H.Raphaël : Mon Onze des Joueurs Revanchards en 2020

Un petit peu comme nous au travail, les joueurs de soccer peuvent de temps en temps passer par une période compliquée. Que ce soit le physique ou le mental des athlètes, tous les compteurs ne peuvent pas toujours être au vert durant une année complète. Bien que ce genre de méforme soit souvent passagère, dans certains cas, elle peut durer toute une saison de soccer. Plusieurs peuvent penser que de mauvaises prestations durant une longue période de temps sont synonymes de déclin de la part du joueur en question (et c’est souvent le cas) mais, dans certaines situations, ces joueurs ont une revanche à prendre et affolent toutes les statistiques l’année suivante. Durant cette période morte, je me suis penché sur ces joueurs qui pourraient renaitre de leurs cendres en MLS et redonner un second souffle à une carrière à l’arrêt. Comme vous en avez eu l’habitude dans le passé, je me base sur un schéma tactique en 4-2-3-1 qui permet une sorte de flexibilité dans le choix des joueurs.

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Gardien de but : Zac MacMath (28 ans / États-Unis / Real Salt Lake)

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Via Keveren Guillou

Repêché lors de la SuperDraft 2011 par Philadelphie, MacMath ne devait initialement pas beaucoup jouer sous les couleurs de l’Union. En effet, le gardien numéro un n’était nul autre que la légende colombienne Faryd Mondragón (d’origine libanaise, il fallait que je le précise) qui, à 40 ans, tentait de conquérir l’Amérique du Nord en fin de carrière. La blessure de Mondragón au début du mois de septembre propulsa MacMath au poste de numéro un. Impressionné par ses performances, Peter Nowak, son entraineur de l’époque, lui donne finalement la place de titulaire en 2012, se débarrassant par la même occasion de Mondragón qui partit terminer sa carrière en Colombie. Alors qu’on s’attendait à une carrière au poste de numéro un, MacMath n’est jamais parvenu à s’emparer de ce poste sur la durée. Après avoir perdu sa place à Philadelphie au détriment du gardien jamaïcain Andre Blake, il devient le gardien remplaçant derrière Clint Irwin et Tim Howard aux Rapids avant de rejoindre Vancouver en janvier 2019. Dans l’ouest canadien, MacMath avait une chance en or de pouvoir se faire une place au soleil alors que son concurrent, Maxime Crépeau, n’avait jamais vraiment joué à ce niveau (trois titularisations en 2017 en MLS avec l’Impact de Montréal). Mais en huit apparitions pour les Whitecaps, l’américain a toujours encaissé au moins un but pour une fiche de 1V-4N-3D. Certes, il évoluait pour l’une des pires équipes de la MLS mais, là où le bât blesse, c’est que Maxime Crépeau s’est, quant à lui, distingué par de multiples arrêts extraordinaires et des performances incroyables, étant même élu Gardien de l’Année par notre rédaction. Pour la saison 2020, MacMath est allé ailleurs afin de trouver du temps de jeu, profitant par la même occasion de la retraite du gardien légendaire du Real Salt Lake Nick Rimando (dont nous vous parlions ici) afin d’essayer de s’installer au poste de numéro un. En revanche, la concurrence sera là aussi féroce avec les jeunes loups David Ochoa (19 ans) et Andrew Putna (25 ans), tous les deux gardiens de l’équipe réserve qui remporta l’USL Cup avec les Monarchs cette année, comme décrit dans notre bilan 2019. Personnellement, n’étant pas un grand fan de MacMath que je ne trouve pas assez constant dans ses performances. Je ne le vois donc pas glaner la place de titulaire devant Ochoa ou Putna qui incarnent, de par leur âge, le renouveau du Real Salt Lake en MLS.

