[Guide] MLS 2021

Nous y sommes presque : la Major League Soccer va débuter sa 26e saison ce vendredi 16 avril et comme pour les deux précédentes saisons, Hady Raphaël et Antoine Latran vous présentent les 27 équipes en lice.
Des champions en titre, le Columbus Crew, aux petits nouveaux, le Austin FC, toutes les franchises n’auront plus aucun secret pour vous : effectifs, entraîneurs et dynamiques, tout y est. Nous avons même ajouté de petites prédictions pour chaque franchise, en les classant dans quatre catégories, les favoris de chaque conférence (1-3), les challengers (4-7), ceux un peu trop juste pour les playoffs (8-10) et les clubs qui ont encore beaucoup de travail à effectuer (11-13 à l’Ouest, 11-14 à l’Est).

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture et une excellente saison de MLS !

Un grand merci à Nathalie Durgnat et Daniel Cameron pour leur aide précieuse à la correction

CONFERENCE EST

Atlanta United FC

Gabi Heinze devant ses joueurs (Photo via Atlanta United)

Entraîneur (Nationalité) : Gabriel Heinze (Argentine)

Stade : Mercedes-Benz Stadium (42 500 en configuration soccer)

Année d’entrée dans la ligue : 2017

Atlanta United a pris l’habitude de monopoliser les premières places d’année en année depuis que le club a rejoint la première ligue nord-américaine. Cependant, la saison 2020 ne restera pas dans les annales de la franchise. Atlanta a évolué bien en-deçà des attentes, récoltant un maigre total de 22 points en 23 matchs de saison régulière. Affectés par la blessure de leur talisman Josef Martinez, les « Five Stripes » n’ont jamais réussi à trouver un moyen de gagner de manière récurrente sous les ordres de Frank de Boer ou de son successeur par interim Stephen Glass. Non qualifié pour les séries pour la première fois de l’histoire de la franchise, le club de l’État de Géorgie est prêt à tout pour retrouver les sommets de MLS.
Afin d’y parvenir, Atlanta n’a pas fait dans la dentelle en nommant l’Argentin Gabriel Heinze en tant qu’entraineur-chef du club. Annoncé en Europe en tant qu’entraineur depuis qu’il a raccroché les crampons en 2014, Heinze s’inscrit dans la lignée des coachs argentins privilégiant le beau jeu et la prise de risques. Ayant dépassé les attentes dans tous les clubs par lesquels il est passé dans sa jeune carrière d’entraineur, Heinze a pour objectif de ramener Atlanta sur le devant de la scène. Du côté des joueurs, Eric Remedi (San Jose), Jeff Larentowicz (retraite) et Jon Gallagher (Austin) ont laissé leur place au milieu de terrain aux prometteurs milieux défensifs argentins Santiago Sosa et Franco Ibarra, alors que le défenseur central argentin Alan Franco vient renforcer une défense peu efficace en 2020. En attaque, deux joueurs aux profils diamétralement opposés viennent prêter main forte à Martinez : Lisandro Lopez, attaquant argentin de 38 ans qui a fait les beaux jours de l’Olympique Lyonnais il y a quelques années, et Erik Lopez, attaquant paraguayen de 19 ans qui espère suivre les pas de son compatriote Miguel Almiron, qui avait brillé sous les couleurs d’Atlanta en 2019.  
Dans les buts, Brad Guzan est incontournable derrière la défense à trois composée d’Alan Franco, Anton Walkes et Miles Robinson. Brooks Lennon s’occupera du couloir droit alors que George Bello sera dans celui de gauche et leur rôle sera crucial pour amener de bons résultats à l’équipe. Au milieu, les jeunes recrues Sosa et Ibarra se partageront les minutes avec l’Américain Emerson Hyndman, dans un double pivot à caractère plutôt défensif, alors que Jake Mulraney, Ezequiel Barco et Jurgen Damm composeront le secteur offensif du milieu de terrain. Devant, l’indétrônable Josef Martinez se fera un malin plaisir à enfiler les buts tout au long de la saison en sachant que Lisandro « Licha » Lopez, Erick « Cubo » Torres et Erik Lopez seront là pour l’épauler en cas de besoin.  
En 2021, Atlanta semble armé pour rejoindre le groupe de tête et retrouver sa place parmi les meilleures franchises de la ligue. Avec un effectif plutôt jeune, Atlanta pourrait en surprendre plus d’un cette année. 

La prédiction d’Antoine: 4-7

La prédiction d’Hady:1-3

Pour aller plus loin :

Gabriel Heinze, marque du renouveau des Five Stripes

Chicago Fire

Robert Beric, l’avant-centre de Chicago. Photos de Melissa Tamez.

Entraîneur (Nationalité) : Raphaël Wicky (Suisse)

Stade (Capacité) : Soldier Field (61 500)

Année d’entrée dans la ligue : 1998

Les années se suivent et, malheureusement, se ressemblent à Chicago : le club n’est plus compétitif depuis 2017 et sa troisième place à l’Est. Depuis, le club a terminé 10e, 8e puis 11e dans la conférence Est, un bien maigre parcours pour une des franchises historiques de MLS qui a déménagé dans l’imposant Soldier Field des Chicago Bears (NFL).
Cette saison, le gros départ sera celui de Djordje Mihailovic, le meneur de jeu ayant été vendu à Montréal pour 800 000$ d’allocation, avec 200 000$ en bonus. Malgré une saison 2020 moins éblouissante qu’en 2019, le jeune milieu était un des rouages essentiels du Fire et son départ en a étonné plus d’un. Un autre départ notable est celui de C.J. Sapong, l’avant-centre parti à Nashville, qui avait l’un des plus gros contrats de la ligue mais qui jouait peu depuis 2019. Les autres départs sont plutôt des joueurs de rotation comme Michael Azira (en USL, à New Mexico) et Brandt Bronico (vers la future franchise de MLS de Charlotte). Les trois renforts enregistrés lors du mercato sont, eux, là pour rajeunir l’effectif comme le Nigérian Chinonso Offor, un avant-centre qui jouait en Lettonie. Toujours en Europe de l’Est, c’est en Bulgarie que le Fire a recruté Stanislav Ivanov (21 ans), un ailier droit qui débute la saison blessé. La dernière recrue, Jhon Espinoza, est un arrière-droit équatorien de 21 ans.
Dans les buts, le vétéran allemand Kenneth Kronholm devrait être titulaire, avec Bobby Shutleworth en doublure. Le jeune Mauricio Pineda (23 ans), une des révélations de l’an passé, continuera à être titulaire en défense centrale avec le capitaine Francisco Calvo, devant Johan Kappelhof et Carlos Terán. Sur la gauche de la défense, nous devrions retrouver le vétéran Jonathan Bornstein (36 ans), assisté par Miguel Ángel Navarro. À droite, la recrue Espinoza devra se battre avec Boris Sekulic pour la place. S’il ne part pas cette année – Boca serait sur le coup – Gastón Giménez devrait débuter en numéro 6 avec Álvaro Medrán et Luka Stojanovic, à la place de Mihailovic. Le très jeune Brian Gutiérrez (17 ans) cherchera à gagner des minutes derrière eux, tout comme l’Allemand Fabian Herbers. Sur la droite de l’attaque, on retrouvera l’excellent Przemyslaw Frankowski, une des rares pièces fortes de cet effectif, avec Ivanov en cas de pépin physique. À gauche, c’est le jeune argentin Ignacio Aliseda qui semble tenir la corde, sans réelle doublure cependant. La vraie arme de Chicago se trouve au milieu de ce trio d’attaque, avec l’ancien stéphanois Robert Beric, excellent l’an passé en MLS. Le numéro 9 sera la pièce maitresse du système de Raphaël Wicky, avec Elliot Collier et Offor comme remplaçants.
Vous l’aurez compris, l’effectif du Fire est loin d’être le meilleur en MLS. Sans réelle grosse recrue et avec le départ de Mihailovic, tout semble reposer sur les épaules de Robert Beric qui devra sortir une meilleure saison encore que l’an passé. C’est à se demander pourquoi la direction du Fire n’accorde pas plus de recrues à Raphaël Wicky !

La prédiction d’Antoine: 11-14

La prédiction de Hady: 11-14

Pour aller plus loin :

Le Chicago Fire à la recherche d’une nouvelle identité

FC Cincinnati

La recrue star de l’été, Brenner. Photo via Youtube

Entraîneur (Nationalité) : Jaap Stam (Pays-Bas)

Stade (Capacité) : Nippert Stadium (33 800)

Année d’entrée dans la ligue : 2019

Par où commencer avec Cincinnati ? Tout comme en 2019, l’équipe a connu une année désastreuse en 2020 avec, notamment, l’éviction de son entraîneur à quelques jours du début de saison pour propos racistes. La troisième année pourra être celle d’un nouveau souffle pour la Queen City, cependant, puisque le mercato a montré que les erreurs des premières saisons ont presque toutes été évacuées. Deuxième gardien, Spencer Richey est parti à Seattle. Défenseur central et capitaine lors de la première saison, Kendall Waston s’en est allé pour le Costa Rica tandis que les contrats des arrières latéraux Greg Garza et du Français Mathieu Deplagne n’ont pas été prolongés. Meneur de jeu avec un contrat TAM, Siem De Jong n’a pas été conservé non plus. Au rayon des arrivées, Cincinnati a cependant été très productif. Lucho Acosta revient en MLS, lui qui avait laissé de bons souvenirs aux fans de DC United. “Cincy” est également allé prendre Cody Crooper, gardien numéro 2 à Houston, Ronald Matarrita au NYCFC et Ben Mines au NYRB pour se renforcer sur les ailes. Isaac Atanga, jeune ailier de 20 ans, arrive du Danemark et le jeune défenseur Gustavo Vallecilla arrive en prêt. Mais le gros coup du FC Cincinnati est assurément l’arrivée de Brenner, un attaquant de 21 ans de São Paulo, qui est l’un des plus gros transferts du mercato hivernal dans le monde pour plus de 15 millions de dollars.
Sur le terrain, la concurrence sera donc grande pour les onze places. Przemyslaw Tyton restera dans les buts, même s’il faut garder un œil sur l’espoir Beckham Sunderland (17 ans). Le roc néerlandais de 31 ans Maikel van der Werff composera, avec le Suédois Tom Pettersson, les bases de la défense centrale, avec Nick Hagglund et Vallecilla en doublure. La recrue Matarrita devrait débuter sur l’aile gauche de la défense mais il manque une solution derrière lui. À droite, Saad Abdul-Salaam et Zico Bailey devront faire face à la concurrence de Joe Gyau, milieu de terrain qui a évolué à ce poste l’an dernier. Pour le poste de numéro 6, Haris Medunjanin pourrait perdre sa place cette année au profit de Kamohelo Mokotjo, le milieu acheté l’été dernier à Brentford, avec Caleb Stanko comme remplaçant. Devant lui, Cincinnati joue avec deux milieux relayeurs et créateurs qui devraient être Lucho Acosta et Franckie Amaya, même si ce dernier a voulu partir à l’intersaison. Le joueur désigné costaricien Allan Cruz devra également se battre face à cette concurrence, alors qu’il est dans sa dernière année de contrat. Sur les ailes, à gauche Yaya Kubo devra faire face à Calvin Harris, choisi à la Superdraft, ainsi qu’à la nouvelle recrue Isaac Atanga. À droite, l’Argentin Álvaro Barreal part titulaire, avec Joseph-Claude Gyau et Ben Mines pouvant également évoluer à ce poste. Devant, Brenner ne sera assurément pas le seul à voir le terrain. Jurgen Locadia, prêté jusqu’en juin, devrait également jouer malgré une première saison décevante en MLS tandis que Brandon Vázquez fera les fins de matchs.
Tout comme en 2020, l’effectif de Cincinnati est séduisant sur le papier mais comporte également des inconnues. Rien que les potentiels cumulés de Brenner, Acosta, Locadia et Barreal pourraient les emmener en playoffs. Malheureusement, il faudra peut-être plus d’un an pour reconstruire le navire Cincinnati afin que ces éléments jouent efficacement ensemble.

