[JO 2021] Les Etats-Unis à la conquête d’un nouveau titre olympique.

Après le report des Jeux Olympiques de Tokyo à cause du COVID-19, c’est avec soulagement que les athlètes de 206 nations ont pu embarquer pour l’archipel Japonais.

Avec un an de retard, les 32èmes olympiades auront bien lieu. Elles seront certes à huis-clos mais Tokyo accueillera du 23 juillet au 8 août le plus grand rassemblement sportif quadriennal.

C’est donc sans leurs proches que l’USWNT, championne du monde en titre, partira à la conquête d’un cinquième titre olympique. Succéderont-elles aux Allemandes ? Seront-elles prêtes à affronter les plus grandes nations du soccer féminin ? Il ne fait aucun doute que l’équipe américaine, grande favorite de par son palmarès, aura à cœur de confirmer sa suprématie mondiale.

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L’effectif

VIa Twitter

Le 23 juin dernier, le sélectionneur de l’équipe nationale américaine Vlatko Andonovski a annoncé le nom des dix-huit joueuses sélectionnées pour participer aux prochains Jeux olympiques de Tokyo. Cette liste a été étendue par la suite à vingt-deux joueuses, ce qui a permis au staff américain d’intégrer les quatre remplaçantes à leur effectif final.

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Onze joueuses qui figuraient sur la liste des États-Unis pour les Jeux olympiques de 2016 au Brésil sont de retour, tandis que dix-sept joueuses qui étaient membres de l’équipe pour la Coupe du monde féminine de la FIFA en 2019 sont présentes aussi. C’est donc un effectif qui a l’habitude de jouer ensemble que nous retrouverons au Japon. La constance et les automatismes de cette équipe seront un atout considérable et feront de cette alchimie une force.

C’est sans surprise que nous retrouverons les grands noms qui forment cette équipe nationale depuis des années. Carli Lloyd, la doyenne de l’équipe qui a tout juste fêté ses 39 ans, a prouvé lors des matchs de préparation qu’elle mérite toujours sa place et qu’elle signera présente que ça soit en tant que titulaire ou de super-remplaçante. Kristie Mewis, la sœur aînée et coéquipière de Sam Mewis, qui a fait son grand retour avec l’équipe nationale fin 2019 enchaîne les sélections internationales et les bonnes performances. Celle que nous n’avions pas vu avec les « Stars and Stripes » depuis 2014 goûtera à une première grande compétition avec sa nation. Vivre cela auprès de sa sœur risque d’être riche en émotion lors du premier coup de sifflet. Alex Morgan, de retour après une grossesse, s’était donné l’objectif de revenir en forme avant les JO, mais tout cela avant la pandémie du COVID-19. L’annulation et le report de la compétition lui ont donné une année supplémentaire pour retrouver le haut niveau. Parmi les meilleures buteuses de la saison de la NWSL, la co-capitaine des Yankees espère renouveler l’exploit de 2012 à Londres.

Seule ombre au tableau, l’absence incompréhensible de la gardienne d’Orlando Pride Ashlyn Harris, qui réalise un début de saison extraordinaire avec son club (arrêt de 4 penalties, auteure d’une passe décisive, a remporté à plusieurs reprises le trophée du meilleur arrêt de la semaine). Présente dans les grandes compétitions internationales depuis 2015, sa non-sélection a fait couler beaucoup d’encre. En attendant, elle fera tout pour donner tort au sélectionneur en performant en NWSL.

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La compétition

La compétition de soccer féminin se déroulera du 21 juillet au 6 août à travers 6 villes (Tokyo, Saitama, Kashima, Rifu, Yokohama, Sapporo), elle débutera donc deux jours avant la cérémonie d’ouverture.

Douze équipes réparties en trois groupes (E, F, et G) de quatre se disputeront les points pour accéder à la plus haute marche du podium. Les équipes masculines étant les groupes A, B, C et D les groupes suivants ont été réservés aux féminines.

Nous retrouverons l’USWNT dans le troisième et dernier groupe (G).