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Latéral droit : Oniel Fisher (28 ans / Jamaïque / DC United)

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Via MLSsoccer.com

Oniel Fisher est un de ces joueurs pas vraiment spectaculaires mais qui ne cesse de s’améliorer, d’année en année, à force d’abnégation et d’efforts fournis durant les matchs et à l’entrainement. Repêché par les Sounders de Seattle lors du deuxième tour de la Superdraft 2015, après être passé par les U23 des Red Bulls de New York, personne ne s’attendait à ce que Fisher soit un élément incontournable d’une franchise à un moment donné dans sa carrière. Durant ses trois années à Seattle, Fisher se promenait entre l’équipe réserve et l’équipe première faisant quelques apparitions et récoltant du temps de jeu grâce à sa versatilité. En effet, Fisher a la particularité de pouvoir jouer latéral droit ou gauche ce qui plait grandement à tous les entraineurs de soccer, Sigi Schmid et Brian Schmetzer, dont nous vous parlions ici, n’échappant sûrement pas à la règle. Avec l’ascension de Kelvin Leerdam au poste de latéral droit chez les Sounders, Brian Schmetzer décida de se passer des services de Fisher en février 2018 et l’échangea à DC United. Très sincèrement, je n’aurai JAMAIS cru que Fisher jouerait un rôle aussi important à l’impressionnante saison de DC United. Il faut dire que les hommes de Ben Olsen n’avaient réussi à remporter que deux matchs lors des 14 premières journées et, malgré le fait que DC n’avait joué que deux rencontres à domicile, personne ne voyait le club remonter la pente. Si vous demandez à la plupart des amoureux de la MLS ce dont ils se rappellent de la saison 2018 dantesque de DC United, beaucoup vous parleront du duo Acosta-Rooney. Ils furent certes exceptionnels offensivement mais, soyons honnête, le travail des latéraux est rarement reconnu, surtout le travail défensif. En effet, dévalant leurs couloirs match après match, Fisher et son homologue costaricien Joseph Mora ont été les héros de l’ombre de l’épopée de DC United qui s’arrêta au premier tour des playoffs 2018 avec l’élimination face au Crew de Columbus (2-2, 3-2 aux penalties). Malheureusement, le hasard fait mal les choses, puisque Fisher se blessa au genou au début du mois d’octobre 2018 et fut forfait pour toute la saison 2019, lors de laquelle DC a été bien moins étincelant malgré de bonnes statistiques défensives et une nouvelle qualification pour les séries (éliminé par Toronto 5-1 au premier tour). Sera-t-il de retour cette saison? Et si c’est le cas, sera-t-il complètement remis mentalement d’une blessure qui laisse souvent des séquelles? L’avenir nous le dira mais, connaissant un peu le personnage et regardant sa trajectoire depuis qu’il a rejoint la MLS, je ne suis pas très inquiet pour lui.

Latéral gauche : Milton Valenzuela (21 ans / Argentine / Columbus Crew)

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Via MLSsoccer.com

Je ne vous apprends rien si je vous dis qu’un des meilleurs latéraux droits de l’histoire de la MLS est le ghanéen Harrison Afful qui évolue au Crew de Columbus depuis 2015. Le système de jeu prôné par Gregg Berhalter, lorsqu’il entrainait le Crew, ainsi que par son successeur Caleb Porter, s’appuie beaucoup sur la production offensive des latéraux de l’équipe. Grâce au talent d’Afful, Columbus a réussi à se montrer dangereux d’année en année mais son penchant sur le flanc gauche n’a pas toujours été à la hauteur. C’est Milton Valenzuela qui, finalement, changea la donne. L’international espoir argentin s’est illustré grâce à des performances extraordinaires lors de la deuxième moitié de saison de SuperLiga argentine avec Newell’s Old Boys en 2017. Souvent porté vers l’attaque et habile techniquement, il tape dans l’œil de la cellule de recrutement de Columbus. Prêté par le club argentin lors de la saison 2018, Valenzuela épate les observateurs et gagne le cœur des partisans de Columbus qui attendent impatiemment la saison suivante qui devrait être celle de la confirmation. Acquis définitivement par Columbus en décembre 2018, il excelle lors de la présaison, mais se blesse au ligament intérieur du genou à l’entrainement et doit déclarer forfait pour la saison 2019 au complet. Revanchard, Valenzuela devra mettre les bouchées doubles afin de rassurer tout le monde sur son état de santé et montrer que sa blessure ne le freinera pas sur le plan mental. Ceux qui me connaissent bien et me suivent sur les réseaux sociaux savent combien j’ai été impressionné par ce joueur et ce, depuis le début de la saison 2018. Je ne vois pas pourquoi il ne retrouverait pas tous ses moyens en 2020 et apportera une aide précieuse à l’équipe de Caleb Porter.