La prédiction d’Antoine: 11-14

La prédiction de Hady: 8-10

Pour aller plus loin :

Le FC Cincinnati se cherche investisseurs

Il était une fois Cincinnati: Construire un effectif

ColUmbus Crew SC

Photo via SI.com

Entraîneur (Nationalité) : Caleb Porter (États-Unis)

Stade (Capacité) : MAPFRE Stadium (19 968)

Année d’entrée dans la ligue : 1996

Les Champions de la dernière MLS Cup avaient peu à faire lors de cette saison morte mais ils l’ont fait à la perfection. L’an dernier, leur parcours en playoffs avait été exemplaire mais la profondeur de l’effectif avait tout de même été  testée après une cascade de blessures et de cas de Covid durant les derniers matchs. Pour remédier à cela, Caleb Porter a fait venir quelques vétérans de MLS. Kevin Molino d’abord, l’ailier de Minnesota si performant l’année dernière et élu « Comeback Player of the Year » par nos soins. Bradley Wright-Phillips ensuite, l’ex-avant-centre des New York Red Bulls qui sort d’une saison à neufs buts l’an passé malgré ses 36 ans. Milieu de terrain expérimenté, Perry Kitchen signe aussi comme agent libre tout comme Evan Bush, qui servira de doublure dans les buts, et Marlon Hairston, l’ex-arrière droit des Red Bulls. Le Crew est également allé chercher Alexandru Matan en Roumanie, un milieu offensif international U20 avec son pays. Au niveau des départs, hormis l’ailier gauche Youness Mokhtar, une majorité de joueurs de rotation ont quitté le club (Hector Jimenez, Andrew Tarbell, Sebastian Berhalter).
L’effectif semble donc parfait pour continuer à jouer les premiers rôles en 2021. Dans les buts, le gardien du Curaçao Eloy Room est définitivement un des meilleurs à son poste et Evan Bush couvre les risques de blessure. En défense, Harrison Afful devrait être titulaire à droite, avec Hairston en doublure, tandis que l’excellent international U20 argentin Milton Valenzuela prendra le côté gauche avec Waylon Francis en doublure. Au centre, après une blessure qui l’a éloigné des terrains pendant six mois, Victor Wormgoor devrait reprendre sa place aux côtés du capitaine Jonathan Mensah. Le jeune Aboubacar Keita (20 ans) devrait jouer également, avec Grant Lillard et Josh Williams en back-up. Nul doute que nous retrouverons au milieu de terrain la paire Darlington Nagbe – Artur, tant le premier est bon dans la récupération et à  la relance tandis que le deuxième excelle à l’approche de la surface. Kitchen et le jeune Aidan Morris (19 ans), repéré en fin de saison, complèteront à ces postes. Plus en avant, le joueur désigné Lucas Zelarayan continuera d’éblouir de son talent au cœur du jeu, avec Kevin Molino à gauche et Pedros Santos à droite. Là encore, la profondeur de banc est impressionnante avec Derrick Etienne Jr., Hairston, Luis Diaz et Alexandru Matan en renfort. Devant enfin, l’international américain Gyasi Zardes, 15 buts l’an passé, est titulaire indiscutable mais pourra donc compter sur « BWP » pour l’épauler en cas de besoin.
Columbus reste donc entièrement favori pour la saison 2021 de MLS. Son effectif, déjà capable de prouesses en 2020, n’a fait que s’améliorer pendant la saison morte et tous les postes sont plus que doublés. Après plusieurs saisons compliquées et une délocalisation avortée, il fait bon d’être un fan du Crew dernièrement.

La prédiction d’Antoine: 1-3

La prédiction de Hady: 1-3

Pour aller plus loin :

Darlington Nagbe peut-il emmener le Columbus Crew à la MLS Cup ?

De Hawthorne au Crew, le long chemin du galactique Zardes

Le Crew version 3.0

Bradley Wright-Phillips, légende new-yorkaise

DC United

Julien Gressel (Photo via The Athletic)

Entraîneur (Nationalité) : Hernán Losada (Argentine)

Stade (Capacité) : Audi Field (20 000)

Année d’entrée dans la ligue : 1996

2021 rimera avec Argentin pour DC United qui est allé chercher un jeune entraîneur oeuvrant en Belgique, Hernán Losada, pour reprendre le club après une décennie avec Ben Olsen à sa tête. La saison 2020 a été éprouvante malgré quelques joueurs clefs de qualité, provoquant le licenciement de l’Américain en octobre dernier. Depuis, l’effectif n’a pas énormément bougé. Nigel Robertha, un attaquant jouant en Bulgarie, a été recruté tout comme Adrien Perez, qui ne jouait plus au LAFC. Brendan Hines-Ike, un défenseur américain qui a joué en Suède et en Belgique, arrive en prêt pour solidifier la défense tandis que Johnny Bolivar, un jeune de 19 ans sur lequel on ne sait quasiment rien, débarque du Vénézuela. Il y a pourtant eu des départs, comme Ulises Segura à Austin, Oniel Fisher au Galaxy, Gelmin Rivas en Irak ou Mohamed Abu en Norvège, mais aucun ne concerne un titulaire en puissance. Le seul concerné, Paul Arriola, a terminé son prêt à Swansea plus tôt que prévu, à cause de blessures et de controverses en dehors du terrain.
Cela nous donne, en somme, un onze qui pose encore de nombreuses questions. Bill Hamid commencera dans les buts, avec Chris Seitz et Jon Kempin derrière lui. Dans le 3-5-2 qu’affectionne Losada, on devrait retrouver le Français Frédéric Brillant avec Hines-Ike et Steve Birnbaum, qui est cependant blessé, ce qui devrait permettre à Donovan Pines et Michael DeShields de jouer quelques matchs. Le 3-5-2 sera parfait pour relancer Julian Gressel, l’ex-ailier d’Atlanta qui était peu à sa place l’année dernière, du moins en attendant le retour de blessure de Paul Arriola. Chris Odoi-Atsem sera remplaçant à ce poste. À gauche, Joseph Mora tient la corde même si Yamil Asad et le jeune Kevin Paredes (17 ans) voudront également jouer. Russell Canouse et Junior Moreno devraient quant à eux tenir le milieu, avec Moses Nyeman et Felipe en doublures. Devant eux, Edinson Flores devra vraiment faire mieux pour mériter cette place de meneur de jeu tant le joueur désigné a déçu en 2020, puisque Gressel, Asad ou Yordy Reyna peuvent tous jouer à son poste. Enfin, pour les deux pointes, les places seront également chères. Ola Kamara devrait être titulaire mais, à ses côtés, la lutte sera compliquée entre Reyna, Robertha, Bolivar, Perez ou encore Kimarni Smith, drafté cette année.
Il reste donc beaucoup trop de questions auxquelles il faudrait répondre avant de prédire un bon avenir pour DC United en 2021. La lutte pour les playoffs sera très compliquée.

La prédiction d’Antoine: 11-14

La prédiction de Hady: 11-14

Inter Miami CF

Rodolfo Pizarro et Lewis Morgan. Photo via US Soccer Players

Entraîneur (Nationalité) : Phil Neville (Angleterre)

Stade (Capacité) : Lockhart Stadium (18 000)

Année d’entrée dans la ligue : 2020

Malgré des besoins pourtant assez évidents, l’Inter Miami n’a pas fait beaucoup de changements dans son effectif pendant la saison morte. La plus grosse nouvelle vient du départ de l’entraîneur, l’Uruguayen Diego Alonso, qui a été remplacé par un proche de David Beckham : Phil Neville qui avait, jusque-là, seulement entraîné la sélection féminine anglaise. La franchise d’expansion 2020 a perdu quelques-uns de ses cadres comme le désormais retraité Luis Robles (ancien gardien et capitaine), Andres Reyes (parti aux Red Bulls) et le milieu Wil Trapp qui a signé à Minnesota. Le mercato a également été mouvementé pour les arrivées. La plus belle promesse est Gregore, un milieu brésilien de 27 ans qui semble bien coté. Joevin Jones, le latéral/milieu gauche de Seattle est une autre belle pioche puisqu’il peut aussi jouer à droite si nécessaire. Il est accompagné de Kelvin Leerdam, l’ex-latéral droit de… Seattle également. Toujours sur les ailes de la défense, l’ancien d’Arsenal Kieran Gibbs arrivera depuis West Bromwich cet été, une fois libre. Dans les buts, Nick Marsman arrive de Feyenoord. Le plus grand pari de ces arrivées reste Ryan Shawcross, le défenseur central de Stoke City de 33 ans, qui a annoncé que sans ce transfert, il serait parti à la retraite… Ces additions montrent tout de même que la direction a identifié les ajustements nécessaires pour progresser et l’effectif est compétitif sur le papier. À noter enfin qu’Enzo Zidane serait également à l’essai en ce moment.
Dans les buts, John McCarthy (prêté l’an passé aux Tampa Bay Rowdies) devra se battre avec Nick Marsman pour la succession de Luis Robles avec Drake Callender en doublure. En défense, la charnière Leandro Gonzalez Pirez – Jorge Figual a laissé les fans de Miami sur leur faim alors que le premier était éblouissant à Atlanta en 2018. Le deuxième pourrait perdre sa place si Shawcross reste en forme et le jeune Christian Makoun (21 ans, ex-Juventus) pourrait gagner quelques minutes. Sur leur gauche, Brek Shea devrait passer derrière Gibbs, malgré une première saison plutôt réussie à Miami, une fois ce dernier arrivé. Joevin Jones pourrait également tirer son épingle du jeu. À droite, Leerdam devrait hériter du rôle de titulaire, même si Figal peut également y évoluer, avec le prometteur Dylan Nealis (22 ans) qui pousse derrière. Au milieu du terrain, on peut s’attendre à ce que Gregore soit titulaire avec Blaise Matuidi, même si le champion du monde 2018 devra faire mieux que l’an passé. Victor Ulloa en profitera si ce n’est pas le cas et Jay Chapman reste en embuscade. Le poste de numéro 10 est assurément pour l’international Rodolfo Pizzaro qui a tout de même déçu l’année dernière et qui devra en faire plus pour mériter son titre de joueur désigné. À 36 ans, Federico Higuain (frère de) assurera les fins de matchs à ce poste. A gauche, on devrait retrouver le jeune Matias Pellegrini, acheté cher à Estudiantes (6M€) mais décevant ou blessé en 2020, avec Joevin Jones ou le 10e choix de la Superdraft 2021, Josh Penn, en doublure. A droite, c’est le MVP du club de l’an passé, Lewis Morgan, qui essayera une fois de plus d’amener de l’impact dans le dernier tiers du terrain avec, là encore, Penn ou le Robbie Robinson en doublure. Devant, ce sera inéluctablement Gonzalo Higuain qui sera titulaire à 33 ans mais, tout comme Pizzaro,le joueur désigné devra faire mieux que l’année dernière. On retrouvera derrière lui Julián Carranza, l’international U23 argentin malheureusement majoritairement blessé en 2020, ainsi que Robbie Robinson.
En somme, c’est un effectif complet qui est à la disposition de Phil Neville mais il manque un peu de consistance. Les hauts salaires que sont Higuain, Matuidi, Pellegrini et Carranza devront vraiment montrer plus qu’en 2020 pour se qualifier en playoffs.

La prédiction d’Antoine: 4-7

La prédiction de Hady: 11-14

Pour aller plus loin :

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Club de Foot Montréal

Victor Wanyama (Photo via Goal.com)

Entraîneur (Nationalité) : Wilfried Nancy (France)

Stade (Capacité) : Stade Saputo (20 801)

Année d’entrée dans la ligue : 2012

Qualifié pour les playoffs en 2020 après trois saisons blanches, le CF Montréal – précédemment appelé l’Impact de Montréal – avait réussi son pari malgré une saison très difficile pour les clubs canadiens dans le contexte pandémique (Montréal a dû se délocaliser au New Jersey). Éliminé en playoffs par le Revolution de la Nouvelle-Angleterre dans les dernières secondes de la rencontre, Montréal pouvait être satisfait de sa saison 2020. Après avoir activement participé à la construction de l’effectif pour la saison 2021 avec Olivier Renard, directeur sportif du club, Thierry Henry prit la décision de quitter le navire ne pouvant pas vivre une seconde année aussi loin de sa famille compte tenu des restrictions liées aux voyages en vigueur au Canada.
Suite au départ de son chef d’orchestre, Montréal se voit dans l’obligation de recommencer une nouvelle fois à zéro ou de donner une chance à un fidèle de l’organisation qui pourrait assurer une certaine continuité au projet entamé par « Titi ». Renard a finalement opté pour la deuxième solution en nommant le Français Wilfried Nancy, adjoint de l’équipe première depuis 2016 installé au Québec depuis de nombreuses années, en lui donnant un contrat d’un an assorti d’une option pour deux années supplémentaires.
L’effectif pour la saison 2021 ne ressemblera pas du tout à celui de 2020. Dans le sens des départs, Bojan dont les performances en dents de scie n’ont pas convaincu, le capitaine Jukka Raitala, l’international français Rod Fanni ainsi que l’attaquant Maximiliano Urruti ont quitté le navire alors que plusieurs jeunes loups ont rejoint la franchise. En tête d’affiche, ce sont deux joueurs recrutés au sein de la ligue qui retiennent l’attention : Kamal Miller, défenseur central canadien acquis d’Orlando City, et Djordje Mihailovic, meneur de jeu américain en provenance du Chicago Fire. Miller devrait se retrouver titulaire en défense centrale aux côtés de la sensation Luis Binks et, en cas de défense à trois, du Français Rudy Camacho ou du vétéran Aljaz « Kiki » Struna, recruté à Houston. Sur les côtés, Zachary Brault-Guillard sera titulaire en tant que latéral droit alors qu’à gauche, la bataille sera féroce entre l’Ougandais Mustapha Kizza et l’international canadien Zorhan Bassong, fraichement revenu au bercail en provenance de la Belgique.  Au milieu de terrain, il serait étonnant de ne pas voir la paire Victor Wanyama-Samuel Piette alors que Mihailovic se verra confier la position tant convoitée de numéro 10. Devant, le Hondurien Romell Quioto, auteur d’une saison exceptionnelle en 2020, sera associé à un autre nouveau venu, l’international norvégien Bjorn Johnsen. Véritable tour de contrôle, le longiligne attaquant sera un point d’appui intéressant pour la force de frappe montréalaise. Devant la cage, le débat est bel et bien lancé. Même si l’international sénégalais Clément Diop a encore une longueur d’avance, le gardien canadien formé au club James Pantemis, auteur de magnifiques performances lors du tournoi de qualification olympique de la région Concacaf, frappe avec insistance à la porte. Et pour ne rien arranger, un autre gardien international canadien Sebastian Breza a été prêté par Bologna, club de Serie A italienne. Mais le CF Montréal ne s’est pas arrêté là! Voulant s’assurer d’avoir assez d’options sachant que plusieurs de ses joueurs seront appelés en équipe nationale ou pourraient se blesser, Renard a acquis plusieurs jeunes loups des quatre coins de la planète : l‘Égyptien Ahmed Hamdy, l’Argentin Joaquin Torres et le Nigérian Sunusi Ibrahim sans oublier les joueurs déjà présents comme Lassi Lappalainen, Ballou Tabla, Amar Sejdic ou Mason Toye. Bref, malin est celui qui pourra prédire le onze de départ de cette équipe qui, même si son effectif n’est pas flamboyant, semble avoir un minimum de deux ou trois joueurs pour chaque position. Cette profondeur pourrait être extrêmement importante cette année afin de permettre au club de se battre pour une des dernières places qualificatives aux séries éliminatoires.  

