[Guide] NWSL 2022

2022 sonne la dixième saison de la National Women’s Soccer League. Ligue arrivée en 2013, au lendemain de la disparition de sa grande sœur, la Women’s Professional Soccer (WPS), elle aurait pu s’éteindre comme cette dernière. La dissolution des franchises comme les Boston Breakers, les Utah Royals ou la faillite du Sky Blue auraient pu mettre un terme à un des championnats les plus intéressant du monde. C’était sans compter sur l’ingéniosité des équipes marketing des différentes franchises qui ont permis de donner un coup de jeune à une ligue en perte de vitesse.

C’est donc un anniversaire avec une grande symbolique auquel nous assisterons. Dix ans de mariage entre une ligue et ses supporters qui fêteront leur noce d’étain.

Pour cette nouvelle saison la Californie accueillera deux nouvelles franchises dans un état qui a vu naître des joueuses emblématiques de l’USWNT et qui n’attendait que leur retour depuis une décennie. Avec l’arrivée du Angel FC et du San Diego Waves FC, la NWSL ne pouvait pas mieux rêver pour célébrer dix ans de championnat. Dix ans de rebondissements, de surprises, de joies, de tristesses, de coup dur et de combats qu’ils soient sur ou en hors des terrains.

Présentation des acteurs et du déroulement de la saison.

Déroulement de la saison

La Challenge Cup

Pour une troisième saison consécutive la NWSL relance sa Challenge Cup. Ce tournoi aura l’honneur de lancer la saison 2022 et se jouera en amont de la saison régulière du 18 mars au 7 mai.

La NWSL Challenge Cup 2022 mettra en vedette trois groupes régionaux de quatre équipes. La région de l’Est comprend le NJ/NY Gotham FC, le North Carolina Courage, l’Orlando Pride et le Washington Spirit. La région centrale sera composée des Chicago Red Stars, du Houston Dash, du Kansas City Current et du Racing Louisville FC. L’Angel City FC, l’OL Reign, les Portland Thorns et le San Diego Wave FC feront la région Ouest. Les groupes s’affronteront dans des matchs aller/retour avant la demi-finale et la finale qui clôturera la compétition le samedi 7 mai. La meilleure équipe de chaque groupe ainsi que le meilleur deuxième des trois groupes se qualifieront pour la demi-finale.

Les matchs seront diffusés sur la plateforme Twitch pour les internationaux et sur Paramount+ pour les Américains.

Saison Régulière

La saison régulière démarrera le 29 avril et se finira après la finale des playoffs, qui se jouera le weekend du 28 octobre prochain. Chaque franchise jouera un total de 22 matchs qui se disputeront en aller/retour. Les six premières équipes du classement seront qualifiées pour les playoffs, les deux premières seront directement qualifiées pour le second tour comme la saison précédente.

En ce qui concerne la diffusion, celle-ci devrait se faire comme l’année passée, sur la plateforme Twitch pour les supporters qui se trouvent en dehors des frontières américaines.

CÔTE OUEST

Angel City FC

Christen Press signe au Angel City FC (Photo via Yahoo Sport)

Entraîneur : Freya Coombe (Angleterre)

Stade : Banc of California Stadium (Los Angeles, Californie)

Capacité : 22.000

Annoncée en juillet 2020, la franchise de la Cité des Anges va enfin faire son entrée dans la compétition. Créée par des entrepreneurs de tout bord, le Angel City FC a pour but d’avoir un impact non pas seulement sur les terrains mais également en dehors.

Lire aussi : De Louisville à Los Angeles, une ligue en pleine expansion

Gagnée par l’euphorie après l’annonce de leur entraîneur Freya Coombe, débauchée au Gotham FC, la franchise a reçu une amende pour avoir dévoilé sa première recrue un peu trop tôt. En effet le club n’a pas attendu d’avoir signé de contrat pour annoncer l’attaquante Christen Press. L’internationale américaine, passée par Manchester United, avait mis en pause sa carrière juste après les Jeux Olympiques pour se concentrer sur son bien-être et revenir au meilleur de sa forme. Enfant du pays, la joueuse est très attendue et a été rejointe par une autre internationale, Julie Ertz, qu’elle a côtoyé en sélection et avec les Chicago Red Stars.

