H.Raphaël : 24 Chansons pour 24 Équipes

Un tiers de la saison 2019 de la MLS a déjà été disputé (pour la grande majorité des franchises) et nous pouvons enfin déterminer le potentiel des équipes en compétition. Entre les surprises, les déceptions, les ‘Ah! J’en étais sûr!’ et les ‘Oups! J’ai gaffé’, les supporters de la ligue ainsi que tous les amoureux du ballon rond nord-américain discutent de leurs opinions à travers toutes sortes de médias. Culture Soccer n’échappe bien évidemment pas à la règle et en tant que co-rédacteur en chef, moi non plus. N’étant pas le genre de personne à réfuter mes analyses avant le début de la saison, je me mets personnellement sur le grill. Alors, expert ou escroc? Un peu des deux selon moi. Mes explications, en chantant, comme le dit si bien Michel Sardou.

Mes prédictions avant le début de la saison :

Sinon vous pouvez toujours voir mes prédictions concernant la conférence Est dans notre fameux guide MLS.

Atlanta United : Missing (Everything but the Girl)

Je m’attendais à ce que les ‘Five Stripes’ éprouvent quelques problèmes en début d’année mais je les voyais rebondir après coup. Les pertes de l’entraîneur Tata Martino et du meneur de jeu paraguayen Miguel Almiron allaient faire mal mais le talent au sein de cette équipe est tellement immense qu’il fallait juste attendre que l’entraîneur néerlandais Frank de Boer trouve la bonne formule. Malgré les piètres performances de sa nouvelle star argentine Gonzalo ‘Pity’ Martinez, la machine s’est finalement remise en route avec trois victoires consécutives en date d’aujourd’hui (face à Colorado, à Kansas City et face à Toronto). Si Pity arrive à développer des automatismes avec ses coéquipiers dans les prochaines semaines, Atlanta remontera très vite au classement.

Pour aller plus loin sur Atlanta, c’est ici.

Chicago Fire : Where do I belong (Infected Mushroom)

C’est la chanson que Bastian Schweinsteiger doit chanter chaque jour depuis qu’il a rejoint le Fire de Chicago. Le champion du monde allemand a été utilisé à toutes les sauces par son entraineur Veljko Paunovic et ‘Schweini’ n’a jamais bronché. Cette saison encore, il occupe le poste de défenseur central aux côtés de Johan Kappelhof et du nouveau venu Francisco Calvo. L’arrivée de ce dernier dans les derniers jours du mercato hivernal stabilise grandement la défense du Fire et permet au milieu de terrain composé de Dax McCarty, Djordje Mihailovic et Nicolas Gaitan de se sublimer. Il ne reste plus qu’à espérer que l’attaquant hongrois Nemanja Nikolic retrouve sa forme de 2017 et le Fire pourrait causer la surprise et se battre pour les séries comme je l’avais prédit.

FC Cincinnati : Dur dur d’être un Bébé (Jordy)

Le seul club d’expansion 2019 a beaucoup de mal à s’imposer en MLS en ce début de saison. Avec sept défaites en douze matchs, le club de l’Ohio a déjà congédié son entraîneur sud-africain Alan Koch. L’entraîneur de l’année en 2018 en USL a complètement perdu le soutien du vestiaire depuis quelques semaines et a eu toutes les peines du monde à trouver son onze type. Sur les onze matchs disputés par Cincinnati, Koch avait déjà titularisé 21 joueurs et n’avait jamais reconduit le même onze de départ d’un match à l’autre. Suite à son départ forcé, le jeune entraîneur français de 29 ans Yoann Damet (voir notre Inside avec lui) a pris les rennes du club et a permis au FCC de s’imposer 2-1 face à l’Impact de Montréal. Cincy est bel et bien à sa place selon mes prédictions mais ce n’est pas le talent qui lui manque afin de gravir les échelons.

Pour aller plus loin sur Cincinnati, c’est ici.

