[Guide] NWSL 2021

La neuvième saison de la National Women’s Soccer League va se lancer prochainement, après une saison 2020 très mouvementée marquée par une pandémie mondiale qui a mis tout le monde au ralenti, mais qui n’a pas empêché pour autant la planète soccer de tourner.

L’arrivée d’une nouvelle franchise dès cette saison, puis l’annonce de deux nouvelles équipes en Californie (Los Angeles et Sacramento), prouve que la ligue ne s’est jamais aussi bien portée, même si l’avenir de la franchise de Sacramento est en suspens après le retrait de l’investisseur majoritaire.

Cette année, en plus d’une saison régulière, nous aurons le plaisir de revoir la Challenge Cup.

Cette compétition avait initialement été lancée comme un tournoi estival pour donner du temps de jeu aux joueuses de NWSL en pleine pandémie. Par la suite, il avait été  envisagé de voir ce tournoi occasionnel se transformer en une compétition habituelle, en amont de la saison régulière.

Le Houston Dash, grand gagnant de la saison dernière, continuera-t-il sur cette bonne lancée ? Ou les grandes favorites confirmeront-elles leur place de leader ?

En attendant la réponse, voici le guide que Culture Soccer vous a concocté sur la saison à venir.

Les nouveautés pour 2021 :

  • La première nouveauté pour cette saison est bien entendu l’arrivée d’une nouvelle franchise. Annoncé en octobre 2019, le Racing Louisville FC, basé dans le Kentucky, est la dixième franchise à faire son entrée dans la cour des grandes. Nous en parlions déjà ici.
  • Lisa Baird, la présidente de la ligue, a annoncé que la fédération  ne gérerait plus la NWSL. Elle restera cependant un partenaire important en investissant et en payant le salaire des joueuses internationales américaines évoluant dans la ligue.
  •  En ce qui concerne les jeunes joueuses draftées, la ligue a reçu une dérogation cette année de la NCAA (le championnat universitaire), ce qui va permettre à ces jeunes joueuses de poursuivre leur championnat avec leur équipe universitaire et de rejoindre la NWSL par la suite.
  • Une importante nouveauté de cette saison concerne les playoffs.

Jusqu’à présent, seules les quatre premières franchises étaient qualifiées à la fin de la saison régulière pour cette mini compétition à élimination directe. Cette saison le format change en passant à six équipes qualifiées. Les deux premières du classement accéderont directement aux demi-finales tandis que les quatre suivantes participeront au premier tour en respectant le schéma suivant :

La finale aura lieu le 20 novembre 2021.

Déroulement de la saison :

Challenge Cup :

Pour une deuxième année consécutive, la Challenge Cup aura l’honneur de lancer la saison.

Cette fois, le tournoi se verra organisé en deux divisions : Est et Ouest.

Celle de l’Est sera constituée des équipes suivantes : le Racing Louisville FC, le North Carolina Courage, l’Orlando Pride, le Sky Blue FC, et le Washington Spirit. Pour celle de l’Ouest, il y aura donc : les Chicago Red Stars, le Houston Dash, Kansas City, l’OL Reign et les Portland Thorns.

                               Source : nwslsoccer.com

Chaque équipe jouera quatre matchs qui seront suivis par une finale, soit un total de 21 rencontres. Le coup d’envoi de la compétition est prévu pour le 9 avril à 20h30 (heure de la côte est des États-Unis). Les équipes classées premières de leur division respective s’affronteront lors de la grande finale qui se jouera le 8 mai.

Le match d’ouverture verra s’opposer le grand gagnant au finaliste de la saison dernière, le Houston Dash contre les Chicago Red Stars.

Pour ce qui est de la diffusion, le match d’ouverture ainsi que trois matchs additionnels seront visibles sur la chaine CBS Sports Network. La finale, elle, le sera sur la chaine CBS Television Network et en streaming sur le nouveau service Paramount+.

Toutes les autres rencontres seront diffusées exclusivement sur Paramount+.

Pour les fans internationaux, il sera toujours possible de visionner les matchs gratuitement sur la plateforme Twitch. Il en sera de même pour nos amis Canadiens mais uniquement pour les matchs qui ne seront pas diffusés par CBS Sports Network.