Défenseurs centraux :

Auston Trusty (21 ans / États-Unis / Colorado Rapids)

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Via MLSsoccer.com

Le centre de formation de Philadelphie sort de plus en plus de pépites ces dernières années et Auston Trusty en est une. Souvent titularisé en 2016 à tout juste 18 ans au sein du Bethlehem Steel FC, club affilié de Philadelphie évoluant en deuxième division (et désormais renommé Philadelphia Union II), Trusty impressionne par sa maturité à ce poste si exigeant mentalement. L’année suivante, il continue son apprentissage avec le Steel avant d’intégrer le groupe de l’Union en MLS au début de la saison 2018. À la surprise générale, il s’impose en tant que titulaire indiscutable avec Philadelphie alors que deux joueurs se partagent le poste à ses côtés; Jack Elliott et Mark McKenzie. Malheureusement, il ne parvient pas à qualifier les siens pour les séries 2018 mais livre tout de même des performances très intéressantes qui lui permettent d’être appelé avec l’équipe nationale des États-Unis pour le match contre le Costa Rica en février 2019 (il n’obtiendra pas de temps de jeu en sélection). Fort de sa belle saison 2018, il participe grandement à la magnifique saison de l’Union l’année suivante, obtenant 22 titularisations durant les 24 premiers matchs de la saison avant qu’il ne soit mystérieusement relégué sur le banc, jusqu’à même disparaitre complètement de la feuille de match. La presse tenta par tous les moyens de savoir ce qu’il s’était passé mais ni le joueur, ni les dirigeants de l’Union ne voulurent donner d’explication. Présent à l’académie de l’Union depuis l’âge de huit ans, Trusty n’a jamais caché son désir d’aller découvrir l’étranger dans le futur et son entraineur à Philadelphie, Jim Curtin, n’a jamais voulu le retenir mais, sachant que son contrat ne comportait qu’une année d’option pour 2020, Philadelphie a exercé cette option, l’a placé sur le banc pour permettre à Elliott et McKenzie de tenir le fort défensivement et l’a finalement échangé en novembre 2019 aux Rapids du Colorado. Trusty déclara plus tard qu’il avait été naïf et qu’il s’était laissé faire mais qu’il a maintenant appris de ses erreurs et a envie de démontrer tout ce qu’il est capable de faire. Ce genre de déclaration me plait personnellement! J’ai vraiment hâte de voir ce que Trusty a dans le ventre. De plus, les Rapids ont l’air d’avoir enfin trouvé les mots afin de convaincre des joueurs de qualité à s’engager au sein du club, comme nous en parlions il y a quelques semaines. Trusty ne sera sûrement pas seul à vouloir gagner si on voit l’effectif du club.

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Matt Besler (32 ans / États-Unis / Sporting Kansas City)

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Le Sporting Kansas City est passé du statut de héros en 2018, premier de la conférence, à zéro en 2019 avec une piètre avant-dernière place à l’Ouest. L’international américain et capitaine du club Matt Besler n’a pas du tout montré un niveau acceptable durant la saison, que ce soit par rapport à ses prestations individuelles ou par rapport à sa capacité de leader au sein d’une équipe complètement à la rue. Besler n’est toutefois pas un bleu en termes d’expérience. Au club depuis qu’il a été repêché lors de la SuperDraft 2009, Besler a tout vécu avec Kansas City mais n’avait jamais connu une saison aussi difficile que celle qu’il vient de vivre. À voir son palmarès et sa carte de route, on a du mal à comprendre comment une équipe, dotée d’un joueur de son niveau dans l’effectif, a fait pour toucher le fond aussi brutalement avec pas moins de 67 buts encaissés en MLS! Besler, gagnant de la Gold Cup à deux reprises avec Team USA (2013, 2017), vainqueur de la MLS Cup en 2013 et de trois US Open Cups (2012,2015 et 2017) avec Kansas City, nommé défenseur de l’année en 2012 et collectionnant plusieurs autres titres individuels est-il déjà sur la pente descendante? Son expérience et son leadership ne seront pas de trop cette année si la troupe de Peter Vermes veut trouver un moyen de redorer son blason mais le vieux briscard en a-t-il encore sous la dent? Sincèrement, je suis persuadé que SKC a juste disputé une saison bizarre où rien n’est allé dans leur sens et je pense que c’est pareil pour Besler. Un joueur de ce niveau ne se laisse pas abattre au moindre obstacle.