La prédiction d’Antoine: 8-10

La prédiction de Hady: 4-7

Pour aller plus loin :

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Nashville SC

Walker Zimmerman, photo via fox17.com

Entraîneur (Nationalité) : Gary Smith (Angleterre)

Stade (Capacité) : Nissan Stadium (69 143)

Année d’entrée dans la ligue : 2020

La saison passée fut une surprenante bonne année d’expansion pour Nashville. Alors que beaucoup pensaient les voir prendre la direction des expansions désastreuses, au même titre que Cincinnati et Minnesota, Nashville a surpris en éliminant notamment l’Inter Miami lors du tour préliminaire des playoffs.
Depuis, peu de choses ont changé dans l’effectif de la Music City et l’entraîneur Gary Smith pourra compter sur la même structure pour la saison 2021. Au niveau des départs, le milieu de terrain Derrick Jones est parti pour Houston tandis que Brady Scott, le deuxième gardien et jeune espoir américain, a été repêché dans la draft d’expansion par Austin. David Accam, après une énième saison en deçà des espoirs placés en lui en MLS, est parti du côté de Hammarby en Suède et Cameron Lancaster, remplaçant en pointe, est retourné en USL à Louisville. En ce qui concerne les arrivées, c’est également très calme et Nashville est allé chercher de la profondeur de banc principalement : le vétéran CJ Sapong, peu utilisé par Chicago l’an passé, le jeune arrière gauche Nick Hinds de Tacoma, la réserve de Seattle, et Brian Meredith, deuxième gardien de Vancouver. La seule arrivée qui devrait débuter dans le onze est le jeune ailier uruguayen Rodrigo Piñeiro, 21 ans et joueur désigné.
Nous retrouverons donc Joe Willis dans les buts, après une superbe saison l’an dernier de l’ex-numéro un de Portland, avec Meredith en doublure. Elu défenseur de la saison 2020, Walker Zimmerman sera toujours le patron si solide de la défense de Nashville, avec Dave Romney à ses côtés. Jalil Anibaba et Jack Maher seront les remplaçants à ce poste. Sur la droite de la défense, le jeune canadien Alistair Johnson sera de nouveau titulaire tandis que Daniel Lovitz sera également présent à gauche, avec Taylor Washington, Dylan Nealis récemment acquis des Red Bulls, et Hinds en doublures. Au milieu de terrain, ce pourrait être plus compliqué à Nashville, avec le capitaine Dax McCarty vieillissant (33 ans) et Anibal Godoy, qui est trop souvent blessé. Derrière eux, Matt LaGrassa et Brian Anunga semblent un peu justes en cas de pépin. En revanche, c’est devant que Gary Smith possède de nombreuses armes. Sur l’aile droite, Piñeiro devra se battre avec Alex Muyl, l’ancien des Red Bulls signé l’an passé, et Abu Danladi. À gauche, le joueur désigné costaricien Randall Leal sera également mis en concurrence avec Handwalla Bwana, signé en cours de saison 2020 depuis Seattle. Au poste de numéro 10, on attendra un peu plus de Hany Mukhtar, surtout qu’il n’y a qu’une seule solution alternative à son poste : le jeune drafté Irakoze Donasiyano. Enfin, Jhonder Cádiz, prêté par Benfica, part en immense favori pour le poste d’attaquant mais les remplaçants ne manquent pas, entre CJ Sapong, Abu Danladi, Dominique Badji et Daniel Rios.
Gary Smith possède donc beaucoup de possibilités en attaque et en défense, il faudra surtout s’occuper du milieu de terrain pour rester compétitif. L’ensemble de l’effectif est composé en grande partie de seconds couteaux peu utilisés dans d’autres clubs (Muyl, Bwanna, Danlada, Sapong, entre autres). Des joueurs revanchards mais pas de grandes stars, ce qui était cependant suffisant pour se qualifier en playoffs l’an passé.

La prédiction d’Antoine: 8-10

La prédiction de Hady: 8-10

Pour aller plus loin :

Mode d’emploi : comment créer le Nashville SC

New England Revolution

Gustavo Bou et Carles Gil (Photo via New England Revolution)

Entraîneur (Nationalité) : Bruce Arena (États-Unis)

Stade (Capacité) : Gillette Stadium (20 000)

Année d’entrée dans la ligue : 1996

Attendu parmi les favoris avant le début de la saison 2020, le Revolution de la Nouvelle-Angleterre a répondu présent. Guidé avec brio par l’un des meilleurs entraineurs de l’histoire du soccer étatsunien en la personne de Bruce Arena, New England a dû faire face à plusieurs blessures tout au long de l’année et ne s’est qualifié qu’à la huitième position de l’Est. Cependant, lorsque ses pièces maitresses étaient présentes, la troupe d’Arena écrasait tout sur son passage. Éliminés en finale de la conférence Est lors des playoffs 2020 par le futur champion, le Crew de Columbus, les Revs sont revanchards et espèrent avoir un effectif en santé tout au long de la saison 2021.
Pour cela, Bruce Arena a décidé de garder ses titulaires mais de changer une grande partie de ses joueurs de rotation. En effet, même certains anciens sont passés à la trappe comme Diego Fagundez, présent au club depuis 2009, Kelyn Rowe ou Lee Nguyen, qui jouaient pour le club depuis 2012 et étaient revenu au bercail après un exil d’une ou deux saisons. Exit aussi les vétérans Kekuta Manneh, Antonio Delamea Mlinar, Michael Mancienne et Seth Sinovic, qui ne faisaient plus partie des plans de l’entraineur, ainsi que le virevoltant Cristian Penilla et le latéral gauche Alexander Buttner, qui n’étaient plus aussi importants à ses yeux. Pour remplacer tout ce beau monde, Arena a mis sous contrat d’autres vétérans comme le latéral droit AJ DeLaGarza ou Emmanuel Boateng, l’ailier de poche, sans oublier la recrue islandaise, l’international Arnor Ingvi Traustason et le latéral gauche colombien Christian Mafla. Enfin, c’est au milieu de terrain que l’on voit la recrue la plus intéressante sur le papier : le Camerounais Wilfried Kaptoum, ancien pensionnaire du FC Barcelone et fraichement débarqué de la Liga espagnole, plus précisément du Real Betis.  
Sur le terrain, l’Américain Matt Turner prendra sa place habituelle devant les cages alors que la paire de défenseurs centraux sera composée de Henry Kessler et Andrew Farrell, avec Brandon Bye en tant que latéral droit et Mafla comme latéral gauche avec DeJuan Jones comme doublure. Au milieu, Scott Caldwell et Matt Polster devront faire attention à la concurrence de la recrue Kaptoum mais aussi au retour de blessure de Luis Caicedo et du vétéran Tommy McNamara. Dans le secteur offensif, Arena a l’embarras du choix mais une seule certitude : Gustavo Bou, Carles Gil et Adam Buksa seront titulaires et ce sera le plus en forme parmi ces joueurs qui occupera la dernière place dans le onze de départ des Revs. Une concurrence féroce entre Boateng, Traustason, Tajon Buchanan (qui ne dépannera plus en tant que latéral droit selon Arena) et Teal Bunbury permettra à la troupe d’Arena de rester alerte à la moindre opportunité.
Les Revs peuvent-ils enfin décrocher la première MLS Cup de leur histoire après avoir atteint la finale à cinq reprises ? En tout cas, l’effectif semble bel et bien taillé pour aller loin en 2021. Un seul doute persiste : quelle sera la solution si jamais Farrell ou Kessler se blessent ? Collin Verfurth et John Bell peuvent-ils assurer l’intérim ?Le club devra-t-il se renforcer avant la fin de ce mercato ? En santé, cette équipe est clairement une des favorites pour le titre en 2021.      

La prédiction d’Antoine: 1-3

La prédiction de Hady: 1-3

Pour aller plus loin :

L’infatiguable Emmanuel Boateng

New York City FC

Photo via MLS Multiplex

Entraîneur (Nationalité) : Ronny Deila (Norvège)

Stade (Capacité) : Yankee Stadium (30 321)

Année d’entrée dans la ligue : 2015

Pour la première saison de Ronny Deila en MLS, le New York City FC n’a ni surperformé ni particulièrement déçu avec une cinquième place à l’Est, malgré le départ précipité de l’attaquant star Alexandru Mitriță pour rejoindre sa famille juste après la première vague du coronavirus. Pendant l’hiver, d’autres sont partis comme Joe Scally qui, à 18 ans, découvrira la Bundesliga cette saison, Alexander Ring, le capitaine acheté à prix d’or par Austin, ainsi que Ronald Matarrita, lui aussi payé chèrement (500 000$ en argent d’allocation) par Cincinnati. Pour ce qui est des arrivées, c’est plus calme avec Chris Gloster, le jeune espoir américain du PSV Eindhoven, Malte Amundsen, un arrière-gauche qui jouait jusque-là au Danemark et le milieu germano-américain formé à Arsenal Gedion Zelalem, qui évoluait l’an dernier au Sporting KC. Enfin, NYCFC s’est également renforcé au milieu avec Alfredo Morales, un Américain de 30 ans qui a fait toute sa carrière en Bundesliga. Est-ce suffisant ? Selon Ronny Deila lui-même, non, puisque l’entraîneur s’est plaint dans la presse du manque de recrues.
On retrouvera dans les buts bien évidemment Sean Johnson, qui occupe ce poste depuis 2017. En défense centrale, il y aura le Luxembourgeois Maxime Chanot et le Péruvien Alexander Callens, avec Sebastien Ibeagha en cas de pépin physique ou de suspension. À droite, le Suédois Anton Tinnerholm est l’un des meilleurs à son poste en MLS et il sera secondé par Tayvon Gray, un jeune formé au club. De l’autre côté, nous retrouverons une des deux recrues Amundsem ou Gloster, pour remplacer Matarrita, et il semblerait que le premier ait l’avantage. Au milieu de terrain, James Sands devrait prendre le relai de Ring à seulement 20 ans mais en son absence, puisqu’il est actuellement blessé, on peut attendre Alfredo Morales voire Nicolás Acevedo à sa place. Devant lui, la doublette composée de l’Américain Keaton Parks et de l’Argentin Maxi Moralez est très intéressante et devrait rester en place, malgré les 34 ans du second nommé. En cas de blessure, l’Islandais Gudmundur Thórarinsson, l’offensif Jesús Medina ou le Bélizien Tony Rocha joueront quelques minutes. Devant, une des surprises de la saison pourrait être Andres Jasson qui a joué en College Soccer l’année dernière avant de s’arrêter pendant la pandémie pour signer un contrat de jeune au NYCFC, où il a été formé. Ronny Deila a, en effet, annoncé que Jasson l’impressionnait et qu’il devrait être titulaire à droite l’an prochain, devant Valentín Castellanos. Ce dernier pourra tout de même jouer puisqu’il devrait être titulaire en pointe en attendant que le joueur désigné brésilien Héber ne revienne de blessure. Enfin, sur l’aile gauche du 4-3-3, Ismael Tajouri-Shradi semble toujours avoir l’avantage sur Medina pour débuter.
A la vue de cette équipe, on comprend la frustration de Ronny Deila. Elle n’est en effet pas particulièrement plus forte que l’an passé et c’est à se demander si elle pourra finir dans le top 5 à l’Est. Elle devrait néanmoins pouvoir jouer les playoffs et, avec une place de joueur désigné de libre, elle pourrait voir arriver une grosse pointure cet été.