                    Source : twitter @iccwomen


Saison régulière :

À la suite de cette Challenge Cup, les joueuses enchaîneront avec la saison régulière qui démarrera le 15 mai. Chaque franchise aura 24 matchs pour se hisser dans le haut du classement. Cet été, une grande partie des joueuses partira pour les Jeux Olympiques de Tokyo. La ligue ne fera cependant pas de pause comme cela avait été le cas pour de la Coupe du Monde 2019. Il faudra donc s’attendre à voir des équipes démunies de leurs joueuses phares pendant quelque temps.

Au terme de la saison régulière, qui aura lieu le 30 octobre, les six premières équipes du classement seront qualifiées pour les playoffs qui débuteront le 6 novembre. La neuvième saison de la NWSL se clôturera le 20 novembre lors de la finale des playoffs.

À l’heure où nous publions ce guide, le calendrier complet n’a pas encore été dévoilé par la ligue.

Les franchises version 2021 :

Racing Louisville FC

                 Source : racingloufc.com


Entraîneur : Christy Holly (Irlande)

Stade : Lynn Family Stadium (Louisville, Kentucky)

Capacité : 11.700 (possibilité de 15.304)

Petite dernière arrivée en lice, la franchise du Kentucky fera sa grande entrée en NWSL. En 2020, le Racing a annoncé le nom du premier coach de l’histoire du club :il s’agit de Christy Holly, entraîneur assistant du Sky Blue de 2013 à 2015 avant d’en prendre les rênes de 2016 à 2017. L’entraîneur Nord-Irlandais, fiancé de l’ancienne internationale américaine Christie Rampone, retrouvera donc les terrains de NWSL cette année.

Arrivées :

College Draft :

Emily Fox (défenseure, Université de Caroline du Nord)

Emina Ekic (milieu de terrain, Université de Louisville)

Taylor Otto (milieu de terrain, Université de Caroline du Nord)

Kirsten Davis (attaquante, Université de Texas Tech)

Parker Goins (attaquante, Université de l’Arkansas)

Emily Smith (défenseure, Université de Californie-Berkeley)

Expansion draft :

Addisyn Merrick (défenseure, North Carolina Courage)

Julia Ashley (défenseure, OL Reign)

Jennifer Cudjoe (milieu de terrain, Sky Blue FC)

Cecelia Kizer (attaquante, Houston Dash)

Katie Lund (gardienne, Washington Spirit)

Alanna Kennedy (milieu de terrain, Orlando Pride/Tottenham)

Lauren Milliet (milieu de terrain, North Carolina Courage)

Kaleigh Riehl (défenseure, Sky Blue FC/Paris FC)

Caitlin Foord (milieu de terrain, Orlando Pride)

Katie McLure (attaquante, Washington Spirit)

Erin Simon (défenseure, Houston Dash)

Michelle Betos (gardienne, OL Reign)

Tobin Heath (milieu de terrain, Portland Thorns/Manchester United)

Christen Press (attaquante, Utah Royals/Manchester United)

Freja Olofsson (milieu de terrain, KIF Örebro DFF, Suède)

Kansas City

Source : twitter @VisitKC

Entraîneur : Huw Williams (Pays de Galles)

Stade : Fields of Legends (Kansas City, Kansas)

Capacité : 10.385

 Anciennement Utah Royals FC, la franchise revient aux sources en 2021 après la démission du propriétaire Dell Roy Hansen, suite à une polémique l’impliquant dans des propos racistes et misogynes. Avant de s’expatrier dans l’Utah en 2018, la franchise a porté le nom de Kansas City FC. Basées dans le Missouri de 2012 à 2017, les Blues ont soulevé le trophée deux années consécutives (2014 et 2015) avec, aux commandes, Vlatko Andonovski l’actuel entraîneur de l’équipe nationale américaine féminine. 2020 n’aura finalement pas été un bon cru, les hôtes de la Challenge Cup ayant fini cinquièmes et échouant en quarts de finale lors de la séance des tirs au but (3 à 2) face au Dash. Il n’y aura pas eu plus de réussite lors du Fall Series Puisque la franchise a fini bonne dernière avec seulement deux points. Après un court passage à Salt Lake City, la franchise retourne s’installer là où tout a commencé. À la suite d’une délocalisation aussi rapide qu’inattendue, le club a annoncé que le nom de KC NWSL, le logo ainsi que les couleurs que porteront les joueuses lors de cette saison inaugurale seront temporaires. Un processus complet de rebranding est en place pour que, dès la saison 2022, la franchise ait un nom, un logo et des couleurs permanents.