L’équipe partagera le stade avec l’équipe masculine de MLS le LAFC.

Lire aussi : Mode d’emploi, comment créer le Angel City FC

San Diego Wave FC

Alex Morgan (Photo via The San Diego Union Tribune)

Entraîneur : Casey Stoney (Angleterre)

Stade : Torero Stadium (San Diego, Californie)

Capacité : 6.000

La Californie accueillera non pas une mais deux nouvelles franchises. Si le plan initial était de s’implanter à Sacramento c’est finalement plus au sud, à San Diego, que le propriétaire Ron Burckle a fondé son club.

C’est Jill Ellis, l’ancienne sélectionneuse de l’USWNT qui a mené l’équipe nationale américaine sur le toit du monde deux fois consécutives (2015 et 2019), qui a été nommée présidente du club. Elle a nommé à son tour Casey Stoney, l’ancienne manageuse de Manchester United, comme entraîneur. L’ancienne internationale anglaise continuera donc sa carrière dans le pays de l’oncle Sam.

Le 9 novembre 2021, le club a dévoilé son nom ainsi que son logo et ses couleurs. Le San Diego Wave Fútbol Club est né. La franchise a décrit le blason, enfermé dans un bouclier, comme « un symbole de force, pour la ville et l’équipe, derrière lesquels se tenir fièrement ». Les éléments du logo comprennent également une vague bleue et un coucher de soleil destinés à célébrer « la beauté, le divertissement et la culture dynamique de la ville et de ses habitants ». Les couleurs et l’écusson ont donc été inspirés par la beauté de San Diego, sa culture et la puissance de l’océan Pacifique. Le Wave Fútbol Club sera la toute première franchise NWSL à utiliser la traduction espagnole, Fútbol, dans son nom. Il est censé refléter et relier à la fois le paysage et les liens culturels hispaniques entre le club et sa ville.

Pour son recrutement, le Wave FC a tapé fort. Sa première recrue n’est autre que l’internationale américaine Alex Morgan. Après six saisons passées en Floride, l’attaquante a fait le choix de retrouver sa Californie natale. Elle a été suivie par d’autres joueuses aussi talentueuses comme Abby Dahlkemper, Emily Van Egmond, Jodie Taylor ou encore l’internationale suédoise Sofia Jackobsson, passée dans le championnat français au Montpellier Hérault Sport Club. Avec ce recrutement de qualité cette nouvelle expansion a l’objectif, telle une vague, de tout balayer sur son passage.

L’équipe évoluera au Torero Stadium sur le campus de l’université de San Diego (USD) pour leur saison inaugurale puis jouera au Snapdragon Stadium sur le campus de l’université d’état de San Diego (SDSU), une fois la construction du stade terminée.

Portland Thorns

(Photo via timbers.com)

Entraineur : Rhian Wilkinson (Canada)

Stade : Providence Park (Portland, Oregon)

Capacité : 25.218

Palmarès : Championnat: 2016, 2021. Playoff: 2013, 2017. Fall Series: 2020. Challenge Cup: 2021

Après une saison 2020 en demi-teinte les Thorns de Portland ont réalisé une saison 2021 de grande qualité. Leur victoire en Challenge Cup a lancé une saison au statistiques impressionnantes. Christine Sinclair et ses coéquipières ont réalisé le plus grand nombre de tirs de la saison (354) et de tirs cadrés (152). Quatre ans après leur victoire en championnat les Thorns ont réussi l’exploit de détrôner le North Carolina Courage, qui dominait la ligue depuis 2017 et se sont offertes la première place du podium.