La prédiction d’Antoine: 11-14

La prédiction de Hady: 8-10

Pour aller plus loin :

New-York, Ville Témoin des Liens entre Politique et Soccer

New York Red Bulls

Caden Clark (Photo via ESPN)

Entraîneur (Nationalité) : Gerhard Struber (Autriche)

Stade (Capacité) : Red Bull Arena (25 000)

Année d’entrée dans la ligue : 1996

Les New York Red Bulls ont connu une saison compliquée l’an passé, avec le licenciement de Chris Armas et l’arrivée tardive de l’Autrichien Gerhard Struber sur le banc. Malgré cela, ils ont tout de même réussi à terminer à la sixième position du classement général, mais on ne connaît pas encore la véritable formation que les NYRB utiliseront cette année. Après le 4-2-3-1 de fin de saison, doit-on s’attendre au 4-4-2 en losange que Struber aime utiliser ?
Au rayon des arrivées, Andrew Gutman arrive en prêt d’Atlanta pour jouer arrière gauche. Toujours en prêt, l’arrière droit de Stoke City Tom Edwards a également signé cet hiver. À seulement 18 ans, le très prometteur Wikelman Carmona arrive du Vénézuela tandis qu’Andrés Reyes revient de son prêt à Fort Lauderdale. L’avant-centre brésilien Fabio (Oeste) a également signé pour renforcer les armes offensives tandis que le milieu Youba Diarra et le gardien Carlos Coronel arrivent depuis Salzburg. Enfin, l’ailier Cameron Harper tentera de gagner sa place à droite. Au niveau des départs, Tim Parker s’en est allé à Houston tandis que le joueur désigné Kaku est parti en Arabie Saoudite (même si les Red Bulls n’ont jamais officialisé son départ…). Patrick Seagrist est descendu en Floride du côté de Miami, Ben Mines a rejoint Cincinnati et Jared Stroud est parti à Austin.
Cela laisse donc beaucoup de questions dans le XI du club du New Jersey. Dans les buts, Ryan Meara devra faire avec la concurrence de Coronel. Aaron Long sera bien entendu titulaire en défense mais le départ de Tim Parker vers Houston laisse une place à ses côtés. Reyes part favori mais Sean Nealis ou Amro Tarek pourraient en profiter. Gutman devrait aussi prendre la place de Stroud à gauche même si Jason Pendant est aussi un possible titulaire. À droite, le départ de Ben Mines laisse Kyle Duncan face à Tom Edwards pour la place. Le capitaine Sean Davies pourrait avoir de la concurrence en numéro 6 avec le jeune Dru Yearwood. Devant lui, le duo de numéro 8 devrait être composé de l’excellent ailier français Florian Valot et du Vénézuélien Cristhian Cásseres Jr, tandis que Yabou Diarra devra se battre pour une place. Devant, tout dépend de comment l’équipe veut jouer. Le jeune espoir Caden Clark (seulement 17 ans !) s’était déjà forgé une place dans le XI l’an dernier et devrait débuter en meneur de jeu, avec Carmona et Omir Fernandez en doublure. Devant, deux places sont à prendre et les titulaires devraient d’abord être ceux de l’an passé, à savoir Brian White et Daniel Royer. Derrière eux cependant, les candidats sont nombreux : Fabio, Tom Barlow ou encore Cameron Harper, la pression sera grande pour débuter.
Il y a beaucoup de jeunes talents intéressants à New York mais le départ de Parker montre, encore une fois, que cette équipe manque de réels vétérans en MLS. Hormis Valot et Long, ils sont rares à connaître la MLS depuis plusieurs saisons, il faudra donc s’aguerrir pour jouer les premières places à l’Est.

La prédiction d’Antoine: 4-7

La prédiction de Hady: 11-14

Pour aller plus loin :

Retour vers le futur #5 : Quand Red Bull a donné des ailes aux MetroStars

Orlando City SC

Pato, la recrue surprise d’Orlando (Photo via Orlando Sentinel)

Entraîneur (Nationalité) : Oscar Pareja (Colombie)

Stade (Capacité) : Exploria Stadium (25 500)

Année d’entrée dans la ligue : 2015

La saison 2020, malgré la pandémie qui a chamboulé le calendrier, était indéniablement une des plus belles de l’histoire d’Orlando City. Oscar Pareja, le nouvel entraîneur, a fait des merveilles avec cet effectif aguerri : quatrième à l’Est et finaliste du tournoi MLS is Back.
Il a malheureusement perdu un élément-clef qu’il avait lui-même lancé : issu de la Superdraft 2020, Daryl Dike, athlétique attaquant de pointe qui a été prêté à Barnsley (D2 anglaise) et qui y performe bien, rendant sa vente en Europe très probable à la fin du prêt. Orlando s’est aussi débarrassé de nombreux joueurs de banc dont le très cher Dom Dwyer, blessé depuis trois saisons au club, et Kamal Miller, choisis par Austin lors de la draft d’expansion. Les arrivées sont plus notables avec la surprise Alexandre Pato ! Le Brésilien sort de saisons plutôt réussies à São Paulo et n’est pas un joueur désigné, donc pourquoi pas ? Silvester van de Water, quant à lui, arrive depuis les Pays-Bas, dans comme doublure de Nani mais ce dernier, vieillissant, devrait un peu moins jouer en 2021. L’autre arrivée notable était Jonathan Suarez, un américain jouant en Liga MX, mais celle-ci fut de courte durée puisque le joueur a été accusé d’agression sexuelle et ne fera finalement pas partie de l’effectif. Peu d’autres arrivées à mentionner, si ce n’est qu’Antonio Carlos, Alexander Alvarado, Andres Perea et Rodrigo Schlegel ont tous été re-signés.
C’est donc un groupe qui se connaît bien qui va jouer ensemble pour la deuxième saison de Pareja à Orlando. Pedro Gallese est indiscutablement titulaire dans les buts et, en cas de départ avec le Pérou à la Copa America, Brandon Austin (22 ans et prêté par Tottenham) devrait prendre le relai. En défense centrale, Robin Jansson et Antônio Carlos devraient garder leur place avec Rodrigo Schlegel en cas de besoin. A gauche, on attend une doublure au très bon Moutinho après la rupture de contrat de Suarez, et le très efficace Ruan (25 ans) devrait tenir son poste d’arrière droit avec Kyle Smith derrière lui. Acheté l’année dernière au Corinthians, Junior Urso sera titulaire au milieu de terrain, accompagné de l’Espagnol Oriol Rossel. L’Équatorien Jhegson Méndez jouera les doublures et Andrés Perea, 20 ans et acheté pour 3M€ à l’Atlético Nacional (Colombie) devrait petit à petit intégrer le onze de départ. C’est en tout cas de l’attaque que viendra la force d’Orlando avec un quatuor offensif redoutable. A gauche, même s’il a moins joué en fin de saison, Nani est une belle signature depuis son arrivée il y a deux ans en Floride et van der Water pourra également jouer quelques minutes. Recruté à Krasnodar en juillet 2019, Mauricio Pereyra est une autre bonne idée d’Orlando qui a réussi à en faire son meneur de jeu. Il devrait continuer à mener l’attaque en 2021 même si le manque d’une réelle doublure à ce poste est un problème. A gauche, l’Américain Chris Mueller avait tout dynamité lors du MLS is Back de l’été 2020. Ses prestations ont été tout aussi bonnes après, si bien qu’il est de nouveau appelé en sélection et Benji Michel peut le suppléer lorsque c’est nécessaire. Enfin en pointe, reste à voir si Pato sera titulaire mais en son absence, Benji Michel, le Canadien Tesho Akindele ou même Matheus Aiás peuvent prendre le relai si Daryl Dike ne revient pas.
Il y a donc un onze partant très compétitif à Orlando mais il reste à voir si le pari Pato réussira à faire oublier Dike. Pour qu’Orlando fasse vraiment partie des favoris cette saison, il manque encore quelques pièces sur le banc afin d’assurer une stabilité en cas d’éventuelles blessures.

La prédiction d’Antoine: 1-3

La prédiction de Hady: 4-7

Pour aller plus loin :

Orlando City SC : Une culture de la loose?

Philadelphia Union

Kacper Przybylko (Photo via fr-24.com)

Entraîneur (Nationalité) : Jim Curtis (Etats-Unis)

Stade (Capacité) : Subaru Park (18 500)

Année d’entrée dans la ligue : 2010

Récipiendaire du Supporters’ Shield (ou du bouclier de Captain America), trophée donné à la franchise ayant terminée première du classement de la saison régulière, l’Union de Philadelphie a nettement dépassé les attentes en 2020. Éliminée au premier tour des playoffs par les Revs de la Nouvelle-Angleterre, Philadelphie a raté une chance en or de remporter la première MLS Cup de son histoire.
Mené d’une main de maître par l’Américain Jim Curtin, l’Union s’appuie depuis quelques années sur des joueurs issus de son académie et sur des joueurs méconnus, dénichés en Europe et en Amérique du Sud. De saison en saison, l’Union n’hésite pas à se séparer de ses meilleurs éléments et à les remplacer par des joueurs de même niveau acquis à moindre coût, ou à mettre en avant les jeunes loups de son académie et ce, avec beaucoup de succès. Durant la saison morte, Brenden Aaronson, acquis durant la saison 2020 par les Red Bulls de Salzburg avant d’être prêté à l’Union, a finalement levé les voiles pour rejoindre l’Autriche alors que le défenseur central Mark McKenzie, extraordinaire tout au long de la saison, a rejoint la Belgique et le club de Genk. De plus, le club s’est séparé de deux joueurs de rotation : Warren Creavalle et Andrew Wooten alors que le vétéran Raymon Gaddis a raccroché les crampons à l’âge de 31 ans. Afin de les remplacer, Curtin et son directeur sportif Ernst Tanner ont recruté le défenseur central écossais de Kilmarnock Stuart Findlay, le milieu relayeur américano-allemand Leon Flach de St. Pauli ainsi que le gardien international trinidadien Greg Ranjitsingh qui devrait être le quatrième gardien de l’effectif. Si la colonne des arrivées peut sembler vide, c’est que Curtin et Tanner pensent avoir ce qu’il faut dans l’effectif ou au sein de l’académie pour rester à flot.
Si le suspense au poste de gardien de but est inexistant avec le Jamaïcain Andre Blake, des doutes subsistent en défense centrale quant au partenaire de l’Anglais Jack Elliott. Le Norvégien Jakob Glesnes n’a pas démérité en 2020 mais la recrue Findlay pourrait-elle prendre sa place aux yeux de Curtin ? Sur les côtés, Kai Wagner devrait occuper le couloir gauche alors qu’Olivier Mbaizo devrait se voir confier le rôle de latéral droit. Au milieu, l’impressionnant José Martinez, en tant que milieu défensif, sera associé aux deux milieux relayeurs Alejandro Bedoya et Jamiro Monteiro alors que le jeune Anthony Fontana, remplaçant de luxe en 2020 qui avait marqué plusieurs buts décisifs, devrait occuper le poste de milieu offensif dans le 4-4-2 en diamant de Jim Curtin. En attaque, le duo Kacper Przybylko-Sergio Santos devra rééditer ses exploits en 2021. Sur le banc, Curtin pourra toujours compter sur les vétérans Aurélien Collin, Ilsinho, Joe Bendik et Corey Burke afin d’encadrer ce jeune effectif. Enfin, plusieurs produits de l’académie devraient avoir du temps de jeu cette année comme Nathan Harriel, au poste de latéral droit, ou le jeune frère de Brenden Aaronson, Paxten, qui joue au même poste que son frère.
Ayant vu ses meilleurs éléments quitter le navire cette année aussi, le modèle de Philadelphie sera-t-il encore une fois efficace ? Nous avons déjà vu ce genre de modèle imploser chez les Red Bulls de New York, alors est-ce également le destin de l’Union ? Difficile à dire puisque Philadelphie a tout de même une certaine continuité au sein du staff et de l’équipe dirigeante, qui sont soutenus par des cadres comme Bedoya, Collin, Blake et Ilsinho qui agissent en tant que fil conducteur de la franchise. Challenger sérieux ou dégringolade assurée ? Difficile de le prédire puisque les deux options sont tout aussi plausibles l’une que l’autre.      