Arrivées :

Kiara Pickett (défenseure, Université de Stanford)

Victoria Pickett (milieu de terrain, Université du Wisconsin-Madison)

Lucy Parker (défenseure, Université de Californie-Los Angeles)

Addie McCain (milieu de terrain, Université A&M du Texas)

Alex Loera (milieu de terrain, Université de Santa Clara)

Brookelynn Entz (milieu de terrain, Université du Kansas)

Mariana Larroquette (attaquante, Lyn Fotball, Norvège)

Darian Jenkins (attaquante, OL Reign)

Kristen Edonds (attaquante, Orlando Pride)

Ashley Nick (milieu de terrain, retour retraite)

Jordyn Listro (milieu de terrain, Orlando Pride)

Départs :

Tziarra King (Attaquante, OL Reign)

Kelley O’Hara (Défenseure, Washington Spirit)

Houston Dash

Source : si.com

Entraineur : James Clarkson (Angleterre)

Stade : BBVA Stadium (Houston, Texas)

Capacité : 22.039

Habituée à la partie basse du tableau depuis son arrivée en 2014, la franchise texane a surpris son monde lors de la Challenge Cup l’été dernier. En effet, avec seulement une victoire, un match nul et deux défaites, le Dash a réussi l’exploit d’éliminer coup sur coup les Royals (aux tirs au but), les Thorns (grandes favorites du tournoi) et enfin les Chicago Red Stars en finale. N’ayant jamais participé à un seul tour de playoff de toute son histoire, le Dash a signé une grande performance lors de cette compétition estivale. Lors du Fall Series, le Dash a poursuivi sur sa bonne lancée en se hissant à la deuxième place juste derrière les Portland Thorns, avec neuf points (trois victoires et une défaite). Elles partiront donc favorites lors de cette nouvelle saison.
En novembre 2020, le club a dévoilé un nouveau logo. Celui-ci a été totalement repensé : la forme hexagonale est un clin d’oeil aux six quartiers qui composaient à l’origine la ville de Houston. Les lignes bleues, à l’intérieur du H, représente les bayous qui traversent la ville. L’étoile, en-dessous du nom, est une référence au surnom de la ville qui est «Space City», la ville de l’espace. C’est un hommage à l’héritage d’innovation et d’exploration spatiale de Houston. Le rebranding s’est fait de pair avec celui de la franchise de MLS, qui a également adopté la forme hexagonale.

Source: news.sportslogos.net

Arrivées :

Joelle Anderson (milieu de terrain, Université de Pepperdine)

Makame Gomera-Stevens (atttaquante, Université de l’État de Washington)

Deneisha Blackwood (defenseure, Orlando Pride)

Orlando Pride

Source: Twitter @ORLPride

Entraîneur : Mark Skinner (Angleterre)

Stade : Exploria Stadium (Orlando, Floride)

Capacité : 25.500

Après une saison 2019 plus que compliquée, la franchise floridienne voulait se relancer en 2020 avec la Challenge Cup. Mais en pleine pandémie de COVID-19 et avec nombre de joueuses testées positives, il a rapidement fallu faire une croix sur la compétition. L’annonce du Fall Series fut une bonne nouvelle pour les joueuses qui n’avaient pas goûté à la compétition depuis la saison précédente. Après quatre matchs sans victoire et seulement deux points de gagnés, nous retiendrons de ce mini-championnat la « remontada » d’Orlando face au North Carolina Courage. Menées 3 -0 à la mi-temps les filles de Marc Skinner ont su trouver l’alchimie nécessaire pour faire trembler les filets de Katelyn Rowland à trois reprises en seconde période. Quelques saisons plus tôt, cette égalisation aurait été inimaginable. Pendant la période hivernale, de nombreuses mauvaises nouvelles ont été annoncées concernant le départ de plusieurs cadres de l’équipe. L’Australienne Alanna Kennedy a annoncé sa signature permanente avec le club anglais de Tottenham, pour lequel elle avait été prêtée par Orlando en août 2020. La milieu de terrain aux 60 matchs et 8 buts avec le Pride était l’un des cadres indiscutables de cette franchise. La défenseure canadienne Shelina Zadorsky a également fait le choix de l’Europe et reste malgré tout coéquipière de sa comparse d’Orlando en signant également avec Tottenham. L’arrivée de l’internationale américaine Emily Sonnett, en provenance de Portland en janvier 2020, avait fait sensation. Mais la défenseure n’aura jamais eu l’occasion de porter les couleurs du club. L’annonce de son transfert au Washington Spirit est tombée comme une massue.
Le 12 janvier 2021, le club annonce l’arrivée d’un nouveau manager général en la personne d’ Ian Fleming. Grâce à son travail, des nouvelles recrues ont su redonner le sourire après un grand nombre de départs. Après un milieu de terrain très démuni, l’arrivée de l’internationale Islandaise Gunnhildur Jonsdottir aura de quoi ravir les supporters. Elle sera accompagnée d’Erika Tymrak qui a fait le choix de sortir de sa retraite annoncée en janvier 2020. La « Rookie » de l’année 2013 n’a qu’une hâte, refouler les terrains dans l’état de Floride qui l’a vu naître. Jody Taylor, l’attaquante internationale anglaise, devrait aussi poser ses valises à Orlando. En provenance de l’OL, elle formera un trio de choc avec de Sydney Leroux et Alex Morgan. Habituellement, nous évoquons peu les maillots des équipes mais nous souhaitons faire une exception vu ce que le club a mis en œuvre pour promouvoir la sortie de sa nouvelle tenue.