Colorado Rapids : You’re fired (chanson dans le film ‘Boss Baby’)

Colorado est une autre franchise qui a renvoyé son entraineur très tôt dans la saison. La sortie médiatique d’Anthony Hudson en date du 27 avril après la défaite des siens à Atlanta lui a donc coûté son poste d’entraîneur. Durant cette entrevue d’après match, Hudson critique ses dirigeants et humilie ses joueurs. Un point de non-retour pour l’entraineur néo-zélandais qui est remplacé par son assistant et ancien joueur Conor Casey à ce poste. Les Rapids ne se sont pas croisés les bras durant les derniers jours du mercato en signant deux joueurs confirmés en MLS avec le défenseur ghanéen Lalas Abubakar et le jeune international américain Jonathan Lewis. Placés en dernière position en MLS, les Rapids sont exactement là où je pensais qu’ils seraient. Casey est-il la clé du succès ou verra-t-on un nouvel entraineur sous peu?

Columbus Crew : He’s back (Alice Cooper)

Après un début de saison extraordinaire avec quatre victoires à ses six premiers matchs, le Crew du revenant Caleb Porter s’est complètement effondré. Inefficaces offensivement et poreux défensivement, les coéquipiers de Federico Higuaín et de Gyasi Zardes m’ont quelque peu déçu les dernières semaines avec une série de six défaites lors de leurs sept derniers matchs! Pourtant la reconstruction continue du côté de Columbus avec deux grosses acquisitions faites les deux derniers jours du mercato : le costaricien David Guzman au milieu de terrain et l’ailier ghanéen David Accam. Ces deux joueurs confirmés en MLS viendront donner une profondeur très intéressante au banc de Caleb Porter et des profils différents afin de contrer les équipes adverses. Sixièmes de l’Est, je les voyais bien plus haut au classement en fin d’année. Tout n’est pas encore perdu pour eux (et pour moi) pour autant.

Pour aller plus loin sur Columbus, c’est ici.

FC Dallas : Les Jeunes Loups (Jean-Claude Annoux)

Le club texan, cher à notre rédacteur Léo Willemin, a encore une fois utilisé la même stratégie qu’il utilise chaque année. En tout premier, la franchise remplace son entraineur emblématique Oscar Pareja par un entraineur de la maison avec Luchi Gonzalez avant de se débarrasser de la plupart de ses joueurs afin de commencer un nouveau cycle avec ce ‘nouvel’ entraineur. Du côté des arrivées, plusieurs jeunes loups sont promus et font leurs dents assez rapidement et avec beaucoup de succès comme Jesus Ferreira, Paxton Pomykal et Edwin Cerrillo. Malgré tous ces changements, le FC Dallas reste compétitif et se bat pour une place en séries. Les jeunes loups inexpérimentés font des erreurs qui font perdre des points au club mais leur fougue, leur talent et leur combativité sont d’une valeur inestimable.

DC United : Back in Black (AC/DC)

Le club de la capitale américaine redore enfin son blason. Le deuxième club le plus titré de l’histoire de la MLS est de retour dans les bonnes grâces des observateurs de MLS. Grâce à son magnifique stade Audi Field, sa star Wayne Rooney et un jeu alléchant proposé par Luciano Acosta et Paul Arriola, DC United est considéré par plusieurs comme un des favoris pour le titre final. Personnellement je les vois aller loin mais je n’en ferais pas non plus mon favori pour le titre. Il y a deux raisons à ça, le manque de profondeur offensive (deuxième attaquant : Quincy Amarikwa…) et la défense à trois composée de Frederic Brillant, Donovan Pines et Steven Birnbaum qui ne m’inspire pas confiance. Du côté positif, j’adore Christopher Durkin qui, à juste 19 ans, a la confiance de Ben Olsen et serait titulaire dans n’importe club de la MLS en tant que milieu défensif ou milieu relayeur. Le club a très bien commencé sa saison et dépasse très largement mes attentes. On verra si ça va tenir.