La prédiction d’Antoine: 8-10

La prédiction de Hady: 4-7

Toronto FC

Alejandro Pozuelo (Photo via AP News)

Entraîneur (Nationalité) : Chris Armas (États-Unis)

Stade (Capacité) : BMO Field (28 351)

Année d’entrée dans la ligue : 2007

C’est la fin d’une ère à Toronto. Non pas que Jozy Altidore ou Michael Bradley soient partis mais c’est plutôt Greg Vanney, l’entraîneur de la franchise canadienne depuis six saisons, qui est allé relever un nouveau défi : celui de redresser le LA Galaxy. Vanney n’était pas seulement le coach le plus titré de l’histoire de Toronto, il était simplement le seul à avoir été titré avec la franchise. Il laisse Chris Armas, pourtant peu convaincant lors de sa première expérience sur un banc aux New York Red Bulls, prendre la main sur un effectif qui aura connu une belle saison l’an passé avec une deuxième place au classement général.
Cependant, et c’est assez surprenant, Toronto n’a pas signé le moindre joueur depuis l’été dernier. Pas un seul nouvel élément dans le groupe, même pas celui qui a pourtant été drafté au premier tour, Matt Di Rosa, qui n’a toujours pas signé. Assez incroyable pour un effectif qui, pourtant, compte des éléments plutôt vieillissants.
Dans les buts, le Franco-Américain Quentin Westberg sera toujours partant avec une doublure solide en la personne d’Alex Bono. En défense centrale, on retrouvera une des meilleures charnières de la ligue avec l’ancien pensionnaire de Ligue 1 Chris Mavinga ainsi qu’Omar Gonzalez, international américain à 52 reprises. Laurent Ciman ayant pris sa retraite, on verra en doublure Eriq Zavaleta et Julian Dunn (20 ans, formé au club). À gauche c’est Justin Morrow qui continuera à être titulaire avec , s’il signe, Di Rosa en doublure. À droite, on retrouvera Richie Laryea qui a confirmé les espoirs qui était placés en lui lors de sa deuxième saison au TFC. Derrière Laryea, on retrouvera le Brésilien Auro Jr. Au milieu de terrain, si Marky Delgado devrait être titulaire une fois de plus, la question est de savoir si Michael Bradley conservera sa place à ses côtés. Le capitaine aux 151 sélections a de la concurrence avec Liam Fraser et Noble Okello, deux joueurs formés au club, qui tapent à la porte. Devant, le quatuor offensif sera bien entendu orchestré d’une main de maître par Alejandro Pozuelo, MVP de la saison dernière, et assurément l’un des meilleurs joueurs de Toronto. À gauche, on devrait retrouver l’international canadien Jonathan Osorio (qui en est déjà à sa huitième saison avec le club de l’Ontario !) et à droite, la place sera à prendre pour Nick DeLeon ou le Japonais Tsubasa Endoh. Jayden Nelson, qui a connu une belle première saison l’an passé, pourrait gagner des minutes cette saison tout comme Ifunanyachi Achara, qui avait été blessé toute l’année. Le mystère reste encore complet sur Erickson Gallardo, l’international vénézuélien qui était arrivé avec de grands espoirs à Toronto, qui n’a joué que dix matchs depuis 2019. Enfin devant, la bataille sera rude pour le poste de numéro neuf. Jozy Altidore en est l’habituel titulaire mais ce dernier a été très souvent blessé ces dernières saisons. Si bien qu’il est difficile de prévoir plus de 25 matchs pour l’Américain cette année. Derrière lui, le jeune Ayo Akinola a connu une très belle saison en MLS l’an dernier avec neuf buts mais il débute la saison en étant blessé. Il faudra donc compter sur Patrick Mullins au début, voire plus si affinités.
Toronto a fait le choix de préserver la quasi-totalité de son effectif et, en réalité, à la vue de la jeune génération qui commence à gagner du temps de jeu, on peut penser que ce sera suffisant pour se qualifier en playoffs. Il faudra seulement faire attention à la méthode Armas et aux vedettes vieillissantes mais le TFC possède les armes pour se battre à l’Est.

La prédiction d’Antoine: 4-7

La prédiction de Hady: 4-7

Pour aller plus loin :

Alejandro Pozuelo à la Conquête de la MLS

CONFERENCE OUEST

Austin FC

Cecilio Dominguez (Photo via Twitter)

Entraîneur (Nationalité) : Josh Wolff (États-Unis)

Stade (Capacité) : Q2 Stadium (20 500)

Année d’entrée dans la ligue : 2021

La saison morte a été celle de la construction pour Austin qui est la seule franchise d’expansion cette année. Ces dernières saisons, les nouveaux arrivants en MLS ont été performants (Atlanta, LAFC), décevants (Minnesota, Cincinnati) ou dans le ventre mou (Miami, Nashville). Pour Austin, la construction de l’effectif semble montrer que la franchise se destine à évoluer, pour ses premières années, comme un Miami ou Nashville.
Josh Wolff va tout de même avoir des choix à faire pour cette première saison. Dans les buts, Andrew Tarbell, numéro 2 à Columbus mais auteur d’une solide saison après la blessure d’Eloy Room, devrait débuter la saison. Derrière lui, Austin est allé chercher le jeune Brady Scott à Nashville : international U20 américain, il pourrait être la solution dans une ou deux saisons, tandis que Brad Stuver (ex-NYCFC) jouera les doublures. La solidité en défense centrale sera sûrement incarnée par Matt Besler, 34 ans et vétéran du Sporting Kansas City, qui pourrait d’ailleurs être nommé capitaine. À ses côtés, on pourrait trouver l’ex de Portland Julio Cascante, ou le jeune espoir colombien Jhohan Romaña, âgé de 22 ans. Issu de la superdraft, Freddy Kleeman est également une solution. Sur les côtés de la défense, on trouvera à droite Nick Lima, qu’Austin est allé chercher à prix fort (500 000$) à San José, avec l’expérimenté Hector Jimenez (32 ans) derrière lui. Ben Sweat (ex-NYCFC) devrait, lui, débuter à gauche avec Zan Kolmanic, prêté par Maribor, en doublure.
Le milieu de terrain est aussi très solide : Alex Ring, 29 ans et capitaine du NYCFC, a été acheté chèrement (750 000$ avec 500 000$ en potentiel bonus) pour occuper la position de numéro 6. Tomás Pochettino, joueur désigné acheté à Talleres, devrait occuper une autre position de ce milieu aux côtés de Diego Fagundez (ex-New England) ou John Gallagher, l’ancien joueur d’Atlanta. Sebastian Berhalter, prêté par Columbus, Ulises Segura (ex-DC United) et Daniel Perreira, le choix numéro un de la Superdraft, tenteront de se faire une place dans le onze. Sur les ailes, on retrouvera le deuxième joueur désigné : Celio Dominguez, 26 ans et ancien d’Independiente. Le premier numéro 10 de l’histoire d’Austin compte 17 sélections avec le Paraguay et jouera sur une aile tandis que Rodney Redes, 21 ans et première signature de l’histoire d’Austin depuis Guarani, occupera l’autre. En doublure, on retrouve Fagundez et Gallagher tandis que Kekuta Manneh (26 ans) grapillera également quelques minutes. C’est devant que cela semble plus compliqué pour Austin. Le titulaire devrait être Danny Hoesen, 29 ans, en provenance des San José Earthquakes mais l’attaquant n’a jamais été l’un des plus grands de MLS. Derrière lui, Aaron Schoenfeld, ex-Minnesota, n’a qu’un profil de remplaçant. Difficile donc de voir Austin jouer les premiers rôles sans un numéro 9 attitré mais les Texans pourraient en accueillir un cet été. D’ailleurs, c’est avec ce même problème que le LAFC avait débuté sa saison d’expansion.

La prédiction d’Antoine : 8-10

La prédiction de Hady: 11-13

Pour aller plus loin :

La Construction Intelligente d’Austin FC, futur ‘Bad Guy’ de la MLS

Podcast S5E11 : À quoi s’attendre du Austin FC

Colorado Rapids

Jonathan Lewis (Photo via Denver Post)

Entraîneur (Nationalité) : Robin Fraser (États-Unis)

Stade (Capacité) : Dick’s Sporting Goods Park (18 061)

Année d’entrée dans la ligue : 1996

L’année 2020 aurait pu être celle des Colorado Rapids : un effectif jeune, plein d’envie et avec un entraineur, Robin Fraser, qui veut du beau jeu. Seulement, les Rapids ont été une des franchises qui a raté le plus de rencontres, surtout en fin de saison, à cause de la pandémie et son parcours a été plus compliqué que prévu malgré une belle 5e place à l’Ouest.
Colorado débute 2021 sous le signe de la stabilité puisqu’aucun départ conséquent n’est à déplorer ! Du côté des arrivées, les Rapids sont restés calmes mais on peut tout de même mentionner Michael Barrios, l’ailier droit de Dallas, qui reste sur de bonnes saisons au Texas. Un nouveau gardien vient s’installer dans les buts : William Yarbrough, international américain de Léon, au Mexique. Colorado a également eu le flair de choisir Philip Mayaka à la Superdraft, un des talents les plus prometteurs en College Soccer.
Dans le XI de Robin Fraser, William Yarbrough devrait donc prendre la place de Clint Irwin dans les cages de Colorado. La paire Lalas Abubakar – Anton Trusty, très efficace la saison passée, continuera à veiller en défense, avec le vétéran Drew Moor (37 ans !) et Kortne Ford en doublure. À gauche, c’est la petite sensation Sam Vines qui débutera mais, à 21 ans, il est déjà pisté en Europe et il est possible qu’il parte cet été. Le seul remplaçant à son poste est le vétéran Steven Beitashour. Du côté droit de la défense, c’est l’Américain Keegan Rosenberry qui continuera à avoir sa place, avec Jeremy Kelly en doublure. Le milieu de terrain est la vraie force de Colorado : Jack Price est l’indéboulonnable numéro 6, serveur de caviar sur coups de pieds arrêtés, avec Cole Bassett (qui pourrait également partir en Europe cet été) et Kellyn Acosta, excellent récemment avec la sélection étasunienne, devant lui. Collen Warner, Mayaka et Danny Wilson joueront les doublures.
Devant, les armes sont nombreuses mais il existe peu de consensus sur qui seront les titulaires. À gauche, le jeune américain Jonathan Lewis – qui, comme Acosta, sort de prestations abouties avec l’USMNT – devrait avoir la priorité même si le Français Nicolas Benezet peut également débuter. À droite, même si Younes Namli n’a pas été aussi percutant que souhaité, il part titulaire avec Barrios et le jeune Brian Galvan (Argentin de 20 ans) également en option. Devant, c’est plus compliqué. Colorado joue avec un faux numéro 9 en la personne de Diego Rubio que tous les fans n’apprécient pas. Choisis à la Superdraft il y a deux ans, Andre Shinyashiki peut être une autre solution en pointe même s’il joue également beaucoup sur les ailes.
Cet effectif est sûrement l’un des plus jeunes et l’un des plus américains en MLS. Les Rapids ont une vraie carte à jouer avec une année en plus de stabilité pour profiter des Bassett, Vines et autre Acosta avant qu’ils ne partent et pour challenger les favoris de l’Ouest.

La prédiction d’Antoine: 4-7

La prédiction de Hady: 4-7

Pour aller plus loin :

Colorado Rapids : L’attraction de 2020 ?

FC Dallas

Jesus Ferreira (Photo via FC Dallas)

Entraîneur (Nationalité) : Luchi Gonzalez (États-Unis)

Stade (Capacité) : Toyota Stadium (20 500)

Année d’entrée dans la ligue : 1996

La première franchise texane au sein de la MLS a souvent été mise de côté ces dernières années par les observateurs. La saison 2020 ne fut pas différente pour le FC Dallas qui a, encore une fois, déjoué tous les pronostics en se qualifiant pour les playoffs. Il a ensuite éliminé les Timbers au premier tour avant de se faire sortir par Seattle par la plus petite marge possible (défaite 1-0). D’habitude, Dallas bouge peu durant la saison morte mais cette année, le nombre de transactions est impressionnant.
Du côté des départs, l’international suisse Reto Ziegler a été laissé libre tout comme le Colombien Santiago Mosquera. Si Mosquera a souvent été un joueur de rotation, Ziegler était le capitaine de cette équipe durant toute la saison 2020 avant de perdre sa place lors des quatre derniers matchs de l’année au profit du Brésilien Bressan. Par ailleurs, Callum Montgomery, Fafa Picault, Michael Barrios, Brandon Servania et Thiago Santos, tous des joueurs importants de l’effectif, ont pris la poudre d’escampette alors que les jeunes Bryan Reynolds (AS Roma) et Justin Che (Bayern Munich) ont répondu aux sirènes de clubs européens. Néanmoins, Dallas a réussi à trouver leurs remplaçants en recrutant l’Espagnol Jose Antonio Martinez, titulaire en défense centrale avec Eibar en Liga espagnole, l’ailier gauche colombien Freddy Vargas et son compatriote ailier droit Jader Obrian, tous les deux jouant en première division colombienne. Dans les buts, le gardien brésilien Phelipe concurrencera l’habituel titulaire Jimmy Maurer et enfin, le Hongrois Szabolcs Schön, ailier gauche de 20 ans, pose aussi ses valises à Dallas en provenance du MTK Budapest.
Luchi Gonzalez devrait faire confiance à Maurer à nouveau devant les buts avec une défense centrale composée de Matt Hedges et Jose Antonio Martinez. Ryan Hollingshead ou John Nelson occuperont le poste de latéral gauche alors que le celui de droite devrait revenir à Eddie Munjoma, seul à son poste même si Hollingshead peut dépanner à ce poste au besoin (tout comme au poste d’ailier gauche aussi !). Au milieu, le jeune loup Tanner Tessmann devrait s’emparer de la place laissée vacante par Santos aux côtés d’Andres Ricaurte. Jesus Ferreira sera placé derrière l’attaquant de pointe avec les nouveaux Vargas et Obrian sur les ailes et enfin, en pointe, l’attaquant argentin Franco Jara devra faire mieux que ses 7 buts en 19 matchs en 2020 afin de se faire une place au soleil. Sur le banc, Ricardo Pepi, 18 ans, aura son mot à dire en remplacement de Jara alors que tout Dallas attend avec impatience le retour de blessure de Paxton Pomykal, véritable pépite du centre de formation de la franchise texane. Le jeune Edwin Cerrillo pourrait, lui aussi, avoir du temps de jeu alors que l’expérimenté Bryan Acosta pourrait postuler à une place de titulaire s’il retrouve son niveau.
Fou est celui qui pense que Dallas ne se battra pas pour une place en playoffs. Afin d’y arriver, les recrues devront s’adapter assez rapidement et se fondre à la vitesse de l’éclair dans le système de jeu de Luchi Gonzalez. 2021 sera l’année de la confirmation pour plusieurs jeunes pousses américaines du côté de Dallas qui, avec un peu de chance, profitera de leurs services pour de nombreuses années.    