La franchise floridienne a vu les choses en grand et n’a pas hésité à mettre les moyens pour faire le lancement, au sens propre comme au figuré, de ce que porteront les coéquipières de Marta tout au long de cette saison. La côte Est de la Floride fait partie de l’histoire de la conquête spatiale, notamment avec la présence du Kennedy Space Center à Cap Canaveral. Le club a donc voulu rendre hommage à cette « Space Coast » ainsi qu’à toutes les femmes qui ont inspiré des générations. C’est ainsi que le maillot « Ad Astra », traduction latine de vers les étoiles, est né. Sur ce maillot se cachent plein de petits détails dont les significations ont été expliquées par le club :

Source : Orlando Pride

« Le haut du kit Ad Astra présente une riche couleur noire parsemée d’étoiles – une reconnaissance des nombreuses femmes influentes dans l’industrie des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM). La moitié supérieure en onyx, représentant l’espace, se fond dans le violet, la couleur emblématique du club. Les deux couleurs se rejoignent dans un motif inspiré des étoiles.  Les mots « Ad Astra » se retrouvent sur le bas du maillot dans un dessin qui a été conçu d’après les nombreux patchs des missions de la NASA. La phrase latine commune aux explorateurs de l’espace est écrite dans une police inspirée de la NASA et entourée de trois étoiles proéminentes. Ces étoiles symbolisent les immortelles « figures cachées » de la NASA – Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson – les trois mathématiciennes afro-américaines appelées « ordinateurs humains » – qui ont brisé les barrières de la couleur et du genre à la NASA et qui ont aidé John Glenn à devenir le premier Américain à effectuer un vol orbital. Cet ornement comprend également une capsule spatiale en clin d’oeil au projet Mercury, le vaisseau spatial qui a transporté les premiers Américains dans l’espace, tandis que les lignes blanches et bleues nous rappellent la trajectoire de vol calculée à la main par Johnson. »

Source: Orlando Pride

Le club ne s’est par arrêté à une séance photos au Space Kennedy Center. Avec leur partenaire et sponsor « Orlando Health », ils ont envoyé en orbite un maillot, plusieurs patchs et plusieurs objets qui seront disponible en édition limitée à la vente pour les fans ainsi qu’un ballon officiel qui sera utilisé lors du premier match à domicile de la saison régulière. Un petit pas pour Orlando… un bond de géant pour la promotion du football féminin.

Source : forbes.com

Arrivées :

Viviana Villacorta (milieu de terrain, Université de Californie-Los Angeles)

Mikayla Colohan (milieu de terrain, Université Brigham Young-)

Kerry Abello (attaquante, Université de Pennsylvanie)

Kaylie Collins (gardienne, Université de Californie du Sud)

Gunnhildur Jonsdottir (milieu de terrain, Kansas City)

Erika Tymrak (milieu de terrain, retour de retraite)

Jody Taylor (attaquante, Olympique Lyonnais)

Crystal Thomas (attaquante, Washington Spirit)

Abigail Kim (attaquante, ACF Fiorentina,Italie)

Départs :

Alanna Kennedy (milieu de terrain, Tottenham Hotspur, Angleterre)

Shelina Zadorsky (défenseure, Tottenham Hotspur, Angleterre)