Milieu défensif : Dax McCarty (32 ans / États-Unis / Nashville SC)

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Si vous avez suivi la MLS lors des trois ou quatre dernières années, vous avez sûrement entendu parler de Dax McCarty, le milieu de terrain qui court partout et récupère un nombre incalculable de ballons, le joueur qui n’hésite pas à élever sa voix quand il faut, ce leader incontesté qui ne cesse d’impressionner quel que soit le club qu’il rejoint… à part en 2019. Repêché par le FC Dallas lors de la SuperDraft 2006, McCarty a tout donné pour le club du Texas et lui permis de se rendre jusqu’en finale de la MLS Cup en 2010 (défaite face aux Rapids du Colorado). Choisi lors de la draft d’expansion en 2010 par les Timbers de Portland, il est immédiatement transféré à DC United où l’entraineur Ben Olsen, toujours en poste actuellement, pense pouvoir le convertir en milieu offensif et meneur de jeu (eh oui, certains ont de ces idées…). Bien évidemment, ce fut un échec et McCarty sera échangé aux Red Bulls de New York après 13 matchs, club dans lequel il connut la meilleure période de sa carrière jusqu’à présent. Vainqueur de deux Supporters’ Shields en 2013 et 2015, il a même porté le brassard de capitaine pour les saisons 2015 et 2016 avant d’être à nouveau échangé au Fire de Chicago. Dès la mi-saison 2017, il se voit nommé capitaine par l’entraineur serbe Veljko Paunovic. Chicago dispute une de ses meilleures saisons et se qualifie pour les séries avant de tomber lourdement sur le score de 0-4 au premier tour face aux…Red Bulls. Malgré cette belle saison, le Fire ne parvient plus à rééditer ces performances et McCarty a beau se démener, il ne parvient plus à tirer le meilleur de son équipe malgré une association ambitieuse au milieu du terrain avec Bastian Schweinsteiger. Au mois de novembre 2019, McCarty est échangé au club d’expansion du Nashville SC qui ajoute de l’expérience au milieu du terrain. Difficile de dire ce que Nashville fera en 2020 mais McCarty a déclaré être surmotivé à l’idée de rejoindre la franchise du Tennessee et veut vraiment prouver qu’il est loin d’être fini. Connaissant les qualités de battant de ce joueur, je serais très surpris de ne pas le voir rebondir cette année, pour le plus grand bonheur des partisans de Nashville.

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Milieu relayeur : Sacha Kljestan (34 ans / États-Unis / Los Angeles Galaxy)

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Kljestan est un autre joueur repêché lors de la SuperDraft 2006 par le défunt club de Los Angeles; le Chivas USA, dont nous vous avons parlé dans le passé. Le milieu offensif, ou milieu relayeur, américain était déjà bien au-dessus du lot lors de ses débuts et fut proche de remporter le titre de ‘Rookie of the Year’ cette année-là (devancé par Jonathan Bornstein, maintenant au Fire de Chicago, après de longues années en Europe et en Amérique Latine). Ses performances en MLS ne passent pas inaperçues et Kljestan tape dans l’œil des recruteurs du Royal Sporting Club d’Anderlecht où il finira par signer en 2010. Chouchou des fans des ‘Mauves et Blancs’, il dispute plus de 130 matchs sous les couleurs d’Anderlecht, remportant au passage trois fois le championnat belge, avant de revenir en MLS en tant que ‘Joueur Désigné’ aux New York Red Bulls en 2016. Comme un poisson dans l’eau à New York, il développe une belle alchimie avec ses coéquipiers et remporte le Supporters’ Shield en 2015 mais n’arrive pas à remporter le titre suprême. Fidèles à leurs habitudes, les Red Bulls, qui n’aiment pas trop garder des joueurs vieillissants, échangent Kljestan à Orlando en 2018 où il retrouve une équipe complètement à la dérive et ne parvient pas à la remettre sur de bons rails. En 2019, Kljestan décide de profiter de son statut d’agent libre et de signer au LA Galaxy, le club le plus titré de l’histoire de la ligue. Selon moi, au Galaxy, Kljestan ne sera qu’un joueur de rotation et non un joueur inamovible au milieu du terrain. En grande perte de vitesse ces dernières années, il devra compter sur sa vision de jeu qui est toujours aussi intéressante et ne plus se focaliser sur ses aptitudes physiques qui sont loin d’être au point. Malgré tout, il a beau être revanchard et avoir plusieurs fois exprimé son souhait de continuer sa carrière jusqu’à ses 40 ans, je suis persuadé que c’est le début de la fin pour ce grand joueur.