La prédiction d’Antoine: 4-7

La prédiction de Hady: 8-10

Houston Dynamo FC

Christian Ramirez et Darwin Quintero (Photo via Twitter)

Entraîneur (Nationalité) : Tab Ramos (États-Unis)

Stade (Capacité) : BBVA Stadium (22 039)

Année d’entrée dans la ligue : 2006 (délocalisation depuis San José)

Ne vous laissez pas berner par le nouveau logo : le Houston Dynamo n’est pas entré dans une nouvelle ère malgré le nouveau blason hexagonal, bien au contraire, puisque le club est en vente. Après une saison décevante, l’ex-entraîneur des U20 américains Tab Ramos est toujours sur le banc mais a cette fois-ci eu plus de temps pour façonner son mercato.
Les arrivées sont des valeurs sûres de MLS, preuve que l’équipe manquait de cadres la saison dernière. Le plus gros coup est l’arrivée de Tim Parker, défenseur central des New York Red Bulls, qui débarque pour 450 000$ d’allocation avec 150 000$ en possible bonus. Fafà Picault arrive depuis Dallas pour aider sur l’aile gauche, tout comme Ariel Lassiter qui reste après son prêt concluant. Derrick Jones, milieu de terrain de Nashville, solidifiera cette partie du terrain tout comme le vétéran Joe Corona, qui signe depuis le LA Galaxy. Enfin devant, un autre vétéran de MLS, Maximiliano Urruti, tentera d’apporter un peu plus d’efficacité au poste de numéro 9, ainsi que Tyler Pasher d’Indy Eleven (USL).
Cela donne donc un effectif de vétérans et de bons joueurs de MLS, sans une réelle star. Marko Maric, le gardien croate excellent la saison dernière, restera dans les buts avec Kyle Morton de St. Louis (USL) en doublure. Parker sera le défenseur central principal avec le Colombien Alejandro Fuenmayor à ses côtés, le jeune Ethan Bartlow, issu de la Superdraft, en roue de secours et le vétéran (37 ans) Maynor Figueroa en cas de besoin. Sur les côtés de la défense, on trouvera le Suédois Adam Lundqvist à gauche et Zarek Valentin à droite, avec Sam Junqua et José Bizama en remplaçants. Les deux nouveaux du milieu de terrain Jones et Corona devront s’employer, eux, pour déloger les titulaires Darwin Cerén et Matías Vera, avec Boniek García (36 ans) en solution de secours. À gauche en attaque, Darwin Quintero devrait toujours être présent tant son apport offensif est important et malgré sa nonchalance défensive, bien que Memo Rodríguez ait souvent pris sa place l’an dernier. Lassiter devrait continuer à droite comme titulaire et, avec le départ de Mauro Manotas, il faudra observer si c’est Christian Ramirez ou Urruti qui prendra sa place devant, avec également Pasher dans le mix. Derrière eux, des joueurs comme Picault, le jeune argentin Mateo Bajamich et Nico Lemoine devraient tous jouer pour gagner une place dans le onze.
Le Dynamo s’est donc renforcé mais, l’équipe est en vente et n’investit que peu en dehors des joueurs MLS. Houston n’a qu’une seule réelle star, Darwin Quintero, qui est vieillissante. Il faudra donc trouver un système pour gérer les errements défensifs du numéro 10 tout en le positionnant du mieux possible pour offrir des caviars comme il sait le faire. Il y a donc beaucoup de travail pour Houston cette année, peut-être un peu trop pour se qualifier en playoffs.

La prédiction d’Antoine: 11-13

La prédiction de Hady: 11-13

Pour aller plus loin :

Houston Dynamo, Radins Géniaux ou Mal Gérés ?

Los Angeles Galaxy

Chicharito (Photo via Twitter)

Entraîneur (Nationalité) : Greg Vanney (États-Unis)

Stade (Capacité) : Dignity Health Sports Park (27 000)

Année d’entrée dans la ligue : 1996

La franchise la plus titrée de l’histoire de la MLS peine à retrouver son niveau d’antan. Pourtant, le Galaxy n’a jamais lésiné sur les moyens et la saison 2020 n’a pas été différente avec l’acquisition de la star mexicaine Javier « Chicharito » Hernandez. Arrivé en grande pompe, l’attaquant de poche n’a pas hésité à dire qu’il était là pour soulever des trophées. Mais une fois n’est pas coutume, le Galaxy a complètement omis de renforcer sa défense. Un détail qui ne passe plus en MLS et qui a vu la franchise angélienne encaisser 46 buts en 22 matchs, terminant la saison à la 10ème position dans la conférence Ouest. Après avoir raté les playoffs pour la troisième année sur quatre, le Galaxy veut mettre un terme à l’hémorragie.
Afin d’y parvenir, le club a annoncé la nomination de l’Américain Greg Vanney au poste d’entraineur. Chef d’orchestre de Toronto FC pendant six saisons, Vanney a réussi à donner ses lettres de noblesse au club ontarien, remportant la MLS Cup en 2017 tout en atteignant la finale en 2016 et en 2019. Sur la scène continentale, Vanney a aussi mené Toronto sur la dernière marche de la Concacaf Champions League en 2018, compétition où il fut nommé entraineur de l’année.
Au Galaxy, Vanney s’est rapidement mis au travail et a fait jouer son carnet d’adresses en recrutant Victor Vazquez, son ancien joueur à Toronto, ainsi que Samuel Grandsir (Monaco) et Kevin Cabral (Valenciennes), deux joueurs français (ndlr, Vanney a évolué en France lorsqu’il était joueur). Néanmoins, ce sont les renforts en défense qui sont les plus encourageants avec les latéraux Jorge Villafana à gauche et Oniel Fischer à droite, sans oublier le défenseur central Derrick Williams en provenance des Blackburn Rovers en Angleterre. Dans les buts, le départ du gardien David Bingham a ouvert la porte au recrutement de Jonathan Bond, anciennement deuxième gardien à West Bromwich Albion en Premier League. Enfin, après les départs de Joe Corona et de Perry Kitchen, le Galaxy a mis la main sur le jeune international panaméen Carlos Harvey, 21 ans, qui apportera sa fougue en tant que milieu défensif.
Dans les buts, la bataille fait rage entre le nouveau venu Bond et Jonathan Klinsmann, qui attend encore son heure de gloire à l’âge de 24 ans. En défense centrale, la recrue Williams devrait être associée au Costaricien Giancarlo Gonzalez, avec Villafana sur la gauche et la jeune sensation Julian Araujo sur la droite. Au milieu de terrain, la concurrence sera de mise entre plusieurs joueurs. Jonathan Dos Santos et Sebastian Lletget devraient avoir une longueur d’avance alors que Vazquez, Harvey, Sacha Kljestan et Efrain Alvarez devront se battre pour une place. Sur les côtés, les recrues Cabral et Grandsir seront souvent titulaires, à moins que Lletget ou Alvarez ne se retrouvent sur les ailes pendant quelques matchs. En pointe, Chicharito devra faire taire les sceptiques après une saison 2020 catastrophique pour un joueur de sa trempe. Pour ce qui est de la profondeur en attaque, le jeune de l’académie Cameron Dunbar, 18 ans, aura un rôle à jouer tout comme le drafté Josh Drack et l’attaquant américain Ethan Zubak.
Une saison pleine de promesses se profile pour le Galaxy qui, avec le bon entraineur, a tout ce qu’il faut pour renouer avec le succès et se qualifier pour les playoffs.         

La prédiction d’Antoine : 8-10

La prédiction de Hady: 4-7

Pour aller plus loin :

Chicharito au LA Galaxy : Imaginémonos cosas chingonas

Josh Drack, du rêve à la réalité

 

Los Angeles FC

Eduard Atuesta et Carlos Vela (photo via SBI Soccer)

Entraîneur (Nationalité) : Bob Bradley (États-Unis)

Stade (Capacité) : Banc of California Stadium (22 000)

Année d’entrée dans la ligue : 2018

Le club qui avait beaucoup impressionné lors de la saison 2019 en MLS a eu beaucoup de mal en 2020. Privé de sa star Carlos Vela durant la majeure partie de la saison, LAFC n’a pas réussi à survoler la ligue de la même manière en 2020, terminant à la septième position de la conférence Ouest avant d’échouer dès le premier tour des playoffs, face aux Sounders de Seattle. Pourtant, le club cher à Will Ferrell a réussi à se hisser jusqu’en finale de la Ligue des Champions de la Concacaf, tombant in extremis face aux Tigres sur le score de 2-1. Une des raisons principales de cet échec, hormis la longue absence de Vela, provenait de la faiblesse de la défense. Si la troupe de Bob Bradley avait déjà identifié ce problème en fin d’année en recrutant en prêt le Colombien Jesus Murillo au mois d’octobre, c’était déjà trop tard pour gommer les erreurs du début de saison.
Durant la saison morte, le club a bel et bien ciblé le secteur défensif. Si le poste de numéro un devant les filets se jouera entre le Néerlandais Kenneth Vermeer et le Mexicain Pablo Sisniega, la charnière centrale serait composée de Murillo, acquis définitivement, et de son compatriote colombien et général de cette défense Eddie Segura. Sur le côté droit de la défense, l’international coréen Moon-Hwan Kim et l’Américain Tristan Blackmon devraient se partager les minutes alors qu’à gauche, la compétition sera coriace entre le vétéran Jordan Harvey, l’Équatorien Diego Palacios et l’international américain Marco Farfan, nouvellement arrivé de Portland. Au milieu de terrain, le trio magique de 2019 composé d’Eduard Atuesta, Latif Blessing et Mark-Anthony Kaye devrait être reconduit même si les jeunes José Cifuentes et Francisco Ginella poussent juste derrière en cas de mauvaise performance. C’est dans le secteur offensif qu’on voit aussi beaucoup de changements avec le départ de Bradley Wright-Phillips, si performant en 2020, et celui de Brian Rodriguez, jeune pépite uruguayenne partie tenter sa chance en Liga espagnole. Afin de les remplacer, LAFC s’est renforcé en recrutant l’international américain Corey Baird du Real Salt Lake. Baird, Vela et l’Uruguayen Diego Rossi devraient occuper les trois postes offensifs, causant la confusion au sein des défenses adverses puisque ces trois joueurs peuvent très bien jouer sur les côtés ainsi que dans l’axe. Bob Bradley pourra permuter les positions de ces trois joueurs tout au long d’un même match, rendant la tâche de l’adversaire très difficile. Pour ce qui est de la profondeur en attaque, Danny Musovski, qui a rendu de fiers services à l’équipe l’année passée, le jeune Ghanéen de 19 ans Kwadwo Opoku ou la sensation de 23 ans Cal Jennings, auteur de 9 buts en 14 matchs sous les couleurs de Memphis en USL Championship en 2020, devront montrer qu’ils peuvent aider l’équipe lorsque Bradley fera appel à eux.
Si le onze de départ du club angélien reste l’un des meilleurs de la MLS sur papier, le manque de profondeur de l’effectif au poste d’ailier et en défense centrale pourrait s’avérer être le talon d’Achille de la troupe de Bob Bradley. En effet, le calendrier 2021 devrait être très chargé dû au contexte pandémique et, en cas de blessure d’un de ses joueurs clés, LAFC aura de la difficulté à trouver un remplaçant du même acabit.    