Les deux premières équipes de chaque groupe se qualifieront directement pour les quarts de finale et respecteront le schéma suivant pour la suite de la compétition :

Via Wikipedia

Les adversaires

Via FIFA

 Le calendrier:

  • 21 juillet: USWNT vs. Suède, Tokyo Stadium (4:30 a.m. ET) (10:30 heure française)
  • 24 juillet: USWNT vs. Nouvelle-Zélande, Saitama Stadium (7:30 a.m. ET) (13:30 heure française)
  • 27 juillet: USWNT vs. Australie, Ibaraki Kashima Stadium (4 a.m. ET) (10:00 heure française)

Une compétition sans rencontre entre l’USWNT et la Suède n’est pas une vraie compétition. Habituées depuis des années à se retrouver dans le même groupe, cette édition n’a pas dérogé à la règle. L’équipe américaine fera sa grande entrée dans cette Olympiade face à leurs rivales de toujours ; les Suédoises. Éliminée par ces dernières en quart de finale lors des derniers Jeux olympiques à Rio, après une séance de tirs au but (4 à 3), Lotta Schelin et ses coéquipières avaient ruinés les espoirs de toute une nation. Celui de remporter une médaille d’or pour la quatrième fois consécutive. C’est après cette rencontre que la gardienne emblématique Hope Solo avait déclaré : « On a joué contre une bande de lâches. Je ne pense pas qu’elles vont aller loin dans le tournoi. Elles ont réussi d’une manière très lâche. Mais elles ont gagné. Elles continuent leur route et nous, on rentre à la maison ».  Cette déclaration lui a valu tout d’abord une exclusion temporaire puis définitive de l’équipe. Suite à cet épisode, elle n’a plus jamais trouvé le chemin de la compétition que ce soit au niveau national ou international.

Cinquième au rang mondial, médaille d’argent aux derniers Jeux Olympiques et médaillé de bronze lors de la dernière Coupe du Monde 2019, la Suède sera un adversaire de taille. Avec six matchs de préparation sans défaite dont un match contre les USA qui s’est terminé par un match nul, il serait logique de dire que les deux premières places vont se jouer entre ces deux nations. Mais nous ne sommes jamais à l’abri d’une surprise, tout peut arriver dans le football. La défense américaine va donc devoir se méfier des deux milieux de terrains Caroline Seger et Kosovare Asllani. Les deux meilleures buteuses de la sélection Suédoise cumulent à elles seules 67 réalisations et ne sont pas étrangères aux Américaines. Caroline Seger, la joueuse la plus capée avec ses 215 sélections, a foulé les pelouses françaises aux cotés d’Alex Morgan lors de son passage à l’Olympique Lyonnais Féminin mais également de Lindsey Horan lors de ses deux saisons au Paris Saint Germain Féminine. L’actuelle joueuse du Real Madrid, Kosovare Asllani qui a également évolué au Paris Saint Germain Féminine a pu côtoyer Lindsey Horan et Tobin Heath. Cette rivalité fera de ce match l’affrontement le plus attendu de ce groupe.

Historique entre les deux équipes : 4 matchs nuls, Suède 5 victoires, USA 5 victoires.

Elles feront ensuite face à la Nouvelle-Zélande. Les Ferns n’ont pas eu la chance de jouer beaucoup de matchs amicaux pour se préparer. Le pays se trouvant à l’autre bout du monde et ceci couplé à une pandémie responsable de restrictions de voyage aura mis à mal la préparation de l’équipe. Un unique match face à l’Angleterre qui s’est conclu par une défaite n’est en effet pas une préparation suffisante pour une compétition de cet acabit. Vingt-deuxième nation au classement mondial, éliminée lors des phases de groupe à chaque Coupe du Monde depuis 1991, Ali Riley et ses coéquipières  ne vont participer qu’à leur troisième olympiades. En 2016 à Rio, la Nouvelle-Zélande n’avait malheureusement pas réussi à passer la phase de groupe. Leur meilleur résultat remonte en 2012 à Londres où elles avaient réussi à se hisser jusqu’au quart de finale. Pour une nation comme les États-Unis, affronter une telle équipe ne devraient être qu’une formalité.

Historique entre les deux équipes : 1 match nul, Nouvelle-Zélande 0 victoire, USA 8 victoires.

Dernière équipe à se mesurer à Goliath; l’Australie. Les Matildas ne se sont pas rassurées lors des matchs de préparations. Quatre défaites lors de leurs cinq derniers matchs, le seul point positif à retenir est le match nul face à leur futur adversaire, la Suède. La dernière victoire face à l’USWNT remonte à juillet 2017 lors du Tournois des Nations.