Houston Dynamo : Flash (Queen)

Une équipe que je n’avais pas du tout vu venir. Mais alors là, pas du tout! Le Dynamo de Houston m’a beaucoup impressionné en ce début d’année 2019 et la fragilité défensive qu’ils ont eu depuis la prise en charge de Wilmer Cabrera (que j’ai critiqué tout au long de l’année 2018) a l’air d’être un mauvais souvenir du passé. La grosse différence se trouve au milieu de terrain où les dirigeants ont flairé le bon coup avec trois joueurs qui tirent régulièrement leur épingle du jeu; Matias Vera, Boniek Garcia et Darwin Ceren. C’est grâce à ces trois joueurs-là que Houston est passée d’une brillante équipe offensive avec une défense en bois à une équipe qui se bat pour les meilleures places dans l’Ouest grâce à une défense fiable et une attaque plus rapide que l’éclair. Faudrait voir si Houston pourra continuer sur cette lancée lorsqu’ils joueront à l’étranger ce qu’ils n’ont pas réussi à faire dans les dernières années. Hady, gros escroc sur ce coup-là en date d’aujourd’hui.

Pour aller plus loin sur Houston, c’est ici.

Los Angeles FC : Bongo Bong (Manu Chao)

Mea culpa. Mea culpa. Je n’ai jamais pensé voir LAFC aussi bon et aussi haut dans le classement et la raison est très simple. Je vous disais en 2018 que la blessure de Mark-Anthony Kaye allait faire mal au club de Los Angeles et cette année, je pensais que le départ de Benny Feilhaber allait vraiment coûter beaucoup de points à l’équipe de Bob Bradley. Le facteur X qui fait que le club a autant de succès n’est nul autre que le jeune milieu défensif colombien de 21 ans Eduard Atuesta que je ne voyais vraiment pas venir! Son abattage défensif jumelé au jeu de monsieur ‘jesaistoutfaire’ Mark-Anthony Kaye donne une liberté offensive encore plus importante à l’impressionnante armada offensive de LAFC avec son maître d’orchestre Carlos Vela. Premier du classement et roi de la MLS (d’où le titre de la chanson choisie), LAFC n’a rien volé à personne et je ne peux qu’avouer m’être royalement trompé.

Los Angeles Galaxy : I’m the best (Nicki Minaj)

Est-ce que quelqu’un se pose la question à savoir pourquoi j’ai choisi cette chanson? Bien évidemment que c’est à cause de Mr Égocentrique Zlatan Ibrahimovic! Le géant suédois est tellement dominant en 2019, comme il a toujours été tout au long de sa carrière, que je me demande s’il prendra un jour sa retraite. Auteur de neuf buts et deux passes décisives depuis le début de la saison, Zlatan est impliqué sur 61% des buts de son équipe. Sachant qu’il a maintenant 37 ans et qu’il se blesse de plus en plus ces dernières années, le Galaxy a-t-il assez de profondeur afin de remédier à une blessure potentielle de sa star? Oui selon moi! La profondeur du club est très importante dans le secteur offensif mais c’est en défense que le bat blesse, le Galaxy de Los Angeles a encaissé 16 buts dès le début de la saison. Une défense trop poreuse afin de finir dans les premiers de la MLS en fin d’année. En date d’aujourd’hui, les hommes de Guillermo Barros Schelotto occupent la seconde position de l’Ouest ce qui est bien au-dessus que ce que je croyais.