La prédiction d’Antoine: 1-3

La prédiction de Hady: 1-3

Pour aller plus loin :

Carlos Vela, l’Homme aux Crampons Dorés

L’Europe à l’assaut des pépites de la MLS

Minnesota United FC

Emmanuel Reynoso (Photo via SB Nation)

Entraîneur (Nationalité) : Adrian Heath (Angleterre)

Stade (Capacité) : Allianz Field (19 400)

Année d’entrée dans la ligue : 2017

Saison après saison, Minnesota gravit un à un les échelons. L’année 2020 a été bonne pour les « Loons » qui ont montré toute l’étendue de leur talent, atteignant la finale de la conférence Ouest en playoffs avant de se faire éliminer in extremis par les Sounders. Après avoir essuyé plusieurs critiques depuis qu’il a pris les rênes de la franchise, Adrian Heath espère répéter les mêmes exploits en 2021 et, pourquoi pas, dépasser les attentes.
Pour y arriver, Minnesota avait grandement besoin de se renforcer à certains postes clés. C’est chose faite au poste de latéral gauche où le Finlandais Jukka Raitala viendra prêter main forte à Chase Gaspar alors que la venue du Canadien Callum Montgomery vient compenser l’indisponibilité récurrent d’Ike Opara en défense centrale. Enfin, au milieu de terrain, l’acquisition de Wil Trapp sera cruciale afin de suppléer le vieillissant Osvaldo « Ozzie » Alonso qui, à 35 ans, est toujours aussi important pour l’effectif même s’il ne peut plus jouer tous les matchs d’une saison. Offensivement, le départ de Kevin Molino laisse un trou béant en termes de productivité puisque le Trinidadien était tout simplement le meilleur buteur du club en 2020. Il est finalement remplacé par l’Argentin de 31 ans Ramon Abila qui rejoint Minnesota en provenance des Boca Juniors. Abila sera indispensable au succès des Loons cette année sachant que son remplaçant ne sera pas Kei Kamara, dont l’option de contrat n’a pas été levée tout comme celle d’Aaron Schoenfeld.
Pour ce qui est de l’effectif et surtout du onze, Heath devra trancher afin de choisir le gardien numéro un du club. Un poste convoité par l’international américain Tyler Miller, titulaire en début d’année, avant de perdre sa place au profit du Canadien Dayne St. Clair, qui a impressionné pendant l’épopée des Loons en playoffs. En défense, la charnière officielle devrait être composée d’Ike Opara et Bakaye Dibassy avec Michael Boxall et Callum Montgomery en police d’assurance. Sur les côtés, le Malgache Romain Métanire est un des meilleurs latéraux droits de la ligue et Raitala occupera sûrement le flanc gauche. Au milieu de terrain, la paire Ozzie-Jan Gregus est toujours aussi efficace dans les gros matchs avec la sensation Emanuel Reynoso en meneur de jeu et pur numéro 10 devant eux. Si le besoin se fait sentir, outre Trapp mentionné un peu plus haut, Hasani Dotson et Jacori Hayes auront leur lot de minutes et ne seront pas de trop au sein de cette formation. Enfin sur les ailes, Robin Lod devrait occuper le couloir gauche alors qu’Ethan Finlay sera à droite afin de distiller de bons ballons à Abila. En cas de blessure ou de méforme, Juan Agudelo et Niko Hansen joueront le rôle de doublures et pourraient donner un coup de main à la formation de Minneapolis.
Suffisant pour franchir les deux dernières marches et décrocher le Graal ? Difficile à dire avant le coup d’envoi de la saison mais Heath a intérêt à y croire parce que, sur le papier, Minnesota United n’a pas à rougir face à ses adversaires.       

La prédiction d’Antoine: 1-3

La prédiction de Hady: 1-3

Portland Timbers

Sebastian Blanco et Jaroslaw Niezgoda (Photo via Oregon Live)

Entraîneur (Nationalité) : Giovanni Savarese (Venezuela)

Stade (Capacité): Providence Park (19 566)

Année d’entrée dans la ligue : 2011

Troisièmes de la conférence Ouest en 2020, les Timbers ont su répondre aux attentes malgré la blessure de leur Joueur Désigné Sebastian Blanco, absent des terrains plus de la moitié de la saison. À 34 ans, c’est l’Argentin Diego Valeri – véritable symbole de la franchise ayant accepté une grosse baisse de salaire et un changement de statut passant de Joueur Désigné à joueur TAM (qui a un salaire plus élevé que le plafond en utilisant de l’argent d’allocation ciblée) qui a porté le club à bout de bras. Éliminé aux tirs au but par le FC Dallas dès le premier tour des playoffs, Portland a failli à sa réputation de « club de coupe » mais peut tout de même se féliciter de ses performances compte tenu des difficultés rencontrées.
Pour la saison 2021, Giovanni Savarese semble vouloir prendre, à quelques exceptions près, les mêmes joueurs au front et se relancer à la conquête de la MLS Cup. Dans le sens des départs, seuls Marco Farfan, Julio Cascante, Andres Flores, Chris Duval et Tomas Conechny sont partis sous d’autres cieux, tous jouant un rôle de rotation au sein de l’effectif durant les dernières années. Afin de les remplacer, Savarese a ciblé Claudio Bravo, latéral gauche argentin, et Josecarlos van Rankin, latéral droit mexicain, sachant qu’il a assez d’options au sein du club afin de pallier aux autres départs.
Avec l’excellent Steve Clark dans les buts, la paire Dario Zuparic – Larrys Mabiala en défense centrale avec les nouveaux venus Bravo et van Rankin sur les côtés, le secteur défensif a de l’allure et devrait donner satisfaction. Au milieu de terrain, l’inusable Diego Chara sera associé à la révélation de l’année 2020 Eryk Williamson. En numéro 10, c’est l’incontournable Diego Valeri, qui semble avoir retrouvé ses jambes d’antan, qui se verra confier ce rôle avec Blanco à gauche quand il sera remis, Yimmi Chara à droite et Felipe Mora, Jeremy Ebobisse ou Jarolsaw Niezgoda en pointe, dépendamment de leur forme. Sur le banc, Savarese pourra utiliser plusieurs cartouches intéressantes comme Dairon Asprilla, Marvin Loria ou Andy Polo dans le secteur offensif alors que Cristian Paredes et Renzo Zambrano seront les remplaçants au milieu de terrain. Enfin en défense, le Néo-Zélandais Bill Tuiloma, le Vénézuélien Pablo Bonilla et l’Américain Ismaila Jome feront tout ce qui est en leur pouvoir pour changer la hiérarchie établie.
Les Timbers sont dangereux, voire même très dangereux, grâce à leur effectif bien fourni. Cependant, les cadres de celui-ci commencent à se faire vieux et le risque de blessure augmente de plus en plus. Clark, Mabiala, Chara, Blanco et Valeri ont déjà tous plus de 33 ans et, en cas de blessure d’un ou de plusieurs de ces éléments, la machine peut rapidement se gripper. Giovanni Savarese a-t-il plus d’un tour dans son sac ? Il serait fou de parier contre un entraineur de ce calibre et de penser que les Timbers ne se qualifieront pas pour les playoffs. Mais il serait surprenant de les voir aller très loin compte tenu du lourd calendrier auquel toutes les franchises de la MLS vont faire face.                   

La prédiction d’Antoine: 1-3

La prédiction de Hady: 4-7

Pour aller plus loin :

Providence Park, Répands de l’amour

Diego Valeri : Le génie Argentin au service des Timbers.

Real Salt Lake

Albert Rusnak et Joao Plata (Photo via Goal.com)

Entraîneur (Nationalité) : Freddy Juarez (États-Unis)

Stade (Capacité): Rio Tinto Stadium (20 008)

Année d’entrée dans la ligue : 2005

La réputation du Real Salt Lake (RSL) est ternie depuis les déclarations racistes et sexistes de son ancien propriétaire, Dell Loy Hansen. Bien que le club soit passé sous l’égide de la MLS en attendant de trouver un nouveau propriétaire, la page n’est pas encore complètement tournée tant et aussi longtemps que ce ne soit pas fait. Sur le terrain, ce manque de soutien s’est fait sentir sur les résultats de la franchise en 2020 avec l’avant-dernière place de la conférence Ouest. 
Sans grande stratégie, le Real n’a que peu changé son effectif durant la saison morte en ne recrutant que l’Équatorien Anderson Julio ainsi que quelques joueurs de seconde division, l’USL Championship, en attendant la venue programmée de Bobby Wood au mois de juillet lorsque le mercato estival ouvrira ses portes (du 7 juillet au 5 août 2021). Dans la colonne des départs, les retraites de Kyle Beckerman et de Giuseppe Rossi ainsi que l’échange de Corey Baird vers LAFC sont les seuls mouvements d’effectif notables au sein de la formation de l’Utah. Si les changements sont peu nombreux, le départ de Kyle Beckerman restera un moment marquant de l’histoire de cette franchise et c’est dommage que son départ se soit déroulé dans ces circonstances.
Dans les buts, Freddy Juarez devra trancher cette année entre trois gardiens de qualité pouvant occuper le rôle de numéro un : Zac MacMath, David Ochoa et Andrew Putna. En défense, Justen Glad et Marcelo Silva tiennent la corde en défense centrale avec Aaron Herrera sur le flanc droit et le vétéran Donny Toia à gauche. Au milieu, Everton Luiz et Damir Kreilach seront épaulés par Pablo Ruiz, Justin Portillo et Nick Besler en cas de méforme, alors que le poste de numéro 10 devrait une nouvelle fois être confié à l’international slovaque Albert Rusnak. Sur les ailes, Justin Meram à gauche et le nouveau venu Julio à droite et enfin, en pointe, Douglas Martinez, Rubio Rubin et Milan Iloski se partageront la tâche de marquer des buts en attendant la venue de Bobby Wood qui devrait redynamiser la franchise. 
Difficile de prédire autre chose qu’une saison de misère pour le Real Salt Lake mais attention, ce club a déjà déjoué les pronostics par le passé.      

La prédiction d’Antoine: 11-13

La prédiction de Hady: 11-13

Pour aller plus loin :

Le projet RSL

San Jose Earthquakes

Chris Wondolowski (Photo via Goal.com)

Entraîneur (Nationalité) : Matias Almeyda (Argentine)

Stade (Capacité) : PayPal Park (18 000)

Année d’entrée dans la ligue : 1996

San Jose a été un des clubs les plus amusants à regarder jouer en 2020. Capables de dominer un match et de s’imposer sur des scores improbables, les Earthquakes ont aussi souvent reçu de grosses claques durant la saison. Le marquage individuel dont raffole Matias Almeyda semble trouver ses limites lorsque le bloc adverse est bien en place, mais l’entraineur argentin persiste à l’appliquer contre vents et marées. Cependant, Almeyda disputera sa troisième saison à la barre de San Jose et, même si le club a réussi à se qualifier pour les playoffs en 2020 et a rendu la tâche très difficile au Sporting Kansas City lors du premier tour, les attentes demeurent très élevées pour un entraineur habitué à remporter des titres partout où il est passé.
Lors du mercato, San Jose s’est séparé de plusieurs joueurs clés des dernières années comme Valeri « Vako » Qazaishvili, Joueur Désigné du club parti en Corée du Sud, Danny Hoesen, attaquant néerlandais ayant rendu de fiers services à l’équipe, ou encore le vétéran défenseur Guram Kashia, qui est retourné en Géorgie. Par ailleurs, le départ qui a fait couler le plus d’encre restera celui de Nick Lima, l’international américain qui symbolisait l’avenir de la franchise à 26 ans. Au rayon des arrivées, le milieu défensif Eric Remedi rejoint le club en provenance d’Atlanta alors que le latéral droit Luciano Abecasis pose ses valises à San Jose après avoir joué à Libertad, au Paraguay. Comme figure de proue, le club californien n’a pas hésité à mettre les moyens pour attirer le Mexicain de 26 ans Javier Lopez de Chivas Guadalajara, en Liga MX. Ce milieu offensif de poche devrait dynamiter le secteur offensif des Earthquakes et montrer l’étendue de son talent en MLS.
Pour la saison 2021, Almeyda devra faire confiance aux joueurs qui se sont révélés en fin de saison 2020. Dans les buts, il serait judicieux de choisir l’avenir avec JT Marcinkowski comme titulaire au profit du vétéran Daniel Vega. L’international espoir américain a impressionné avec son club en fin d’année et, à 23 ans, semble prêt à s’imposer définitivement au poste de numéro un. En charnière centrale, les vétérans Oswaldo Alanis et Florian Jungwirth seront les titulaires avec le Péruvien Marcos Lopez à gauche, auteur d’une excellente deuxième partie de saison. À droite de la défense, la liste est longue. Entre la recrue Abecasis, l’ailier reconverti à cette position Tommy Thompson et le Français Paul Marie, Almeyda a l’embarras du choix. Le milieu de terrain devrait être composé de la triplette Judson, Remedi et de l’international américain Jackson Yueill, si impressionnant avec les U23 américains ainsi que tout au long de la saison passée. Offensivement, Cristian Espinoza est un indéboulonnable sur le flanc droit alors que le nouveau venu, Javier Lopez, semble destiné à jouer sur le flanc gauche. En pointe, le légendaire Chris Wondolowski – meilleur buteur de l’histoire de la ligue – devrait partager les minutes avec la jeune sensation de 17 ans Cade Cowell et avec l’attaquant argentin de 31 ans Andrés Rios.
L’effectif des Earthquakes semble bien équilibré et possède de la profondeur à toutes les positions, excepté au poste de défenseur central où les solutions sont assez minces derrière les deux titulaires habituels. La réussite de cette franchise dépendra du rendement de sa légende Wondolowski ainsi que de l’adaptation de Javier Lopez au sein de sa nouvelle équipe. Vu la concurrence pour les places qualificatives aux playoffs, les Earthquakes devraient se battre jusqu’au bout pour en obtenir une mais ce serait surprenant de les voir parmi les sept meilleures équipes de la conférence Ouest.    