Emily Sonnett (défenseure, Washington Spirit)

Erin Greening (défenseure, Klepp Idrettslag, Norvège)

Abby Elinsky (milieu de terrain, destination inconnue)

Julie King (défenseure, destination inconnue)

Morgan Reid (défenseure, destination inconnue)

Emily Van Egmond (milieu de terrain, West Ham United, Angleterre)

Claire Emslie (attaquante, Everton, Angleterre)

Kristen Edmonds (attaquante, Kansas City)

Carson Pickett (défenseure, North Carolina Courage)

Camila (milieu de terrain, SE Palmeiras, Brésil)

Jordyn Listro (milieu de terrain, Kansas City)

OL Reign FC

Source : ol.fr

Entraîneur : Farid Benstiti (France)

Stade : Cheney Stadium (Tacoma, Washington)

Capacité : 6.500

Sur la côte Ouest, la franchise de Jean-Michel Aulas continue son recrutement pour hisser au plus haut cette équipe féminine comme il le fait avec l’OL féminin. Une des rumeurs annonce l’arrivée probable de deux Lyonnaises, dont celle de Sarah Bouhhadi. La gardienne aux plus de 300 matchs avec l’OL, présente au club depuis 2009, prendrat-elle la décision de s’éloigner des pelouses de la D1 féminine pour goûter à la NWSL ?
Annoncée la saison passée aux Utah Royals avec Dzsenifer Marozsán, le transfert n’avait pas abouti à cause de la pandémie que nous connaissons actuellement. M. Aulas a stipulé que ses joueuses avaient toutes la possibilité, dans leur contrat, de partir outre-Atlantique pour effectuer une saison quand elles le voudraient. À ce jour, personne ne sait encore si une ou plusieurs joueuses feront le voyage ou pas. On y voit ici une volonté de conquérir tous les continents et d’apposer sa « French Touch » dans le pays roi du soccer féminin. Si 2020 a été plutôt mitigé (troisième de la Challenge Cup puis septième du Fall Series), la franchise compte retrouver au plus vite la plus haute marche du podium qu’elle n’a plus jamais occupée depuis 2015.

Arrivées :

Jimena Lopez (défenseure, Université A&M du Texas)

Tziarra King (attaquante, Kansas City)

Départs :

Darian Jenkins (attaquante, Kansas City)

Casey Murphy (gardienne, North Carolina Courage)

Schuyler Debree (défenseure, North Carolina Courage)

NJ/NY Gotham FC (ex-Sky Blue FC)

                Source : newsopener.com

Entraîneur : Freya Coombe (Angleterre)

Stade : Red Bull Arena (Harrison, New Jersey)

Capacité : 25.000

Pour le Sky Blue FC, 2020 ne sera pas totalement à jeter malgré une septième place à la Challenge Cup. La franchise du New Jersey a su tirer son épingle du jeu en atteignant la demi-finale du tournoi et en tenant tête aux Chicago Red Stars (défaite 3-2). Quelques mois plus tard, lors du Fall Series et toujours sans leur capitaine emblématique Carli Lloyd (absente à la suite d’une blessure au genou), les joueuses de Freya Coombe ont fini quatrièmes à un point du podium. Le Sky Blue FC n’avait plus atteint une telle place depuis 2013. Si’l n’y a pas eu d’arrivée significative lors du mercato, on peut noter le regrettable départ de l’internationale américaine, Mallory Pugh. Arrivée en 2020 en provenance du Washington Spirit, l’attaquante n’aura joué que quelques minutes avec le Sky Blue FC.

Le 6 avril, à quelques jours à peine du lancement de la Challenge Cup, le Sky Blue a annoncé une transformation complète de la franchise, incluant un changement de nom et de logo. La franchise a voulu puiser dans ses racines historique en intégrant dans le nom de son équipe le surnom qu’a porté New York City au 19ème siècle: Gotham. Le club se nommera ainsi désormais le NJ/NY Gotham FC.
Le changement de nom va naturellement de paire avec un changement de logo.

Photo via Gotham FC

Celui ci  a été conçu par Matthew Wolff, un natif de New York dont la famille est du New Jersey. Il a notamment aidé à développer des logos emblématiques pour plusieurs clubs de la Major League Soccer, ainsi que pour d’autres clubs professionnels à travers le monde dont le Racing Louisville en NWSL. Il a fait le choix d’y insérer des éléments qui «célèbrent la croissance et le passé du club». La couronne emblématique de la Statue de la Liberté représente les ambitions du Gotham FC de devenir un club international et fournit un symbole accueillant pour la fanbase très diversifiée du club.