Minnesota United : Wonderwall (Oasis)

Je sais. Le choix de la chanson est trop simple mais je ne peux pas ne pas parler de la merveilleuse ambiance de l’Allianz Field lorsque tous les supporters chantent Wonderwall. Les poils de mes bras se lèvent en une fraction de second et je me mets à chanter moi aussi. Sur le terrain, les Loons font beaucoup mieux que les années passées grâce au recrutement XXL fait par les dirigeants durant le mercato. Il semble par contre que la mayonnaise tarde à prendre au sein de l’effectif et Minnesota se retrouve à perdre des points à domicile sur les derniers matchs. Bien qu’il soit encore tôt pour tirer la sonnette d’alarme, Minnesota United est bien loin du niveau auquel je m’attendais en début d’année mais tout est loin d’être perdu. Si seulement Adrian Heath trouvait la bonne formule une fois pour toutes…

Impact de Montréal : For whom the bell tolls (Metallica)

Tout va bien à Montréal en ce début d’année. L’Impact a déjà récolté plus de points à l’étranger qu’en 2018! Cet exploit a aussi été fait sans le talisman et capitaine de la formation Ignacio Piatti. Solides défensivement et biens en place tactiquement, les hommes de Remi Garde sont toujours aussi dangereux pour n’importe quelle équipe de la MLS. Il ne reste plus qu’à éliminer les faux-pas entrevus à Kansas City et à Philadelphie ainsi que faire sonner la cloche du Stade Saputo le plus souvent possible cet été et l’Impact pourra peut-être commencer à faire parler un peu plus de lui. L’absence de Piatti a fait mal du côté de la production offensive de l’équipe, quand est-ce que l’Impact pourra annoncer le retour au jeu de Nacho?

Pour aller plus loin sur Montréal, c’est ici.

New England Revolution : Don’t worry be happy (Bobby McFerrin)

Du grand n’importe quoi du côté de New England et ce, depuis quelques années déjà. L’embauche de Brad Friedel devait faire passer le message à la MLS que le club avait des ambitions très élevées dans les années futures mais le licenciement de l’ancien gardien international américain a montré encore une fois l’incompétence des dirigeants. En plus de ses multiples échecs sportifs, le Revolution ne vas pas bien mieux financièrement et le club ne parvient plus à attirer des foules respectables les jours de match. Inexistants défensivement et insipides offensivement, les Revs se retrouvent à la dernière place de leur conférence, comme je le pensais en début d’année.

New York City FC : Tiki-Taka (chanson du club indien FC Goa, Omi Tunes)

Pep Guardiola, sors de ce corps! Domènec Torrent a enfin pu développer son style de soccer en 2019. Arrivé sur la pointe des pieds en remplacement à Patrick Vieira au milieu de la saison 2018, l’éternel adjoint de Guardiola (pendant onze ans) a enfin choisi son propre effectif cet hiver. Torrent a préféré avoir plusieurs joueurs très techniques dans son effectif afin de pouvoir jouer son jeu de passes courtes, aussi appelé Tiki-Taka. Maximiliano Moralez est le joueur par excellence du club et son association avec des joueurs similaires comme Valentin Castellanos, Alexandru Mitrita et Ismael Tajouri-Shradi fait de NYCFC un candidat dangereux pour les autres équipes. Comme prévu, NYCFC devra se battre afin d’être choisi.

New York Red Bulls : Trop de Soucis (Sébastien Lacombe)

Les Red Bulls ont du mal à décoller en 2019. Habitués à vendre leurs cadres afin de faire jouer leurs jeunes joueurs d’année en année, NYRB n’arrive pas à exceller cette année. La perte de Tyler Adams n’a jamais été remplacée et Marc Rzatkowski n’est pas assez constant et/ou talentueux pour le poste. Les champions du Supporters’ Shield en 2018 ont perdu plusieurs de leurs joueurs sur blessure comme Bradley Wright-Phillips, Florian Valot et Kemar Lawrence. Après un début de saison désastreux, les Red Bulls commencent à peine à enchainer de bons résultats en remportant trois de leurs quatre derniers matchs mais je serais très surpris de les voir au sommet de la conférence Est en fin d’année comme prédit.

