Canada vs Etats-Unis : Sans Trembler, les Rouges s’Imposent

Tout d’abord, avant de parler du duel entre les voisins nord-américains, un petit mot sur le match de Nations League opposant les Etats-Unis à Cuba. Le match a été parfaitement maîtrisé par les hommes de Gregg Berhalter, le tout face à une très, très faible opposition cubaine. La victoire de 7 à 0 est méritée, avec un excellent match de Weston McKennie et Jordan Morris. Peu de regrets, de belles constructions mais peu à dire tant les adversaires n’ont rien contrôlé. 

 

Le Match: Canada vs Etats-Unis

Au niveau des compositions, si le Canada n’a pas surpris d’un point de vue tactique vis à vis de son onze partant, avec un 4-2-3-1 plutôt stable (sans Hoilett ni Cavallini), les Etats-Unis eux ont opté pour de l’innovation. Tout juste revenu de blessure, DeAndre Yedlin occupait le poste d’arrière droit, plutôt que Reggie Cannon, Daniel Lovtiz celui d’arrière gauche, Christian Roldan était préféré à Sebastian Lletget et Josh Sargent à Gyasi Zardes.
Pour ce qui est de l’ambiance, force est de constater que malheureusement le BMO Field de Toronto était bien triste.

La première mi-temps s’est terminée sur un score nul, mais les Rouges avaient sans hésitation un avantage certain, symbolisé par une incroyable occasion à la vingtième minute où Jonathan David mit malheureusement le ballon hors cadre alors que Zack Steffen était sorti de sa cage. Si Weston McKennie, Christian Pulisic et Jordan Morris tentaient de créer l’exploit pour insuffler du jeu à cette équipe américaine, c’est au milieu de terrain que le Canada fut dominant pendant les premières 45 minutes. Que ce soit avec l’effort des attaquants qui créèrent un pressing très efficace, ne laissant aucun répit à McKennie, Michael Bradley ou Tim Ream, d’habituels bons passeurs pour relancer le ballon, ou par le duo Samuel Piette – Scott Arfield dominant balle au pied, les Rouges ont énormément gêné les States, qui furent incapables de combiner comme ils le voudraient. Le tout, sans Mark-Anthony Kaye, qui dût sortir très tôt sur blessure. De plus, Jonathan David et surtout Alphonso Davies ont posé de sérieux problèmes à Tim Ream et Aaron Long, sans toutefois être trop dangereux devant le but.

La deuxième mi-temps a commencé très fort, avec des occasions des deux côtés dès la 50e minute et un très bel arrêt du gardien canadien Milan Borjan. Les Canadiens ont ensuite fort logiquement ouvert le score dix minutes plus tard, après que Pulisic soit remplacé par Paul Arriola – tout un symbole de l’échec américain. La formule gagnante était celle qui avait tant fonctionné, un pressing haut incarné par Arfield, qui récupéra le ballon et c’est Davies qui le mit au fond des filets. Herdman aura en tous cas vraiment bien étudié la formation mexicaine en finale de Gold Cup: c’est le même pressing haut qui aura permis à Tata Martino d’étouffer l’USMNT lors du dernier match de la compétition cet été et il y avait des similarités avec le style canadien de ce match. Le deuxième but sera lui plus simple, l’oeuvre de Lucas Cavallini, entré en jeu quelques minutes auparavant, qui marquera d’une frappe limpide, provenant d’une belle passe lobée de Jonathan Osorio suite à une nouvelle perte de balle américaine.

Quelle conclusion porter de ce match ?

Pour le Canada, c’est définitivement une belle opération. Non seulement dans la recherche de points FIFA pour la qualification à la Coupe du Monde 2022, mais aussi pour sa propre légitimité dans la zone CONCACAF. Certes, les Etats-Unis sont en reconstruction, mais c’est un résultat glané face à une des meilleurs équipes de la région et une performance solide et aboutie avec au bout du fil une victoire méritée. La Gold Cup avait laissé un petit gout amer dans la bouche des supporters canadiens et cette victoire permet d’aller mieux. C’est aussi la première victoire du Canada face aux Etats-Unis depuis 34 ans, elle fera forcément beaucoup de bien au moral.
Pour les Etats-Unis, c’est un nouveau coup dur pour Berhalter, contre qui les critiques s’élèvent de plus en plus fort. Son obstination à vouloir créer du jeu depuis les premières lignes alors qu’il possède un groupe de joueurs talentueux dans le contre et le cassage de rythme fait grincer des dents. Les résultats ne sont pas pour le moment à la hauteur des ambitions, mais peut-il faire mieux avec ce groupe ? Il y a un réel trou générationnel pour les USA qui devrait inquiéter les fans Américains. Le coach est déjà sous pression.

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