Meneur de jeu : Darwin Quintero (32 ans / Colombie / Houston Dynamo)

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Via Youtube

Son surnom ‘El Científico del Gol’ qui signifie ‘Le scientifique du but’ explique tout de la qualité technique de ce meneur de jeu de poche. International colombien, Quintero a souvent été considéré comme un futur crack de la sélection et un joueur qui deviendrait un jour un élément incontournable des ‘Cafeteros’ (surnom de l’équipe nationale colombienne). Il n’y parviendra malheureusement jamais, la faute à un manque de discipline et de sérieux. Darwin Quintero est un joueur purement offensif qui n’a jamais, ou presque, voulu faire les replis défensifs nécessaires. Nous le savons très bien que, dans le soccer moderne, les milieux ont un énorme travail défensif à effectuer pour le bien de l’équipe et afin de ramener des résultats positifs au club. Après un essai infructueux en Russie, avec le Krylia Sovetov en 2008, Quintero retraverse l’Atlantique afin de se poser en Liga MX (Mexique) après un bref passage au pays. Sous les couleurs de Santos Laguna et celles de l’America, il s’amuse à frustrer les défenses adverses par ses gestes techniques (demandez aux fans de l’Impact de Montréal, oui moi…), il enchaine les buts et les passes décisives et se sent chez lui grâce au jeu extrêmement offensif proposé au Mexique. Confiant de pouvoir en faire de même en MLS, il rejoint Minnesota United en 2018 et devient le favori des fans durant deux ans. Malheureusement, son entraineur Adrian Heath n’aime pas son manque d’implication défensive et décide de se passer de lui pour la saison 2020. En novembre 2019, il rejoint le Dynamo de Houston qui essaie de se créer une identité basée sur le jeu offensif. Si l’effectif reste inchangé, Houston possède vraiment une attaque de feu avec Mauro Manotas, Christian Ramirez, Alberth Elis et maintenant Darwin Quintero, ce qui pourrait raviver la flamme qui est sur le point de s’éteindre chez l’international colombien. Veut-il encore gagner? Je pense que oui et je suis convaincu que Houston sera très agréable à regarder en 2020 avec un Quintero des grands jours.

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Ailier droit : Jesus Medina (22 ans / Paraguay / New York City FC)

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Le paraguayen, Joueur Désigné, est le plus gros flop de la courte histoire du New York City FC. Enfin, sauf si vous considérez la pré-retraite d’Andrea Pirlo comme une saison professionnelle. Bref, Jesus Medina est, jusqu’à maintenant, un flop retentissant du côté de la ‘Grosse Pomme’. Signé à coup de millions en décembre 2017 (je n’ai pas réussi à trouver le montant exact malheureusement), le jeune ailier paraguayen était supposé être aussi bon, si ce n’est meilleur, que son compatriote Miguel Almirón. Après des débuts timides en 2018 avec six buts et quatre passes décisives, plusieurs pensaient que c’était normal parce que le jeune sud-américain avait besoin de s’adapter à l’Amérique du Nord. Eh bien non, en 2019, son entraineur Domènec Torrent lui donna un temps de jeu famélique avec seulement huit titularisations toutes compétitions confondues. Un temps de jeu très faible pour celui qui était supposé être la prochaine star de la ligue. De plus, il n’a pas su tirer le meilleur de son temps sur la pelouse avec quatre petits buts et une passe décisive en 20 apparitions sous le maillot des ‘Boys in Blue’. Balle au pied, l’ailier a montré qu’il avait des qualités et, pour sa défense, Torrent l’a rarement aligné dans sa position de prédilection. Placé en tant que milieu relayeur, dans le même style que son compatriote et coéquipier Maximiliano Moralez, Medina a montré qu’il pouvait peut-être dépanner à ce poste mais pas l’occuper de manière définitive. Son nouvel entraineur, Ronny Delia, va-t-il savoir trouver sa vraie position sur le terrain afin de tirer le maximum de sa jeune pépite paraguayenne? En tout cas, Medina a l’air d’avoir du talent et peut se considérer chanceux d’être encore jeune et d’avoir du temps devant lui pour pouvoir exploser et faire taire toutes les critiques. En gros, je ne sais pas pourquoi, c’est juste un feeling, mais je crois en ce joueur.