Au centre du blason trône trois lettres de couleur bleu ciel – un «N» et un hybride «J / Y», qui reconnaît le New Jersey comme le berceau du club tout en embrassant la portée grandissante du club à New York. À la demande écrasante des fans et en l’honneur des racines du club, le Gotham FC conservera la palette de couleurs de l’année dernière. Les couleurs officielles du club porteront les noms de Sky Blue, Gotham Black et Cloud White, représentant l’histoire et l’identité antérieure de l’équipe, la nouvelle identité du club et le groupe de supporters de longue date, les «Cloud 9».

Le vice-président Ed Nalbandian y ajoute que ce rebranding est la pierre qui servira de base pour se tourner vers l’avenir: «Nous considérons notre changement de nom comme une représentation de la transformation audacieuse que ce club a connue ces dernières années. C’est la prochaine étape naturelle de notre mission de faire passer notre club au niveau supérieur. Nous voulons inspirer notre fan base grandissante et nous imposer comme la destination par excellence du succès sur et en dehors du terrain. »

Arrivées :

Brianna Pinto (milieu de terrain, Université de Caroline du Nord)

Taryn Torres (milieu de terrain, Université de Virginie)

Delanie Sheehan (défenseure, Université de Californie-Los Angeles)

Tess Boade (attaquante, Université de Duke)

Départs :

Mallory Pugh (attaquante, Chicago Red Stars)

Sarah Killion Woldmoe (milieu de terrain, Chicago Red Stars)

Chicago Red Stars

Source : challengersports.com

Entraîneur : Rory Dames (Etats-Unis)

Stade : Toyota Park (Bridgeview, Illinois)

Capacité : 20.000

Du côté de l’Illinois, Julie Ertz et ses coéquipières ont connu une saison 2020 en demi-teinte. Arrivées sixièmes de la Challenge Cup, elles n’ont pas su s’imposer en finale en s’inclinant 2-0 face au Dash de Houston. Le Fall Series n’aura malheureusement pas changé la donne : avec une seule victoire, elles ont réalisé un coup-double en se retrouvant une nouvelle fois à la sixième place. Habituéés aux quatre premières places depuis 2015, il faut remonter à 2013 pour les voir à un tel classement. L’arrivée de Mallory Pugh donnera peut-être un peu de jeunesse et de fougue à cette attaque qui a vu partir en 2020, l’Australienne Sam Kerr, buteuse aux 35 réalisations en seulement 43 rencontres. La pression va être forte sur les épaules de cette jeune internationale américaine.

Arrivées :

Madison Haley (attaquante, Université de Stanford)

Kelsey Turnbow (attaquante, Université de Santa Clara)

Brianna Alger (défenseure, Université de l’État de Washington)

Channing Foster (attaquante, Université du Mississippi)

Alissa Gorzak (attaquante, Université de Virginie)

Après la draft, le club a acquis les droits de :

Haley VanFossen (défenseure, Université de l’Arkansas)

Jill Aguilera (attaquante, Université de l’Arizona)

Départs :

Mallory Pugh (attaquante, Sky Blue)

Sarah Killion Woldmoe (milieu de terrain, Sky Blue)

Washington Spirit

Source : blackandredunited.com

Entraineur : Richie Burke (Angleterre)

Stade: Maryland SoccerPlex (Boyds, Maryland)

Capacité : 4.000

Du côté de la capitale, le Spirit a réalisé une très bonne saison 2020.Deuxième de la Challenge Cup, éliminé ensuite en quarts de finale par le Sky Blue FC lors des tirs au but (4 à 3) puis troisième lors du Fall Series avec sept points (2 victoires, 1 nul, 1 défaite), il faut remonter à 2016 pour voir le Washington Spirit sur le podium. Si le mercato a été plutôt calme, l’arrivée de la défenseure Kelley O’Hara, en provenance des Utah Royals, est une très bonne nouvelle pour cette franchise. La double championne du monde saura apporter toute son expérience et sa qualité à cette ligne de défense.