Neuvièmes au classement mondial, éliminées lors des huitièmes de finale lors de la Coupe du Monde 2019, quart-de-finalistes lors des derniers JO à Rio, les futurs hôtes de la prochaine Coupe du Monde vont devoir se ressaisir pour espérer inquiéter les USA. Pour cela, elles pourront compter sur Sam Kerr l’attaquante vedette de cette équipe australienne. Meilleure buteuse du championnat anglais lors de la saison précédente avec 21 réalisations, meilleure buteuse de NWSL trois saisons consécutives (2017,2018,2019), Sam Kerr est inarrêtable. Actuellement seconde meilleure buteuse de la sélection, la joueuse des Blues de Chelsea, mettra à profit son réalisme pour aider l’Australie a remporter son premier tournoi majeur. Celle qui a loupé son penalty lors des huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2019 tient à se faire pardonner. Lors des différentes rencontres, il se peut qu’elle soit épaulée par une toute jeune joueuse. Mary Fowler, cadette de l’équipe, actuellement joueuse du Montpellier Herault Sport Club commence à prendre de l’ampleur. Elle a engrangé des minutes de jeux en participant à 22 rencontres dont 15 titulaire. Malgré sa jeunesse, Mary Fowler a été une attaquante indiscutable pour le MHSC. La jeune attaquante, déjà présente lors de la Coupe du Monde 2019 pourrait être une remplaçante de choix et un joker surprise.

Une autre Australienne qui commence à se faire un nom, Ellie Carpenter. Plus jeune joueuse de l’histoire de la NWSL quand elle a fait ses début avec les Portland Thorns en 2018, la défenseure a su s’imposer dans la défense de l’Oregon. À tout juste 21 ans elle poursuit sa carrière dans l’un des plus grand club européen, l’Olympique Lyonnais. Malgré une concurrence rude dans cette équipe Ellie Carpenter a su se faire une place en accumulant les titularisations.

La jeunesse Australienne sera donc à surveiller de près tout au long de ces Jeux Olympiques.

Historique entre les deux équipes : 1 match nul, Australie 2 victoires, USA 2 victoires.

Objectif

Il ne fait aucun doute que le seul et unique objectif de cette sélection américaine est la médaille d’or. Tout autre résultat serait un échec pour ces compétitrices en herbe, gagnantes des éditions 1996,2004,2008 et 2012. Après la déconvenue de 2016 à Rio, les filles de Vlatko Andonovski veulent remédier à ce faux pas et offrir à leur sélectionneur son premier titre mondial. Remporter une cinquième médaille d’or serait un tremplin à deux ans de la prochaine Coupe du Monde.

Le saviez-vous?:

– Carli Lloyd a le plus grand nombre d’apparitions olympiques dans le tournoi avec seize et le plus grand nombre de buts olympiques avec huit réalisations.

– Carli Lloyd a marqué le but gagnant dans le match pour la médaille d’or aux Jeux olympiques de 2008 et 2012

– 9 des 22 joueuses ont 100 sélections ou plus.

– L’âge moyen de l’USWNT au début de la compétition sera de 30,8 ans.

– Alex Morgan détient le record du but le plus tardif de l’histoire des Jeux olympiques, de la FIFA et des États-Unis, marquant après 122 minutes et 22 secondes contre le Canada pour marquer le but vainqueur en demi-finale des Jeux olympiques de 2012.

– 13 des 14 des joueuses qui ont participé à la finale de la Coupe du Monde 2019 ont été appelées pour les JO de Tokyo.

– 8 des 10 clubs de la NWSL sont représentés avec seulement le Kansas City et le Racing Louisville qui n’ont pas de joueuses engagées. C’est les Portland Thorns qui ont envoyés le plus de joueuses avec 4.

Elodie Touzet

Amoureuse du foot depuis toute petite, jouant dans la cour de récré avec les garçons, elle a joué en club seulement tard (de 16 à 18 ans et oui petit village oblige). Elle a découvert le haut niveau féminin en 2011 en tombant sur la coupe du monde et depuis elle n'a pas arrêté de suivre l'équipe de France puis celle des US après les JO de 2012. C'est à ce moment là qu'elle s'est intéressée à la D1 féminine et qu'elle est devenue supportrice du MHSC féminine (sa région d'origine). Grande fan d'Alex Morgan, joueuse qu'elle a découverte à ses début en 2011, elle continue depuis de suivre son parcours en équipe nationale. C'est seulement après son arrivée à Lyon en 2017 qu'elle a commencé à s'intéresser au championnat US. Et que son choix s'est portée tout naturellement sur son équipe, les Orlando Pride. Équipe dont elle est devenue totalement fan.

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