Orlando SC : Livin’ on a Prayer (Bon Jovi)

En MLS depuis la saison 2015, Orlando n’a jamais réussi à se qualifier aux séries éliminatoires malgré des joueurs de classe internationale comme Kaka ou plus récemment Nani. James O’Connor espère que ça va changer cette année. L’entraineur de Louisville City avec qui il a remporté le championnat USL en 2017 a tout fait pour bien s’entourer afin d’atteindre les objectifs de la ville. Quelques recrues d’USL et l’international portugais Nani qui forme une belle attaque avec Dom Dwyer et Orlando se met enfin à jouer du bon soccer. En plein dans la course pour les dernières places qualificatives des séries 2019, Orlando prie tous les Dieux de la Terre afin d’y accéder pour la première fois de son histoire!

Pour aller plus loin sur Orlando, c’est ici.

Philadelphia Union : Eye of the Tiger (Survivor)

La ville de Rocky mérite la chanson de Rocky parce que l’Union de Philadelphie impressionne tout le monde en 2019 en trônant au sommet de la conférence Est avec 23 points! De jeunes joueurs entourés par des joueurs expérimentés comme Haris Medunjanin, Alejandro Bedoya et le nouveau joueur désigné du club Marco Fabian. Inconstant depuis ses débuts en MLS en 2010, l’Union semble être sur la bonne voie afin d’obtenir une première apparition en finale de la Coupe MLS et pourquoi pas l’emporter! Les efforts et les nombreux investissements dans l’académie semblent enfin porter leurs fruits et l’arrivée de Ernst Tanner au poste de directeur sportif en provenance des Red Bulls de Salzburg montrent que le club ne compte pas ‘arrêter là. Une autre équipe qui m’a complètement bluffé jusqu’à maintenant et je doute que beaucoup d’autres experts ne s’attendaient pas à ces résultats non plus.

Portland Timbers : Heigh-ho (Disney, Blanche Neige et les Sept Nains)

Les Timbers ont eu un début de saison herculéen en 2019 avec pas moins de dix matchs à l’étranger, ils disputeront deux autres rencontres supplémentaires avant de rejoindre leur propre stade qui est en cours de rénovation. La longue période de travail a été assez laborieuse mais les Timbers ont tout de même réussi à grappiller dix points sur les pelouses adverses. Si Portland est aussi bon à domicile cette année que les années précédentes, les Timbers vont très évidemment prendre du poil de la bête assez rapidement. Bien que très loin au classement de l’Ouest de la position que je pensais qu’ils occuperaient en date d’aujourd’hui, Portland a toutes les chances du monde de refaire son retard surtout avec la nouvelle recrue argentine Brian Fernandez qui devrait leur amener une production offensive intéressante.

Real Salt Lake : Hate to see you go (Rolling Stones)

Cette saison sera la dernière du gardien de but légendaire du Real Salt Lake; Nick Rimando. L’international américain qui fêtera ses 40 ans au mois de juin espère pouvoir vivre une autre saison fructueuse après celle de 2018 où le Real avait éliminé LAFC lors du premier tour des séries à la surprise générale. Le club s’est très peu renforcé durant la saison morte mais a réussi à garder les joueurs qui ont fait leur succès en 2018. Parmi les renforts, Sam Johnson a déjà marqué quatre buts et son adaptation semble être réussie. Cependant, les résultats du club sont toujours en dents de scie et le manque de constance pourrait leur jouer un vilain tour cette année. Bien que légèrement mieux placé que ce que je pensais, je ne suis pas complètement passé à travers sur ce coup-ci.

Pour aller plus loin sur RSL, c’est ici.

San Jose Earthquakes : Ma liberté de penser (Florent Pagny)

Le nombre de commentaires négatifs entendus ou lus à travers tous les médias sur le système de jeu assez particulier de Matias Almeyda m’échappe. Malgré tout, l’ex international argentin n’a pas changé d’avis et a réussi à faire comprendre à ses joueurs la subtilité d’un marquage individuel lors d’un match de foot. En effet, Almeyda aime voir ses joueurs effectuer un marquage individuel dans leur moitié de terrain. Les débuts des Earthquakes a été extrêmement compliqué mais lentement et surement, San Jose a remonté la pente et se bat clairement pour une place en séries comme prédit. Malgré plusieurs apparitions dont certaines en tant que titulaire, Chris Wondolowski n’a toujours pas marqué de buts et se positionne encore en deuxième position derrière le meilleur buteur de l’histoire de la MLS; Landon Donovan (2 buts d’écart).