Pour cette nouvelle saison c’est Rhian Wilkinson, ancienne internationale canadienne, qui a pris le relais de Mark Parsons à la tête des Thorns. Ce dernier étant devenu le sélectionneur de l’équipe néerlandaise féminine.

Si elles n’ont pas réussi le triplé en échouant lors des playoffs, les filles de Rhian Wilkinson vont tout faire pour remédier à cela dès cette saison. Une nouvelle fois favorites, les Thorns vont tout faire pour rester à la hauteur de leur réputation et de faire trembler leurs adversaires. Mais cette saison cela sera sans leur milieu de terrain star, Lindsey Horan. L’internationale américaine nous a fait la surprise de retrouver le championnat français qu’elle avait quitté en 2016 après avoir passé quatre saisons au Paris Saint Germain. Cette fois-ci c’est du côté de Lyon qu’Horan a posé ses valises. Comme ses compatriotes Morgan Brian, Alex Morgan ou Megan Rapinoe, la joueuse est venue relever le défi de repartir, entre autres, avec le trophée tant convoité de la Women’s Champions League. Engagée avec le club rhodanien jusqu’en 2023, elle aura un peu plus d’une saison pour agrandir sa cabine à trophée.

OL Reign FC

(Photo via Sounder at heart)

Entraîneur : Laura Harvey (Angleterre)

Stade : Lumen Field (Seattle, Washington)

Capacité : 68.740 (mais 10.000 pour le Reign extensible à la demande)

Palmarès :  Championnat: 2014, 2015.

Dauphine la saison précédente, l’OL Reign a réalisé une remontada au classement de manière impressionnante. Dans le bas du tableau pendant plusieurs mois, le Reign a su faire face aux difficultés et l’arrivée de Laura Harvey à la tête de l’équipe, après la démission de Farid Benstiti, a su donner à ses joueuses la confiance qui leur avait fait défaut en début de saison. L’internationale française Eugénie Le Sommer a retrouvé le chemin des filets et a fini la saison en beauté, avec huit réalisations et trois passes décisives. La franchise a d’ailleurs fini sur la plus haute marche du podium au nombre de buts marqués (37) et de passes décisives (23).

Après le départ des trois lyonnaises, Eugénie Le Sommer, Dzsenifer Marozsán et Sarah Bouhaddi, le Reign réussira-t-il à garder cet équilibre et à continuer sur cette même dynamique ?

Pour cette nouvelle saison, le Reign recevra ses adversaires au Lumen Field à Seattle, l’antre des Sounders en MLS, où les filles de Laura Harvey avaient battu les Portland Thorns 2 à 1 l’été dernier devant 27,248 spectateurs, battant un record d’affluence en NWSL.

CÔTE EST

Kansas City Current

(Photo via Girls Soccer Network)

Entraîneur : Matt Potter (États-Unis)

Stade : Children’s Mercy Park  (Kansas City, Kansas)

Capacité : 18,467

Dernier au classement la saison passée, le Current n’a pas réussi à trouver l’alchimie nécessaire pour se sortir de la zone rouge. Avec seulement trois victoires, la franchise du Kansas n’a pas connu d’autre place que celle de dixième. Devant les buts, il n’y a pas eu plus de réussite. Avec seulement quinze réalisations le Kansas City Current est la franchise à avoir marquée le moins de but et est la deuxième équipe à en avoir encaissée le plus (36).

C’est d’ailleurs dans l’optique de remédier à cela que le club a commencé à travailler son recrutement. Dès août 2021, la franchise a annoncé l’arrivée de l’internationale américaine Adrianna Franch en provenance de Portland. En novembre 2021 puis janvier 2022, le Current a annoncé l’arrivée de deux grosses pointures. Celle de la milieu de terrain Sam Mewis, qui a été rejointe par l’attaquante Lynn Williams. Des deux joueuses passées par le North Carolina Courage, Lynn Williams est un atout majeur pour cette franchise qui a manqué de réalisme. Plusieurs fois classée juste derrière Sam Kerr dans le tableau des meilleures buteuses, l’internationale américaine aura pour mission de faire trembler les filets adverses.