Arrivées :

Trinity Rodman (attaquante, Université de l’État de Washington)

Tara McKeown (attaquante, Université de Californie du Sud)

Anna Heilferty (attaquante, Université de Boston)

Sydney Schneider (gardienne, Université de Caroline du Nord-Wilmington)

Mariana Speckmaier (attaquante, Université de Clemson)

Kelley O’Hara (défenseure, Kansas City)

Julia Roddar (milieu de terrain, Göteborg FC, Suède)

Portland Thorns

            Source : cbssports.com

Entraineur : Mark Parsons (Angleterre)

Stade : Providence Park (Portland, Oregon)

Capacité : 25.218

Dans l’Oregon, les Thorns qui faisaient figure de grandes favorites du tournoi de par leur présence dans le top 3 depuis la création de la NWSL en 2013 (à l’exception d’un faux pas en 2016) auront raté leur compétition. Dernières du tableau avec seulement trois points et aucune victoire, elles ont su réaliser l’exploit d’éliminer le North Carolina Courage. Malgré ce seul point positif du tournoi, elles ont finalement été éliminées par le Houston Dash en demi-finale. Ce tournoi a-t-il donc été un électrochoc pour les joueuses de Mark Parsons ? Il faut croire que oui. Lors du Fall Series, les Thorns de Portland ont montré de quoi elles étaient capables. Trois victoires et un match nul plus tard, la franchise avait retrouvé une place digne de son niveau et a même remporté le trophée. Un très grand contraste avec la Challenge Cup quelques semaines plus tôt. Après un revers, la franchise a su rebondir et cela fera d’elle, comme à son habitude, un  adversaire redoutable lors de cette saison.

Arrivées:

Yazmeen Ryan (milieu de terrain, Université Texas Christian)

Samantha Coffey (milieu de terrain, Université de Pennsylvanie)

Amirah Ali (attaquante, Université Rutgers)

Hannah Betfort (défenseure, Université Wake Forest)

North Carolina Courage

Source : stumptownfooty.com

Entraineur : Paul Riley (Angleterre)

Stade : WakeMed Soccer Park (Cary, Caroline du Nord)

Capacité : 10.000

Grand gagnant de ces trois dernières saisons, le North Carolina Courage était donc attendu au tournant pour cette première Challenge Cup de l’histoire de la NWSL. Fidèle à sa réputation, la franchise de Caroline du Nord a enchaîné les victoires, quatre victoires sur quatre possibles, et c’est tout naturellement qu’elle s’est installée sur la première marche du podium. Cependant, un accident de parcours a privé le Courage d’un nouveau trophée. Éliminées en quart de finale par les Thorns 1-0, les filles de Paul Riley n’ont pas eu la chance de poursuive l’aventure. Lors du Fall Series quelques semaines plus tard, les joueuses n’ont pas réussi à s’imposer. Finissant à deux points du podium avec 1 victoire, 2 nuls et 1 défaite, c’est un nouveau trophée qui leur a échappé. Habitué chaque année au podium, c’est la place la plus basse à laquelle le Courage s’est retrouvé.

Arrivées :

Deanne Rose (attaquante, Université de Floride)

Alyssa Malonson (défenseure, Université d’Auburn)

Myra Konte (défenseure Université de Vanderbilt)

Schuyler Debree (défenseure, OL Reign)

Départs :

Sinclaire Miramonte (défenseure, destination inconnue)

Images via Mlssoccer.com, Scarlet Knights, Chicago Red Stars, Seattle Cascades, Timbers FC, Nuevaya, Orlando Sentinel, Ocean City FC, soundersfc.com, courier-journal.com,stadiumjourney.com

Elodie Touzet

Amoureuse du foot depuis toute petite, jouant dans la cour de récré avec les garçons, elle a joué en club seulement tard (de 16 à 18 ans et oui petit village oblige). Elle a découvert le haut niveau féminin en 2011 en tombant sur la coupe du monde et depuis elle n'a pas arrêté de suivre l'équipe de France puis celle des US après les JO de 2012. C'est à ce moment là qu'elle s'est intéressée à la D1 féminine et qu'elle est devenue supportrice du MHSC féminine (sa région d'origine). Grande fan d'Alex Morgan, joueuse qu'elle a découverte à ses début en 2011, elle continue depuis de suivre son parcours en équipe nationale. C'est seulement après son arrivée à Lyon en 2017 qu'elle a commencé à s'intéresser au championnat US. Et que son choix s'est portée tout naturellement sur son équipe, les Orlando Pride. Équipe dont elle est devenue totalement fan.

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