Seattle Sounders : Une Belle Histoire (Michel Fugain)

Les Sounders commencent enfin leur saison du bon pied! Habitués à avoir beaucoup de retard à l’allumage sur ces dernières années, les hommes de Brian Schmetzer se débrouillent très bien en 2019. Avec 22 points récoltés en onze matchs dont quatre à l’étranger, Seattle peut se permettre de rêver à remporter un second Supporters’ Shield qui lui échappe depuis 2014 et peut-être aussi une deuxième Coupe MLS après celle remportée en 2016. Ce renouveau, Seattle le doit en grande partie à Jordan Morris, de retour dans le onze après 24 mois de blessures à répétition. L’international américain est en forme avec son équipe son année avec quatre buts et une passe décisive. Selon ma prédiction, les Sounders sont exactement où je pensais les voir.

Sporting Kansas City : Lost (Soap Kills)

Le néant pour le Sporting KC. Après une magnifique saison 2018 et un beau parcours en ligue des champions CONCACAF où SKC se fait sortir par le futur champion Monterrey, le Sporting KC n’y arrive plus et enchaine les contre-performances. Les hommes de Peter Vermes n’ont plus connu la victoire depuis le 30 mars 2019 où ils avaient écrasé l’Impact de Montréal sur le score de 7-1. Sept matchs sans victoire avec trois matchs nuls et 4 défaites toutes compétitions confondues. Plusieurs rumeurs prétendent que Vermes pourrait être démis de ses fonctions mais je n’y crois pas du tout. Cet entraineur fait partie des meubles à Kansas City et a tout ce qu’il faut pour remonter la pente. Pour moi, SKC était supposé finir premier dans l’Ouest mais bon tout le monde peut se tromper aussi gravement n’est ce pas?

Pour aller plus loin sur Kansas City, c’est ici.

Toronto FC : Seven Nations Army (The White Stripes)

Avant que la saison ne commence, Toronto était un beau chantier de ruines mais les hommes de Greg Vanney ont tout fait pour être compétitifs le plus vite possible et c’est ce qu’ils ont réussi à faire. Ajoutez à cette équipe un excellent Alejandro Pozuelo et vous avez une équipe excitante qui joue du très bon soccer. Le gros hic reste la défense qui est encore trop friable malgré l’ajout du défenseur international belge Laurent Ciman. Greg Vanney est-il encore maître de la situation? Je suis sûr que si Toronto aligne quelques défaites consécutives, Vanney sera la première tête qui saute et ce, sans préavis. Je ne pensais pas voir Toronto en séries en fin 2019 avec l’effectif que je voyais dans le temps mais depuis l’arrivée de Pozuelo, c’est complètement une autre équipe, comme une armée renforcée par son général.

Vancouver Whitecaps : Je Reviendrais à Montréal (Robert Charlebois)

Aucune autre équipe de la MLS à part l’Impact ne peut se targuer d’avoir autant de joueurs et de membres du staff ayant été employés de l’Impact de Montréal. Le jeune gardien Maxime Crepeau assure avec brio sa place de titulaire, le brésilien Felipe qui jouera sa seconde saison sous les couleurs des Whitecaps ainsi que l’entraineur Marc Dos Santos, son adjoint Philip Dos Santos et l’entraineur des gardiens Youssef Dahha. Après un début de saison chaotique où les joueurs avaient l’air complètement perdus sur le terrain, les Whitecaps se sont replacés en s’imposant 2-3 à Colorado et 1-0 à domicile face aux Timbers. Bien plus à l’aise dans le jeu, les joueurs ont l’air de bien s’entendre ensemble et le combat pour les séries a déjà commencé.

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