Le 30 octobre 2021, la franchise a enfin dévoilé son nom et son logo définitif. Le Kansas City se nommera désormais le Kansas City Current. Le logo circulaire initial a laissé place à un blason vertical. Les deux étoiles sont toujours présentes et symbolise les deux états où se trouve la ville, le Kansas et le Missouri. Les couleurs de l’écusson et de l’équipe sont une évolution des couleurs de la saison inaugurale avec le bleu sarcelle et le rouge Heartland. Comme expliqué par le club, «Le bleu sarcelle est un favori des fans depuis le premier jour, il signifie l’optimisme, l’espoir et l’inclusion, et le rouge représente l’emplacement de l’équipe au cœur du pays. Le bleu tempête est un bleu profond intense, c’est une couleur fondatrice qui symbolise la force, la détermination et la puissance.» Les trois lignes qui traversent le blason représentent le pouvoir des trois composantes de l’équipe : pour les athlètes, les fans et les femmes. L’ondulation de ces lignes évoque le débit d’une rivière et le fleuve Missouri qui traverse la ville et sépare partiellement les côtés Missouri et Kansas de la ville.

Photo via logo-marque.com

Racing Louisville FC

(Photo via Just Women Sports)

Entraîneur : Lars Kim Björkegren  (Suède)

Stade : Lynn Family Stadium (Louisville, Kentucky)

Capacité : 11.700 (possibilité de 15.304)

Nouvelle franchise lancée l’an passé, le Racing Louisville n’a pas fait la meilleure des entrées en NWSL. Avant dernière au classement, Nadia Nadim et ses coéquipières ont encaissé un record de 40 buts l’an passé. Le seul point positif de la saison revient à leur gardienne Michelle Betos, qui a fini à la deuxième place au classement du nombre d’arrêts avec 96 parades.

Après avoir passé le championnat dans le bas du tableau, le nouvel entraîneur Lars Kim Björkegren aura besoin de faire grandir cette équipe. Dernièrement dans des championnats peu connus tel que la Chine (Beijing BG Phoenix) ou Chypre (Apollon Ladies FC), il a remporté le championnat chypriote l’an passé avec ces dernières sans perdre un seul match. Passé par la Suède en 2017 il a remporté le championnat avec le Linköpings FC et a mené son équipe jusqu’au quart de finale de la Women’s Champions League. La franchise du Kentucky a donc mis la main sur un entraîneur de qualité. À lui de trouver ce qu’il a manqué à cette équipe pour être plus dangereuse.

Houston Dash

(Photo via Just Women Sport)

Entraineur : James Clarkson (Angleterre)

Stade : PNC Stadium  (Houston, Texas)

Capacité : 22.039 (capacité réduite à 7.000 pour le Dash)

Palmarès : Challenge Cup: 2020

Septième la saison passée à un point de la sixième place qualificative pour les playoffs, le Dash de Houston était très proche de se qualifier pour cette compétition à élimination directe pour la première fois de son histoire.

Pour cette nouvelle saison la franchise texane pourra compter sur son attaquante Rachel Daly. Sur le podium des meilleures buteuses avec neuf réalisations, l’internationale anglaise tentera d’améliorer son classement et de voler de la troisième place à la première pour emmener son équipe le plus haut possible.

Un point sur lequel le Dash va devoir travailler est les fautes. Cette franchise a commis beaucoup de fautes la saison passée et a d’ailleurs reçu le plus grand nombre de cartons jaune (43).

