La CanPL en Visite à Montréal

Malgré la fin de la saison de CanPL, l’actualité a été mouvementée au cours des dernières semaines, particulièrement du côté de Montréal. Dans le cadre de la finale du championnat universitaire U-Sport et du repêchage (draft) qui a suivi, les dirigeants de la CanPL étaient présents à Montréal et ont profité de l’occasion pour organiser plusieurs activités. Les plus intéressantes étaient le match entre les meilleurs joueurs U-21 québécois et leurs homologues ontariens ainsi qu’un panel sur la CanPL et son avenir. David Clanachan, le commissaire de la ligue, a profité de l’occasion pour faire le point sur divers sujets chauds.

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Photo Daniel Cameron. Match U21 Québec vs Ontario

Suite aux propos de Don Garber, commissaire de la MLS, dans le cadre de la finale de la Coupe MLS à l’effet qu’il n’a aucune relation avec la CanPL, David Clanachan a tenté de clarifier la situation « Soyons clair, nous avons une relation avec la MLS. Nous avons une relation avec ses trois clubs au Canada ». Il a tenu à préciser qu’il a rencontré les dirigeants du Toronto FC, de l’impact de Montréal et des Whitecaps de Vancouver. « Nous étions un peu occupé, c’est plutôt une question de temps ». Il reconnaît cependant que la CanPL aurait pu en faire plus puisque les deux ligues se trouvent sur le même continent mais que cette relation risque d’évoluer au fil des années.

Concernant l’expansion de la ligue, il a reconnu que l’absence de stade conforme aux standards de la CanPL est le principal obstacle pour la plupart des candidats à l’expansion. « Les municipalités commencent à s’impliquer. Mississauga a payé pour une étude de faisabilité pour la construction d’un stade ». La Coupe du monde 2026 pourrait accélérer la construction de stades dans le pays. Il a reconnu que l’arrivée d’une huitième équipe pour 2020 serait presque impossible, bien que la ligue souhaite toujours percer le marché québécois. « Nous ne serons jamais heureux, en tant que ligue, tant que nous n’aurons pas une équipe au Québec. Il s’agit du second plus grand marché dans le pays. En réalité, nous avons une bonne relation avec la PLSQ ». Bien qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire, une équipe au Québec reste une priorité. En mentionnant le développement fait en Ontario par l’acquisition de la ligue semi-professionnelle, la League One Ontario, il n’écarte pas l’idée d’une éventuelle acquisition de la PLSQ par la CanPL. « Nous avons eu de bonnes discussions, nous pensons que tout commence par de bonnes relations entre les deux entités. Nous avons discuté de cette idée ». Par le fait même, il espère voir plus de joueurs québécois dans la CanPL. Il a pu apporter des précisions sur une éventuelle expansion de la ligue au Québec. « Il y a actuellement trois groupes dans la province ». Cependant, il n’a pas été en mesure de confirmer les villes ciblés par ces groupes pour une expansion. Également, il y aurait 18 groupes à travers le pays qui travaillent sur une arrivée dans la ligue, mais il reconnaît que certains ne se rendront pas jusqu’à la fin du processus.

Avec la nouvelle annonce du Fury d’Ottawa qui met fin (temporairement?) à ses opérations, il a reconnu qu’il était déçu de l’issue et qu’il aurait bien apprécié qu’ils se joignent à la CanPL. Il n’exclue pas un revirement de situation pour 2020 : « La porte n’a jamais été fermée de notre côté ! ».

En tant que commissaire de la CanPL, il s’est vu offrir de l’aide de la part de la communauté du soccer mondial. « Javier Tebas, de la Liga espagnole, me demande régulièrement comment il peut nous aider, tout comme Christian Seifert, directeur général de la Bundesliga » Il ajoute que via l’équipementier Macron, il a accès à un réseau de clubs qui travaillent en coopération et les échanges via ce réseau sont réguliers et souvent constructifs. Il reconnaît également qu’il est ouvert à des investisseurs étrangers comme ça a été le cas avec City Group ou Red Bull dans d’autres pays.

Il a reconnu être très fier des règles du repêchage U-Sport qui offrent la possibilité aux étudiants athlètes de retourner jouer dans leur équipe universitaire après avoir participer à la CanPL pendant l’été. Il a avoué que c’était dans une volonté de se démarquer des autres sports professionnels au Canada qui ne permettent pas aux étudiants de jouer dans une ligue professionnelle. Également, . Clanachan a tenu à rappeler que le réseau universitaire offre un vivier de talent que la ligue ne peut négliger. « Quand j’étais à l’université, j’aurais donné mon bras droit pour pouvoir être payé pour jouer au soccer pendant l’été ! ». La réalité du monde universitaire canadien a aussi fait en sorte que la CanPL a envisagé une collaboration avec le réseau U-Sport : « Nous avons plusieurs étudiants étrangers et ça offre également la possibilité à la ligue d’être exposée à l’international ».

« Nous avons eu une assemblée des dirigeants de la ligue et nous avons discuté du format ». Il a précisé que la finale en aller-retour a toujours existé dans le monde du soccer et qu’elle a été appréciée par les dirigeants: « Il s’agit d’un hybride de ce que nous voyons habituellement ». Le format pourrait évoluer selon les préférences du public mais pour le moment, les dirigeants sont satisfaits de ce qu’ils ont vu et des réactions à l’international: « Nous verrons ce qu’il se passera avec la croissance de la ligue. Naturellement, il faut tenir compte des fans, des spectateurs et de l’affluence ». Il a précisé que chaque club est actionnaire d’une partie de la ligue, ce qui les poussent à travailler en coopération pour le bien de tous : «Ça marche très bien !».

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Photo: Daniel Cameron. Panel sur la CanPL

Le panel, qui incluait également un entraineur d’un club de PLSQ, deux entraîneurs de la CanPL et le responsable du développement de la CanPL a également été l’occasion de faire le point sur certains éléments positifs liés à la ligue tout en se tournant vers l’avenir. Thommy Weeldon Jr, entraîneur du Cavalry FC, a impressionné le public avec une phrase qui nous laissera méditer: « Avec la CanPL, nous venons de créer sept nouvelles tribus au Canada, personne ne quitte jamais sa tribu! Dans les années à venir, de nouvelles tribus se formeront ». C’est le cas de le dire, une culture du soccer est en pleine évolution au Canada!

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