Ailier gauche : Romell Quioto (28 ans / Honduras / Impact de Montréal)

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Le trio offensif de Houston est démantelé : Alberth Elis et Mauro Manotas se retrouvent orphelins de Romell Quioto qui ne fait plus partie de l’équipe texane. Il faut dire qu’il y avait beaucoup de tensions entre le joueur hondurien et les dirigeants de Houston. En effet, il avait reçu des sanctions de la part du staff en conséquence d’un carton rouge reçu après un comportement violent. Quioto avait eu l’interdiction de s’entrainer avec l’équipe et ne pouvait avoir aucun contact avec la presse. De plus, ses multiples problèmes extra-sportifs n’ont pas joué en sa faveur. En revanche, ses performances sur le terrain, que ce soit avec Houston, au Honduras (club et équipe nationale) ou même en Pologne, ont toujours été d’un très bon niveau. Joueur d’équipe, capable de faire passer le collectif avant lui-même, il est surtout reconnu pour sa vision du jeu. Habituellement positionné sur l’aile gauche, il peut tout aussi bien jouer sur l’aile droite ou même en tant que deuxième attaquant. Le directeur sportif de l’Impact de Montréal a affirmé être au courant de la réputation néfaste du joueur mais il a avoué être prêt à lui donner une seconde chance. N’oublions pas que Quioto a tout à perdre cette saison avec l’Impact puisque 2020 sera sa dernière chance de réussir en MLS. Avec un an de contrat, Quioto peut-il trouver le chemin de la rédemption? Le professionnalisme irréprochable de Thierry Henry durant toute sa carrière peut-il aider un joueur comme Quioto à prendre conscience de ses actes? J’ai vraiment envie de le croire capable de surmonter tout ça et je pense que c’est possible mais, avec tous les ailiers présents au sein de l’effectif, je ne comprends pas comment Henry pourra trouver du temps de jeu pour tout le monde. Quioto a besoin de retrouver de la confiance et de jouer assez souvent s’il veut essuyer les critiques qui ont déjà commencé à faire surface parmi les supporters montréalais.

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Attaquant : Juan Agudelo (27 ans / États-Unis / Inter Miami CF)

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Considéré comme une future star de l’équipe nationale américaine quand il était très jeune, Juan Agudelo n’a jamais vraiment confirmé tous les espoirs placés en lui. Formé à l’académie des New York Red Bulls et international américain depuis 2010 alors qu’il n’avait que 18 ans, il est transféré au Chivas USA en 2012. Un an plus tard, il passe au Revolution de la Nouvelle Angleterre puis d’être transféré en Ancienne (désolé) Angleterre à Stoke City en 2014 qui le prêta, dans la foulée, au club néerlandais d’Utrecht. En première division néerlandaise, Agudelo disputa 14 matchs pour trois buts et trois passes décisives ce qui ne fut pas suffisant pour convaincre les dirigeants de Stoke City. Sans club pendant six mois, il retourne au Revolution, en MLS, où il devient un titulaire en puissance. Après cinq ans passés chez les ‘Revs’, et n’ayant pas trouvé un accord avec Toronto qui l’avait sélectionné lors de la Re-Entry Draft, Agudelo se retrouve désormais à Miami, dans un environnement qui s’annonce plus hispanophone que jamais (Agudelo est d’origine colombienne), ce qui devrait enfin être le bon choix pour lui selon moi. Capable de jouer à toutes les positions offensives, que ce soit sur les flancs ou en pointe, Agudelo a surtout besoin de bouger sur la pelouse et non pas être cantonné à une seule partie du terrain. L’entraineur uruguayen Diego Alonso (bon joueur d’équipe à son époque en passant) saura-t-il enfin trouver les bons boutons afin de l’aider à réaliser son potentiel? Les planètes semblent enfin s’aligner pour Agudelo selon moi. Dans un système à deux attaquants, il pourrait très bien être le joueur inattendu du côté de la franchise d’expansion malgré la concurrence présente au sein de l’équipe.

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