Chicago Red Stars

(Phoot via CBS Sports)

Entraîneur : Chris Petrucelli (États-Unis)

Stade : SeatGeek Stadium  (Bridgeview, Illinois)

Capacité : 20.000

Du côté de l’Illinois les Chicago Red Stars ont réalisé une belle saison 2021. Quatrième au classement c’est leur sixième saison consécutive dans le top 4. C’est la deuxième fois de leur histoire que les Red Stars atteignent la finale des playoffs et elles se sont inclinées lors des prolongations face au Washington Spirit. Habituées au haut du classement, les coéquipières de Mal Pugh tenteront de conjurer le sort qui les empêche de remporter ce trophée tant convoité.

Après dix ans à la tête des Red Stars, Rory Dame a été démis de ses fonctions suite à des dénonciations d’anciennes et d’actuelles joueuses de l’équipe concernant des abus, de l’harcèlement et l’utilisation inappropriée de son pouvoir en tant qu’entraîneur pour manipuler les joueuses. C’est donc Chris Petrucelli qui reprendra le rôle d’entraîneur pour cette saison 2022. Après dix années à la tête de l’équipe des Mustangs de l’Université Methodiste du Sud (Texas) il goûtera au niveau professionnel avec la NWSL.

Washington Spirit

(Photo via BlackandRedUnited)

Entraineur : Kris Ward (États-Unis)

Stade: Segra Field (Leesburg, Virginia)

Capacité : 5.000

Palmarès : Playoff: 2021

Du côté de la capitale, le Spirit a réalisé une très belle performance. Troisième au classement l’an passé, cela faisait trois saisons que le Spirit n’avait pas accédé aux playoffs. Pour sa première finale depuis 2016, le Spirit a remporté son premier trophée de l’histoire du club en s’imposant face aux Chicago Red Stars.

À la performance collective s’est ajoutée la performance individuelle. L’attaquante Ashley Hatch a été couronnée meilleure buteuse du championnat avec onze réalisations et sa coéquipière Trinity Rodman meilleure passeuse, avec sept passes décisives. Le Spirit sera donc très attendu lors de cette nouvelle saison.

La franchise de la capitale a réalisé un record lors de la off-season en ayant dans leur rang la joueuse la mieux payée de l’histoire de la NWSL. Trinity Rodman, qui avait déjà battu un record en étant la plus jeune joueuse draftée à l’âge de 18 ans, a signé un contrat de 1,1 millions de dollars pour quatre saisons. À 19 ans, la jeune attaquante a également été élue meilleure rookie de l’année et a même connue sa première sélection avec l’équipe nationale américaine. Ce n’est que le début pour cette jeune joueuse talentueuse.

North Carolina Courage

(Photo via NC Courage)

Entraineur : Sean Nahas(États-Unis)

Stade : WakeMed Soccer Park (Cary, Caroline du Nord)

Capacité : 10.000

Palmarès : Championnat: 2017,2018, 2019 Playoff: 2018, 2019

Il a été très surprenant de voir le Courage, habitué du podium, finir à la sixième place. Qualifié de justesse pour les playoffs, leur parcours aura été de courte durée. Éliminé dès le premier tour par les futures gagnantes, le Courage a réalisé sa plus mauvaise saison depuis 2015.

Le résultat s’expliquerait par les déboires qui ont touché le club avec le licenciement de l’entraîneur Paul Riley suite à des accusations d’harcèlements sexuels.

Voire aussi : La NWSL au cœur du scandale

Les coéquipières de Jordryn Listro tenteront de faire en sorte que cette saison ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Si la franchise de Caroline du Nord n’a pas montré son niveau habituel, Casey Murphy s’est illustrée en réalisant le plus grand nombre d’arrêts avec 109 parades. Sean Nahas entraîneur adjoint depuis 2017 aux cotés de Riley a été nommé entraîneur en chef après son intérim.

