-saison. Marcelo Silva apporte de l’expérience et une qualité défensive que les rouges et bleus n’avaient pas eu en défense depuis très longtemps. En effet, le défenseur uruguayen a une expérience du haut niveau, évoluant depuis 2010 en Espagne en D1 et en D2. Il aide grandement les plus jeunes joueurs comme Justen Glad et Nick Besler. Les deux autres sont beaucoup plus jeunes apportant un potentiel énorme en attaque avec Albert Rusnak, formé à Manchester City qui a principalement évolué en division 1 hollandaise et Jefferson Savarino en provenance de Zulia au Vénézuéla. Savarino a d’ailleurs terminé à la 5e position du 22 Under 22, classement des meilleurs jeunes en MLS. Une belle progression, puisqu’en 2017, il avait terminé 22e du 24 Under 24. Les deux joueurs ont métamorphosé l’offensive mormone ayant à eux deux, inscrits depuis 2017, 30 buts et 37 passes décisives. En 2018, après un prêt lors de la saison 2017, Brooks Lennon  est définitivement de retour au bétail après un passage à Liverpool. Le défenseur central Nedum Onuoha rejoint également le club en fin de mercato estival en provenance des Queens Park Rangers, mais les blessures ne lui permettent pas de jouer régulièrement avec le club. Cependant, la plus grosse acquisition de la saison est Damir Kreilach. Après un long passage à l’Union de Berlin, Kreilach rejoint le RSL pour la saison 2018. Le milieu de 29 ans aura un impact immédiat sur les siens, permettant aux hommes de Mike Petke de solidifier le milieu, rajoutant au passage 12 buts et 8 passes décisives. À l’image du but ci-dessous, Damir Kreilach a clairement sauvé la saison des mormons étant définitivement pour moi, la surprise de l’année en MLS, car personne ne l’attendait à ce niveau.

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Photo via SportsIllustrated.com

Des dernières saisons positives pour l’avenir

Depuis le début du projet en 2016-2017, les choses vont de mieux en mieux sportivement pour le Real Salt Lake. Après une saison 2017 où l’on a pu voir l’équipe se tourner de plus en plus vers des résultats positifs avec l’arrivée de Mike Petke à la barre de l’équipe, la bataille pour une qualification en playoffs a malheureusement échoué lors du Decision Day. La saison 2018 s’annonçait encore plus positive avec l’arrivée de Damir Kreilach. Le RSL a répondu présent en réussissant à se qualifier, cette fois-ci, lors d’une Decision Day épique. En effet, le RSL après avoir effectué tous ses matchs regardait avec attention le 7e de l’Ouest, le LA Galaxy qui affrontait le Dynamo de Houston. Après avoir mené 2-0, la défense désastreuse du Galaxy s’est mise en route avec comme résultat, une défaite cinglante de 3-2 permettant à Salt Lake de se qualifier pour une 9e fois en 14 ans pour les séries éliminatoires. Les mormons affrontent alors en barrage, à Los Angeles, le LAFC de Bob Bradley mené par Carlos Vela. Les visiteurs sont clairement donnés perdants avant la rencontre. Toutefois, le LAFC se heurte à un Kreilach en pleine forme, lui qui inscrit un doublé, permettant au RSL de remporter son duel au Banc of California Stadium afin de se qualifier pour la première fois depuis 2014 pour les demi-finales de conférence.

La joie est alors au rendez-vous, mais Rusnak et sa bande affronte le champion de la conférence Ouest en saison régulière, le Sporting Kansas City. Le club de l’Utah accueille la première manche de ce duel dans un Rio Tinto Stadium, étrangement pas rempli pour l’occasion. Le RSL réussit à faire un match nul à domicile 1-1. Le retour s’annonce dur, mais pas impossible. Après un début de match catastrophique, étant mené 2-0, Mike Petke effectue des changements et Sebastian « Bofo » Saucedo, produit de l’académie, réduit l’écart à 2-1. Malheureusement, SKC reprend une avance de 2 buts lorsque Ille Sanchez inscrit un but sur penalty à la suite d’une faute de Nedum Onuoha. Damir Kreilach réduit l’écart quelques minutes plus tard, mais malgré plusieurs occasions, le RSL n’arrive pas à égaliser… Daniel Salloi se permet même un but à l’aveuglette en fin de rencontre. Le Real Salt Lake est éliminé, mais retourne à la maison la tête haute, avec un futur qui s’annonce positif.

Depuis l’arrivée de Mike Petke, le Real Salt Lake est en constante progression. Avec les ventes possibles dans les prochaines saisons de Plata, Rusnak et Savarino, Hansen aura ses premiers retours sur investissement et nul ne doute qu’il saura capable de les remplacer afin de continuer la bonne progression. Avec une académie produisant chaque année des joueurs de qualité, le RSL ne cesse de se renforcer. Après une 8e place en 2017 et une 6e place en 2018, le RSL devient peu à peu, un club sur lequel on peut compter… L’effectif devra être plus régulier, mais en recrutant intelligemment, comme il l’a prouvé dans le passé, Salt Lake City peut se hisser parmi les grands de l’Ouest. Au RSL, les homegrowns répondent présents, eux qui ont tenu le plus grand nombre de minutes jouées par des homegrowns dans un club MLS lors de la saison 2018, avec un total de 11 536 minutes. En somme, quand nous pensons RSL, nous pensons au soutien envers le soccer féminin américain, nous pensons à la panoplie de talent provenant de l’académie, nous pensons à l’un des meilleurs clubs USL, nous pensons à des investissements exemplaires, nous pensons à un club qui dû à la petite taille de son état, n’est pas souvent sous les grands projecteurs, malgré un stade rempli en moyenne à 92%.

Bref, ce club a tout pour réussir dans l’avenir ayant des jeunes extraordinaires menés par l’un des entraineurs ayant le plus de potentiel aux États-Unis et qui surtout, comprend l’importance de la formation. Le RSL a un réel projet, un des plus sérieux en MLS qui propose aux jeunes de la région, un parcours de qualité les menant jusqu’à l’équipe première en passant par l’Académie, puis les Real Monarchs. Le RSL est donc bien plus qu’un simple club MLS de mi-tableau, il est le club d’une région le club de l’Utah.  

 

 

 

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