La prédiction d’Antoine: 8-10

La prédiction de Hady: 8-10

Pour aller plus loin :

Matías Almeyda, gage de succès?

Reno 1868 FC : L’affiliation parfaite avec San José

Retour vers le Futur #4 : Le Jour où les Earthquakes de San José ont fait leurs Bagages

Seattle Sounders

Fredy Montero et Nouhou Tolo (Photo via Sounders FC)

Entraîneur (Nationalité) : Brian Schmetzer (États-Unis)

Stade (Capacité) : Lumen Field (68 740)

Année d’entrée dans la ligue : 2009

Depuis son arrivée en 2009, Seattle n’a jamais manqué les playoffs. Avec un effectif aguerri et stable, les Sounders sont chaque année dans les favoris à l’Ouest mais 2021 pourrait être une exception. L’équipe est vieillissante et a perdu de nombreux cadres. Roman Torres est retourné au Panama, Kelvin Leerdam et Joevin Jones sont partis pour l’Inter Miami et le milieu Gustav Svensson a, quant à lui, fait ses valises après quatre saisons. Tous faisaient partie des gros salaires des Sounders, qui voulaient ralentir les dépenses. Jordan Morris sera cependant le plus grand départ : l’ailier américain, étincelant l’an dernier, est parti en prêt à Swansea mais en est revenu plus vite que prévu… à cause d’une blessure qui devrait le tenir éloigné des terrains toute la saison. Les arrivées sont plutôt pâles en comparaison avec Kellyn Rowe, l’aillier de New England, un Fredy Montero vieillissant devant et Spencer Richey pour le poste de numéro 2 dans les buts.
L’effectif reste cependant de qualité mais il manque de profondeur. Dans les buts, Stefan Frei sera titulaire et ne semble pas, malgré ses 34 ans, décliner. En défense centrale, la paire Yeimar Gómez Andrade et Xavier Arreaga était l’une des meilleures l’an passé mais derrière, Seattle n’a malheureusement qu’un seul remplaçant en la personne de Shane O’Neill. Si Jones est parti, à gauche Nouhou Tolo et l’Australien Brad Smith restent des valeurs sûres à leurs postes. À droite en revanche, Alex Roldan a montré des limites l’an passé et n’a pas de réel remplaçant même si Rowe, Christian Roldan ou Jordy Delem peuvent dépanner. Au milieu de terrain, là encore les titulaires sont plus que compétents avec le Brésilien et joueur désigné Joao Paulo accompagné de Christian Roldan. Derrière, Jordy Delem et le jeune Danny Leyva sont des doublures de qualité. C’est devant qu’une fois de plus l’effectif manque de profondeur de banc. À gauche, Rowe devrait débuter mais derrière, les jeunes Ethan Dobbelaere et Jimmy Medranda ne paraissent pas assez aguerris en cas de pépins physiques (si Morris reste blessé toute la saison). À droite, c’est un autre jeune de l’effectif sorti de l’académie, Shaune Hopeau, qui pourrait débuter sauf si Seattle joue en 3-5-2, où on pourrait donc voir Alex Roldan sur l’aile (avec Smith ou Nouhou de l’autre côté). Le poste de meneur de jeu est bien entendu celui de Nicolas Lodeiro, l’un des meilleurs en MLS à cette position. Devant, pourra-t-on voir Seattle évoluer avec deux pointes ? Vu le peu de renforts sur les ailes, c’est une possibilité. Dans ce cas, le joueur désigné Raul Ruidiaz évoluera avec Will Bruin, habitué à un rôle de supersub où il excelle, ou Fredy Montero.
C’est donc une saison de transition qui se profile à Seattle. Les cadres partis n’ont pas vraiment été remplacés et il semble que le club veuille être dans une position de challenger cette année, en faisant émerger des jeunes.

La prédiction d’Antoine: 4-7

La prédiction de Hady: 4-7

Pour aller plus loin :

Seattle, la Franchise Modèle

Brian Schmetzer, l’Incarnation de Seattle

Nicolás Lodeiro: l’architecte altruiste

Sporting Kansas City

Gianluca Busio (Photo via Sports Illustrated)

Entraîneur (Nationalité) : Peter Vermes (États-Unis)

Stade (Capacité) : Children’s Mercy Park (18 467)

Année d’entrée dans la ligue : 1996

Premier de la conférence Ouest au terme de la saison régulière en 2020, le Sporting Kansas City (SKC) a surpris les observateurs. Après une saison 2019 très compliquée, SKC a rapidement rebondi en disputant une saison du tonnerre avant de se faire éliminer par Minnesota lors des demi-finales de la conférence Ouest en playoffs. Le capitaine à bord n’est nul autre que Peter Vermes. En poste depuis 2009, l’entraineur hongro-américain repousse les limites d’année en année. 
À l’orée de cette nouvelle saison, Peter Vermes a voulu renforcer son effectif en ramenant des joueurs de qualité comme à son habitude. C’est ainsi que les Français Remi Walter et Nicolas Isimat-Mirin ont rejoint l’équipe du Missouri. Milieu relayeur passé par Nancy, Nice et récemment Malatyaspor en Turquie, Walter (25 ans) devrait dynamiser le milieu de terrain en lieu et place de Felipe Gutierrez, retourné au Chili. Isimat-Mirin aura pour rôle de s’imposer en tant que général de la défense aux côtés d’Andreu Fontas ou de Roberto Puncec. Au rayon des départs, celui de Matt Besler symbolise la fin d’une ère. En effet, l’international américain natif de Kansas City portera les couleurs d’une autre équipe pour la première fois de sa longue carrière, après plus de 12 ans au SKC. Sinon, les départs de plusieurs joueurs de banc ou de rotation comme Winston Reid, Wan Kuzain, Erik Hurtado ou du deuxième gardien Richard Sanchez ne sont pas de grosses pertes puisque plusieurs joueurs présents dans l’effectif peuvent facilement remplir leurs rôles.
Dans les buts, Tim Melia est le premier nom sur le onze de départ de Vermes. À 34 ans, l’international américain est encore un des meilleurs gardiens de la ligue. En charnière centrale et comme mentionné plus tôt, Isimat-Mirin et Fontas devraient avoir une longueur d’avance avec l’éternel latéral droit Graham Zusi et le Portugais Luis Dias en tant que latéral gauche. Au milieu de terrain, Walter devra bosser à l’entrainement afin de passer devant les tauliers Ilie Sanchez et Roger Espinoza ainsi que devant la pépite Gianluca Busio. Sur les ailes, l’Écossais Johnny Russell, l’Américain Khiry Shelton et le Hongrois Daniel Salloi devraient se partager le temps de jeu avec Gadi Kinda et Felipe Hernandez. Enfin en pointe, ce n’est nul autre que l’international mexicain Alan Pulido qui se chargera de marquer des buts. Après un début de saison décevant en 2020, il s’est bien repris en fin d’année et se doit de garder la même forme afin de propulser son club au rang de prétendant à la Coupe MLS.          
Sur papier, cette équipe a fière allure et devrait être capable de se battre pour les trois premières places à l’Ouest. Si la troupe de Vermes parvient à éviter les grosses blessures et qu’Isimat-Mirin et Pulido performent au sommet de leur art, SKC deviendra un sérieux candidat au titre.

La prédiction d’Antoine: 4-7

La prédiction de Hady: 1-3

Pour aller plus loin :

L’Europe à l’assaut des pépites de la MLS

Le Sporting Kansas City; un modèle à suivre

Vancouver Whitecaps

Lucas Cavallini (Photo via Whitecaps FC)

Entraîneur (Nationalité) : Marc Dos Santos (Canada)

Stade (Capacité) : BC Place (21 000 en configuration soccer)

Année d’entrée dans la ligue : 2011

La seule franchise de l’Ouest canadien a du mal à briller depuis qu’elle a rejoint la MLS en 2011, n’ayant atteint le stade des demi-finales de conférence que deux fois en dix ans. Pourtant, lorsque le club décide de nommer le Canadien Marc Dos Santos à la tête de l’équipe, il engage un entraineur habitué à remporter des titres partout où il est passé. Après une saison calamiteuse en 2019, la saison 2020 a vu du mieux pour les Whitecaps qui ont raté les playoffs de peu. Capables de produire du beau jeu mais aussi capables de s’auto-détruire, les Caps ont tout de même montré une belle progression par rapport à l’année précédente. Cependant, un gros déséquilibre subsiste au sein de l’effectif qui avait trop peu de profondeur et trop peu de valeurs sûres afin de se surpasser.
Pour remédier à cette situation à l’aube de la saison 2021, Vancouver s’est une nouvelle fois démené lors de la saison morte en acquérant le latéral droit du Sporting Lisbonne Bruno Gaspar, le milieu relayeur brésilien Caio Alexandre et l’ailier droit colombien Deiber Caicedo. De plus, les Caps ont acquis de manière permanente le défenseur central serbe Ranko Veselinovic, ne perdant au passage qu’un seul joueur titulaire de la version 2020, le Français David Milinkovic qui n’avait pas vraiment impressionné non plus. Toujours dans le sens des départs, quelques pièces de rotation ont quitté le navire comme Freddy Montero et Jasser Khmiri mais aucun départ notable n’est à mentionner.
Dos Santos pourra de nouveau compter sur Maxime Crepeau dans les buts, de retour après une vilaine blessure contractée en début de saison dernière, alors que le jeune espoir Thomas Hasal sera là en cas de besoin. En défense centrale, la paire Veselinovic et Erik Godoy devrait avoir la plus grande part de minutes avec Derek Cornelius et Gianfranco Facchineri en doublures. Sur les côtés, Gaspar sera à droite et l’Irakien Ali Adnan devrait occuper le côté gauche. Au milieu de terrain, aux postes de milieu défensif et milieu relayeur, l’entraineur canadien aura l’embarras du choix entre les deux pépites canadiennes Michael Baldisimo et Patrick Metcalfe, les valeurs sûres Janio Bikel et Leonard Owusu et le nouveau venu Alexandre. Enfin sur les ailes, le jeune vétéran de 28 ans Russell Teibert, habituellement milieu relayeur, devrait montrer sa versatilité en jouant sur l’aile gauche. Il sera en concurrence avec Cristian Dajome et Deiber Caicedo, et peut-être même Theo Bair qui pourrait donner un coup de main à ce poste. En pointe, nul autre que Lucas « Tank » Cavallini qui, malgré une saison 2020 décevante, a toutes les qualités nécessaires pour s’imposer comme l’un des meilleurs attaquants de la ligue. En doublure, le vétéran Tossaint Ricketts ne sera pas de trop afin d’encadrer cette équipe de jeunes loups. Du côté de la “Rain City”, les emplettes ne sont pas encore terminées puisque l’entraineur s’attend encore à un renfort de poids avant le 1er juin, date limite des transferts, au fameux poste de numéro 10.
Ça passe ou ça casse pour Marc Dos Santos en 2021. L’entraineur canadien ne semble plus avoir droit à l’erreur et une qualification aux playoffs cette année est le minimum syndical pour une équipe de Vancouver qui semble avoir tout ce qu’il faut pour y arriver.      

La prédiction d’Antoine: 11-13

La prédiction de Hady: 4-7

Pour aller plus loin :

Vancouver Whitecaps, le Déclic en 2020 ?

Culture Soccer

Culture soccer est un podcast dédié au soccer, sa culture et son développement aux États Unis et au Canada. Émission audio du site culturesoccer.com, elle couvre toutes les divisions Nord Américaine, de la MLS aux divisions inférieures en passant par la CanPL, ainsi que les sélections américaines et canadiennes.

4 thoughts on “[Guide] MLS 2021

  1. Bel article, très complet, cependant beaucoup d’erreurs de joueurs pour ce qui est de leur nom, de leurs anciens clubs, etc…

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