Orlando Pride

(Photo via The Mane Land)

Entraîneur : Amanda Cromwell (États-Unis)

Stade : Exploria Stadium (Orlando, Floride)

Capacité : 25.500

Après un début de saison des plus tonitruant, la franchise floridienne avait réussi l’exploit de rester dans le haut de tableau pendant plusieurs mois. Les supporters ont enfin cru qu’avec la présence de de joueuses de l’acabit de Marta, il était logique de voir ce club à une telle position. Mais le soufflé est retombé et le Pride a plongé dans ses travers. Huitième au terme d’une saison très disputée, l’arrivée de Becky Burleigh (ancienne entraîneur de l’équipe de football féminin de l’Université de Floride) après le départ de Mark Skinner n’aura pas réussi à inverser la situation. Et pourtant. Du mieux s’est fait ressentir dans l’effectif, une cohésion est née mais cela n’a pas été suffisant. Malgré ces points positifs, la coach par intérim qui était sortie de sa retraite ne prolongera pas avec le club.

Suite à ce départ, une autre ancienne coach universitaire a été nommée à la tête du Pride. Amanda Cromwell, entraîneur réputée de l’université de Los Angeles (UCLA), tentera de repartir sur des bases solides. Après le départ des cadres comme Alex Morgan, Ali Krieger et Ashlyn Harris, la tâche ne sera pas des plus facile. C’est pourquoi elle a créé la surprise en s’entourant de Michelle Akers, une ancienne internationale américaine, double championne du monde et ancienne coéquipière.

Pour la petite anecdote Michelle Akers a joué pour l’université centrale de Floride à Orlando, cette même équipe qu’Amanda Cromwell a coaché une dizaine d’année plus tard. Un retour aux sources pour ces deux championnes. À elles deux d’instaurer une confiance entre les supporters et le club après des années sans résultats.

NJ/NY Gotham FC

(Photo via Just Women Sport)

Entraîneur : Scott Parkinson  (Angleterre)

Stade : Red Bull Arena (Harrison, New Jersey)

Capacité : 25.000

Après une qualification pour les playoffs arrachée lors d’un sprint final, le Gotham FC avait à cœur de remporter un trophée avant le départ à la retraite de sa capitaine emblématique Carli Lloyd. Une compétition à élimination directe que la franchise du New Jersey n’avait plus disputée depuis 2013. Malheureusement 2021 n’aura pas été l’année de la victoire. Éliminé dès le premier tour, les espoirs du club de finir sur un trophée ont été coupés court.

L’issue de la saison a sonné le départ de l’internationale américaine Carli Lloyd mais également celui de la Française Gaëtane Thiney qui était en prêt jusqu’à la fin de la saison. La joueuse du Paris FC est retournée en D1 Arkema après un passage en NWSL plutôt positif (13 matchs dont 8 titulaires et 2 buts).

À ces départs s’est ajouté celui de l’entraîneur Freya Coombe. À la tête de l’équipe depuis 2019 elle a quitté le new jersey pour la chaleur de la Californie et entraînera la toute nouvelle franchise de Los Angeles, le Angel FC. Elle a été remplacée par Scott Parkinson qui connaît bien la ligue, ayant dirigé les Utah Royals et les Chicago Red Stars. À lui d’emmener plus haut cette franchise qui a su renaître de ses cendres tel un phœnix.

Elodie Touzet

Amoureuse du foot depuis toute petite, jouant dans la cour de récré avec les garçons, elle a joué en club seulement tard (de 16 à 18 ans et oui petit village oblige). Elle a découvert le haut niveau féminin en 2011 en tombant sur la coupe du monde et depuis elle n'a pas arrêté de suivre l'équipe de France puis celle des US après les JO de 2012. C'est à ce moment là qu'elle s'est intéressée à la D1 féminine et qu'elle est devenue supportrice du MHSC féminine (sa région d'origine). Grande fan d'Alex Morgan, joueuse qu'elle a découverte à ses début en 2011, elle continue depuis de suivre son parcours en équipe nationale. C'est seulement après son arrivée à Lyon en 2017 qu'elle a commencé à s'intéresser au championnat US. Et que son choix s'est portée tout naturellement sur son équipe, les Orlando Pride. Équipe dont elle est devenue totalement fan.

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